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24. nov., 2017

Les services du Fonds monétaire international (FMI) ont rendu public, hier, leur rapport pour les consultations de 2017 au titre de l’article IV avec la République de Madagascar. Le rapport fait état de perspectives encourageantes mais relève toutefois quelques enjeux dus à plusieurs chocs.

«Les services du FMI apprécient à leur juste valeur la stratégie des autorités et leur détermination à rompre le cycle de faible croissance en relevant les dépenses d’investissement et en accélérant les réformes structurelles», ont-ils déclaré a priori dans leur évaluation.

Le fonds estime en effet que les résultats économiques de Madagascar se sont récemment redressés et les perspectives à moyen terme sont encourageantes. «La croissance du PIB s’est accélérée en 2016 et la consolidation de la balance des paiements a permis à la Banque centrale de renforcer la résilience en relevant sensiblement ses réserves de change, qui ont atteint 1,12 milliard de dollars (3,9 mois de couverture des importations) à la fin de 2016. La mise en œuvre énergique du programme financé par la Facilité élargie de crédit (FEC) a fortement contribué à ces résultats et la poursuite de son application sera essentielle à leur maintien», peut-on lire dans ce rapport.

A rappeler que le 28 juin dernier, le Conseil d’administration du FMI a déclaré avoir mené à terme la première revue de l’accord au titre de la FEC et augmenté le niveau d’accès. Il a en outre approuvé un décaissement de 86 millions de dollars et achevé les consultations de 2017 au titre de l’article IV avec Madagascar.

 Les enjeux

 Les services du FMI se montrent toutefois prudents en annonçant que «Les perspectives immédiates pour 2017 présentent toutefois quelques enjeux dus à plusieurs chocs».

Ils estiment à 225 millions de dollars l’incidence des catastrophes naturelles (cyclone et sécheresse) sur le compte courant. «Les autorités vont devoir consacrer au moins 50 millions de dollars supplémentaires à l’aide d’urgence et aux travaux de reconstruction, et un surcroît de 60 millions de dollars aux transferts à la Jirama en 2017. A cela s’ajoute le lancement du partenariat stratégique d’Air Madagascar qui appellera une recapitalisation ponctuelle coûteuse», peut-on noter dans le rapport.

Ainsi pour le FMI, «Etant donné les besoins prioritaires de dépenses, une plus grande marge budgétaire est nécessaire cette année pour continuer de progresser dans la réalisation des objectifs de développement». Les services du FMI proposent que les prochaines consultations au titre de l’article IV aient lieu suivant un cycle de 24 mois, conformément à la décision sur les cycles de consultations au titre de cet article.

Les Nouvelles

Le 07/09/17

Arh.

23. nov., 2017

Le taux de croissance de cette année est estimé à 4,1% et devra atteindre 5,1% en 2018. En parallèle, l’inflation affiche une baisse progressive, selon le rapport présenté hier, par la Mission du FMI.

 Des défis sont à relever pour le renforcement de la mobilisation des recettes et l’amélioration de la qualité des dépenses publiques. C’est ce que la Mission du FMI (Fonds Monétaire International) a indiqué, suite à la deuxième évaluation de l’exécution du Programme économique appuyé par la FEC (Facilité Elargie de Crédit). Cette évaluation concerne le premier semestre 2017. Selon la déclaration faite par le chef de la Mission, Marshall Mills, les résultats de l’exécution du Programme économique sont satisfaisants. « La situation économique de Madagascar a continué à évoluer positivement en 2017, avec le maintien de la stabilité macroéconomique, en dépit des chocs. Bien que le taux de croissance du pays soit un des plus élevés en Afrique subsaharienne, il est en deçà des attentes, notamment en raison des effets du cyclone et de la sécheresse sur les secteurs agricoles et la production hydroélectrique. La croissance devrait s’accélérer à 5,1 % en 2018, portée par la hausse de l’investissement public et un rebond dans le secteur agricole. L’inflation, qui a connu une légère accélération au premier semestre de cette année en raison des chocs climatiques, devrait redescendre aux alentours de 8% d’ici à la fin de l’année et poursuivre sa baisse progressive en 2018. Les autorités ont réalisé d’importants progrès dans le cadre du programme appuyé par la FEC. A ce jour, tous les critères de réalisation quantitatifs fixés pour fin juin ont été respectés », a-t-il annoncé.

Indicateurs. Selon la ministre des Finances et du Budget, Vonintsalama Andriambololona, les recettes fiscales et douanières réalisées dépassent toujours les objectifs fixées dans le Programme. Néanmoins, des dépenses imprévues, notamment des dépenses salariales, ont conduit à la prise de mesures budgétaires supplémentaires. Du côté du secteur monétaire, le gouverneur de la Banque Centrale (BFM), Alain Rasolofondraibe, présent à la déclaration du FMI, a affirmé que les réserves en devise se sont également améliorées considérablement, grâce à la hausse importante du prix de la vanille, lors de la dernière récolte. « Cela a également conduit à l’appréciation de l’Ariary, surtout par rapport au dollar américain. Une telle évolution peut être favorable à l’économie, mais pourrait également pénaliser les exportateurs », a-t-il noté. Par ailleurs, le FMI a également affirmé que mis à part le maintien de la stabilité et de la croissance économique, les réformes mises en œuvre ont également porté leurs fruits. Parmi les plus récents figurent les projets de loi relatifs à la coopération internationale et au recouvrement des avoirs. Un projet de loi contre la lutte contre le blanchiment d’argent est également en cours d’élaboration. En résumé, les conditions sont remplies pour que Madagascar obtienne le prochain décaissement de la FEC, prévu en décembre, pour un montant de 30 millions DTS, soit environ 45 millions USD. Ce décaissement assurera la confiance des autres partenaires techniques et financiers, envers la Grande-île.

Midi Madagascar

Le 22/09/17

Antsa R.

 
13. nov., 2017

Les missionnaires du FMI encouragent les autorités malgaches. Les cadres législatifs et juridiques de lutte contre la corruption restent à améliorer.

Loin du compte. Des efforts sont à redoubler concernant la gouvernance. Bien que globalement satisfaits des performances de Madagascar dans le programme de réformes économiques, appuyé par la Facilité élargie de crédit(FEC), les missionnaires des services du Fonds monétaire international (FMI) rappellent les retards accumulés par la Grande île en matière de gouvernance. Il s’agit notamment des cadres législatifs et juridiques, stipulés dans la stratégie nationale de lutte contre la corruption.

Lors d’une rencontre avec la presse, Marshall Mills, chef de mission des services du FMI pour Madagascar a dressé le point de la situation. Sur les quatre lois prévues dans la stratégie nationale de lutte contre la corruption (SNLCC) 2015-2025, seule la loi anti-corruption a été adoptée en 2016. « Ces dispositifs législatifs forment un tout pour lutter efficacement contre la corruption à Madagascar », soutient Boto Tsara Dia Lamina, directeur général du Service de renseignement financier à Madagascar (SAMIFIN).

Dans la situation actuelle, les projets de loi sur le recouvrement des avoirs, ainsi que celui relatif à la coopération internationale ont été déposés au Parlement.
« Effectivement, nous avons eu connaissance de ces deux projets de loi, lors de la première session de l’Assemblée nationale. Comme il s’agit de textes d’une portée importante, nous voulons accorder le temps nécessaire pour les examiner », affirme le député Jean Adrien Vanovason, questeur chargé des relations publiques et de la législation à l’Assemblée nationale.

Dispositions 


Dans le cadre de la première revue de la FEC, une remarque a été formulée par les services du FMI sur la régression des indicateurs de gouvernance à Mada­gascar. Pour inverser cette tendance, les autorités malgaches ont érigé la stratégie de lutte anti-corruption adoptée en 2015, en mettant dans un premier temps le cadre juridique en conformité avec les normes internationales. Il s’agit de la nouvelle loi anti-blanchiment de capitaux, la loi anti-corruption, la loi relative à la coopération internationale et celle régissant le recouvrement des avoirs.
Figurant dans la matrice des conditionnalités des bailleurs de fonds, la mission du FMI porte une attention particulière à la lutte contre la corruption. Ainsi, pour clore son intervention sur l’appréciation de l’évolution des « repères structurels » concernant la gouvernance, les services du FMI, à travers Marshall Mills « ont encouragé les autorités » à renforcer progressivement le dispositif de déclaration de patrimoine, et à adopter les trois autres lois inscrites dans la SNLCC.

L'Express de Madagascar

Le 23/09/17

Andry Rialintsalama

30. janv., 2015

Vous pouvez cliquer sur le lien ci-dessous pour visualiser l'article sur la Jirama et Air Madagascar créent hémorragies pour Trésor

 

la Jirama et Air Madagascar créent hémorragies pour Trésor