Le Forum NxSE 2017 à la réunion

La seconde édition de NxSE  « Forum International de la Transformation Numérique – Océan Indien et Afrique » se tiendra en octobre sur l’île de La Réunion.

Après le succès de sa première édition, NxSE est désormais le rendez-vous incontournable des entreprises françaises et européennes avec leurs homologues de l’océan Indien et de l’Afrique francophone et anglophone.

D’envergure internationale et unique en son genre, ce rendez-vous annuel réunit les acteurs du digital de toute la zone Afrique en un seul et même lieu, l’île de La Réunion, territoire de la French Tech dans le domaine de la e-santé. L’objectif est le développement de l’économie réunionnaise en faisant connaître le savoir-faire des acteurs du numérique de La Réunion, en favorisant la coopération régionale et internationale et en créant des opportunités d’affaires Sud-Sud et Nord-Sud. Suite à la première édition du forum, les organisateurs peuvent se féliciter d’avoir déjà vu trois entreprises s’implanter sur le territoire réunionnais.
Créé à l’initiative de Digital Reunion, et soutenu par de nombreux partenaires institutionnels (Union Européenne, État, Préfecture de la Réunion, Dieccte la Réunion, Conseil Régional, CINOR, CIREST, Mairie de Saint-Denis, Mairie de Saint-André.) et privés, NxSE 2017 prendra place à Saint-Denis de La Réunion et proposera un programme riche en opportunités d’affaires et conférences de veille stratégique .

Innovation

-Quatre cent entrepreneurs et décideurs du numérique, de l’innovation et du commerce international  dont soixante entreprises étrangères et soixante dix intervenants locaux et internationaux venant de dix pays d’Afrique (Sénégal, Côte d’ivoire, Ghana, Éthiopie, Tanzanie, Kenya, Ouganda, Afrique du Sud, Mozam­bique, Tunisie) ;
-Vingt conférences thématiques animées par des intervenants de référence dans les domaines clés de la Transformation Numérique: Marchés et défis de la Santé Numérique, Industrie du futur, Villes et bâtiments de demain, Touriste connecté-voyage au coeur de la Data, Agriculture connectée-la 3ème révolution agricole ;
-Trois side Events : Barcamp Industrie du Futur, Hackathon Santé Numérique, Best Idea Pitch
-Une zone d’exposition pour trente entreprises et partenaires ;
-Des speed-dating et rendez-vous B to B.
Le forum pour la seconde année consécutive est également le cadre privilégié du rendez-vous annuel des French Tech Africaines.

L'Express de Madagascar

Le 02/09/17

© AFP

Vers une mise en place progressive dans le système éducatif

L’éducation numérique entre dans le cadre de la mise en œuvre du Plan sectoriel de l’Education. Le directeur des Technologies de l’Information et de la Communication (DTIC) auprès du ministère de l’Education nationale a accepté de nous livrer quelques explications.

Midi Madagasikara : Pourquoi cet engouement pour l’introduction du numérique dans l’éducation nationale ? Est-ce une priorité ?

DTIC: Face à l’évolution du numérique et l’interdépendance entre les NTIC et l’enseignement, l’introduction de l’éducation numérique au niveau des établissements publics figure parmi les solutions apportées par le MEN afin d’améliorer la qualité de l’enseignement. En effet, l’introduction des produits des NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication) favorise le partage de connaissance de l’enseignant aux élèves. L’exemple de l’utilisation du vidéoprojecteur durant les cours me paraît le plus simple. Le recours à cette technologie qui permet une certaine interactivité aide à se défaire de l’enseignement trop théorique et trop abstrait actuel. Adapter l’enseignement de façon à répondre aux besoins des élèves de la génération Z (hyper connectée) pourrait donc améliorer la situation de l’éducation dans le pays. L’introduction des  NTIC au niveau des établissements, surtout les lycées, est la meilleure des solutions.

M.M : Pourquoi se focaliser sur les lycées ?

DTIC : Le contexte actuel démontre que sur  près de 7 000 000 d’élèves (du niveau préscolaire au niveau Terminales) que comptent le système éducatif, seuls 370 000 enfants atteignent le niveau Terminales. Soit 5,38% de la totalité des élèves. Ceux-ci, les 5,38%, constituent ainsi l’avenir du pays, les futurs entrepreneurs et les futurs dirigeants (es) qui auront la lourde tâche de développer le pays. Il paraît dans ce cas légitime de se concentrer sur la question du « comment faire en sorte de leur donner les outils nécessaires et les plus modernes pour faire face au développement actuel, dont celui du numérique atteint une vitesse fulgurante ». Un exemple plus terre à terre est aussi celui d’équiper les futurs bacheliers des connaissances adéquates pour qu’ils puissent avoir les mêmes niveaux que ceux des autres pays. Il convient de rappeler que la maîtrise des  NTIC est primordiale pour la réussite aux études supérieures.

M.M : Existe-t-il des mesures d’accompagnement afin de renforcer les capacités des enseignants en matière de NTIC ?

DTIC : En effet, à l’ère du numérique, l’enseignant est appelé à se passer du rôle de soliste à celui d’accompagnateur aidant ses élèves à trouver, à organiser et à gérer les savoirs. L’enseignant n’est plus un transmetteur de savoir, mais un accompagnateur. L’hyper connectivité de la génération Z fait toutefois que les enseignants sont parfois dépassés par les évènements. Une situation embarrassante pour les enseignants concernés qui pourraient voir en la nouvelle technologie un adversaire et non un allié. Des formations pour le renforcement des capacités des enseignants sont prévues dans le cadre de la politique nationale de l’intégration des TIC (Politique TICE) dans le système éducatif.

M.M : Les perspectives du MEN en matière de NTIC ?

DTIC : Un projet d’implantation de salles numériques dans cent établissements publics de Madagascar est ce à quoi s’attelle le ministère actuellement. Financé par l’Agence Française de Développement, ce projet consiste à doter chacun de ces cent établissements de douze à quinze ordinateurs. Devant bénéficier à neuf régions, ce projet viendra également appuyer les efforts menés dans la mise en œuvre de l’éducation numérique. Il convient de rappeler que la moitié des lycées publics que compte le pays (400 en tout) dispose actuellement de bibliothèques numériques. Avec le projet de mise en place de cent nouvelles salles numériques, l’écart entre les districts dans l’accès à la NTIC s’en  retrouve grandement diminué.

Midi Madagascar

Le 09/08/17

Recueillis par José Belalahy

Processeur à 18 cœurs : Le nouveau i9-X Séries d’Intel

New-Tech – Processeur à 18 cœurs : Le nouveau i9-X Séries d’Intel lancé officiellement en septembre

Un pas de plus pour le développement numérique. Intel vient de dévoiler l’intégralité de sa nouvelle gamme X-Séries. Parmi les nouveautés du constructeur se trouve son plus puissant processeur, à 18 cœurs 36 threads : le fameux i9-7980 XE.

Mauvaise nouvelle pour AMD, qui va lancer ses nouveaux processeurs Ryzen Threadripper, dont le plus puissant dispose de 18 cœurs… Mais, bonne nouvelle pour les joueurs de jeux vidéo et pour les professionnels. Intel a annoncé l’existence son nouveau type de processeur à 18 cœurs 36 threads, dans sa gamme X-Séries. Et ce constructeur ne s’est pas limité à dévoiler les caractéristiques de ses nouveautés. Il a également présenté les prix et les dates de sortie de ses nouveaux processeurs, dans un communiqué de presse publié le lundi 7 août dernier. Dans la nouvelle gamme d’Intel, comme toujours, il y en a pour tous les prix. Le moins cher des nouveaux processeurs présentés par le constructeur est le i5-7640X cadencé à 4 Ghz et capable de monter à 4,2 Ghz. Il s’agit d’un « 4 cœurs » 4 threads avec 6 Mo de mémoire L3 et il ne coûte que 242 USD. Intel dévoile également trois nouveaux i7, dont le prix est compris entre 340 et 600 USD. Malgré ces nouveautés intéressantes, les yeux seront tous tournés vers les nouveaux processeurs i9 X-Series. Il y en a cinq, mais un risque tout particulièrement d’attirer toutes les convoitises : le nouveau i9-7890XE. Selon les propos de la marque elle-même, il s’agirait du plus puissant processeur proposé par Intel.

Puissance. L’i9-7980XE, un monstre à près de 2.000 USD. C’est ainsi que ses promoteurs qualifient ce nouveau processeur hyperpuissant. En effet, il vient marcher directement sur les plates-bandes du plus puissant des Ryzen Threadrippers et va intéresser les joueurs tout comme les professionnels. « Le i9-7980XE est cadencé de base à 2,6 Ghz, mais peut monter à 4,4 Ghz avec la technologie boost 2.0 et même à 4,4 Ghz avec la technologie boost 3.0 disponible uniquement sur la gamme des i9 », indique le communiqué d’Intel. Avec 18 coeurs et 36 threads, le nouveau processeur propose 24,75 Mo de mémoire cache L3 et consomme 165 Watts par heure. Son prix risque toutefois de refroidir quelques ardeurs : Intel le proposerait à 1.999 dollars, soit près de 6 millions d’Ariary. D’après les informations, le i9-7920X à 12 cœurs 24 threads sera disponible dès le 28 août 2017, tandis que les processeurs ayant entre 14 et 18 cœurs seront officiellement lancés le 25 septembre 2017.

Recueillis par Antsa R.

Budget pour la construction d’un bâtiment high tech

L’objectif étant d’augmenter la valeur ajoutée des substances minières en promouvant l’exportation des produits transformés tout en assurant leur traçabilité. Cela servira également de porte d’entrée aux investisseurs miniers à Madagascar.

Dans le cadre de la promotion du secteur minier au niveau national et international, le Bureau du Cadastre Minier de Madagascar (BCMM) en étroite collaboration avec le ministère auprès de la Présidence en charge des Mines et du Pétrole, mettra en place le Mining Business Center à Mamory Ivato. « Il s’agit d’une plateforme d’interactions entre les opérateurs et toutes les parties prenantes de ce secteur. C’est en même temps un catalyseur de développement permettant de simplifier les démarches administratives au même titre qu’un guichet unique », a expliqué Ratsimbazafy David, le Directeur général du BCMM lors d’une conférence de presse hier à l’hôtel Carlton.

Financement propre. « Construit sur une surface bâtie de 6 600 m², ce Mining Business Center constitue un bâtiment high-tech connecté en fibre optique et autonome énergétiquement grâce aux installations hybrides solaire et thermique. Et les travaux de construction ont coûté la bagatelle de 20 milliards d’Ariary, issus d’un financement propre de notre établissement public », a-t-il poursuivi. En fait, cette plateforme comprend un hall spacieux et élégamment décoré servant à organiser divers événements tels que les foires et les expositions. On y trouve également un amphithéâtre de 1 000 places qui convient parfaitement pour les conférences, les assemblées générales, les événements d’entreprises, ou bien les spectacles. Et à part les quatre salons VIP qui y sont installés, une galerie commerciale composée de 32 box à vocation de promotion a été mise en place sans oublier un restaurant. Mais ce n’est pas tout ! Il y aura une bibliothèque et une cartothèque dédiées au secteur minier, un espace dédié aux institutions bancaires et les bureaux de change ainsi qu’un musée sur les industries extractives à Madagascar.

1 tonne 400 kg d’or déclarés. Par ailleurs, le ministre auprès de la Présidence en charge des Mines et du Pétrole, Zafilahy Ying Vah a soulevé que le secteur minier constitue un levier de développement de la nation, mais sa part de contribution au PIB reste encore faible même si cela a augmenté de 2,12% à 4,12%. En effet, « les produits miniers exportés qui sont déclarés officiellement sont minimes, et ce, en raison des trafics illicites. Une stratégie d’assainissement est déjà menée afin d’assurer la meilleure gestion des ressources minérales. Des résultats encourageants ont été déjà enregistrés au niveau du secteur aurifère. En effet, si la quantité d’or destinée à l’exportation n’a jamais atteint les 100 kg depuis l’Indépendance de Madagascar, les statistiques en 2016 ont affiché que 586 kg d’or exportés ont été déclarés. Et nous avons atteint la première tonne d’or d’exportation déclarée officiellement le premier semestre de cette année. Plus précisément, une déclaration d’une tonne et 400 kg d’or ont été exportée. En outre, la mise en place de ce Mining Business Center contribue à assurer la traçabilité des pierres précieuses et industrielles ainsi que des métaux précieux et industriels depuis les sites d’exploitation, en passant par le lieu de transformation jusqu’à leur exportation », a enchaîné le ministre de tutelle.

Retombées positivesD’autant plus, il y aura un lieu sécurisé comprenant entre autres des équipements high-tech, des détecteurs de métaux, des accès magnétiques et des contrôles de caméra de surveillance, pour assurer les transactions minières. « L’objectif étant d’augmenter la valeur ajoutée des substances minières en promouvant notamment l’exportation des produits transformés. Et des retombées économiques positives pour les communautés et les communes concernées par l’exploitation minière seront tirées. Nous faisons ainsi appel aux opérateurs économiques intéressés à l’opérationnalisation de ce Mining Business Center qui est prévu le début de septembre prochain », a conclu le directeur général de BCMM.

Midi Madagascar

Le 09/08/17

Navalona R.