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18. janv., 2018

« Tovonay » reflète la situation sociale actuelle de l’exode rurale. Michèle Rakotoson, a apporté quelques modifications afin qu’il soit plus accessible. 

Tovonay est l’histoire d’un enfant du Sud de Madagascar, victime de l’exode rural, une fiction basée sur la triste réalité que vit un nombre non négligeable de jeunes. Son auteure, Michèle Rakotoson, dénonce dans sa narration, au style dépouillé à l’excès, sans surprise rhétorique, la vie misérable des démunis attirés par les grandes villes, et l’indifférence des classes dirigeantes. Sorti en 2008 des éditions Sépia, Tovonay est le résultat de toute une réflexion de son auteure sur la situation sociale des Malgaches en général, et des enfants en particulier.
« Je raconte ce que je vois, j’analyse. Et petit à petit, j’invite les lecteurs à analyser à leur tour, et de prendre du recul. L’écriture se manifeste en moi comme mon dernier engagement, mon dernier  militantisme. Les  lycées  français  ont intégré  ce  livre  dans leur  programme d’enseignement. Mais je voulais le rendre abordable à mes compatriotes, alors j’ai apporté quelques touches dans la forme et un peu dans le fond. Tout simplement, parce que la situation n’est plus la même que celle de 2008. Par rapport aux autres œuvres similaires, le prix de ce roman  est  compétitif. Mais  le  pouvoir d’achat des Malgaches les empêche d’acquérir cet ouvrage. Et j’ai opté pour un format moins cher mais qui procure un confort minimum de lecture », explique Michèle Rakotoson.

Exilée

L’ancienne version de Tovonay est déjà disponible en version papier et aussi en ligne. La nouvelle version sortira très prochainement.
L’auteure Michèle Rakotoson, elle-même, a déjà connu l’amertume de vivre loin des siens, d’être dans un pays ou  une région totalement  indifférente  de  son existence pendant presque trente ans. « Dans une telle  situation où tu n’as pas le droit de rentrer chez toi, tu deviens teigneux ou tu te casses la gueule. C’est éprouvant à endurer. Et pour les enfants, ça laisse des séquelles dans leur personnalité. De retour au pays depuis une dizaine d’année, je vis à la campagne. Et je constate à  vue d’œil la ruée  des gens  vers  la  capitale, qui autrefois, a  été  la  belle Tana ; et maintenant, elle est devenue un grand village à cause de l’exode rural », poursuit la sociologue et journaliste Michèle Rakotoson. Comme tout bon  roman, Tovonay se  termine sur  une lueur d’espoir.

L'Express de Madagascar

Le 10/01/18

Ricky Ramanan

24. août, 2017

Le journalisme d’investigation est un métier risqué dans son mode opératoire. Pourtant, il joue un rôle important dans la construction ou le renforcement de la paix. Pourquoi ? Grâce aux réalités qu’il dévoile, il permet d’interpeller efficacement et les gouvernés et les gouverneurs par le biais de plaidoyers pertinents, destinés à instaurer la sécurité et un meilleur « vivre-ensemble ».

Pour la promotion et le renforcement de capacités en journalisme d’investigation des journalistes nationaux, 24 confrères ont bénéficié durant deux mois de la formation théorique et pratique en investigation aux fins de la paix. Formation organisée par l’UNESCO- avec l’appui du Ministère de tutelle et du Fonds des Nations unies pour la Construction de la Paix- à l’issue de laquelle une attestation leur a été remise hier. La formation a été initiée officiellement en mi-avril à l’hôtel Colbert ; dans le cadre du projet « Institutions démocratiques intègres, représentatives et crédibles ». Se sont ensuite enchaînés les modules théoriques avec trois experts nationaux, les pratiques sur terrain dans chaque zone de travail des journalistes, entrecoupés de travaux d’encadrement. Travaux à l’issue desquels, ils ont produit des articles en malgache officiel, dont 11 ont été publiés dans le premier magazine malgache d’investigation « Trandraka, investigative media ».

« Trandraka ». Le journalisme d’investigation existe à Madagascar, même s’il est peu pratiqué en raison de lacunes relatives à la formation et surtout à cause des risques du métier ; car : « Les investigateurs ne sont pas assez, voire pas du tout ‘’ couverts à Madagascar’’ » ; selon un journaliste d’investigation ayant requis l’anonymat.  Autant de raisons pour lesquelles cette pratique journalistique devrait être promue à Madagascar, avec le renforcement de capacités conséquent, surtout dans le contexte socio-politique actuel où le mode de gouvernance impacte sur le bien-être de la population, tendant à être de plus en plus passive. Le lancement officiel du magazine « Trandraka » rédigé en malgache entre dans cette optique, de se rapprocher du peuple, se mettre à son niveau pour l’inciter à une plus grande participation citoyenne.

Midi Madagascar

Le 22/07/17

Luz R.R

6. mars, 2015

Midi Madagascar, 04/02/15