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12. oct., 2017

Le comédien Jean Rochefort, l'un des acteurs les plus populaires du cinéma français, est décédé à Paris dans la nuit de dimanche à lundi à 87 ans. L'acteur avait été hospitalisé en août dernier.

Une grande figure du cinéma populaire français s’est éteinte. Le comédien Jean Rochefort est décédé dans la nuit du dimanche 8 au lundi 9 octobre, à 87 ans, a annoncé lundi sa fille Clémence. L'acteur, qui avait été hospitalisé en août dernier, est mort dans un hôpital parisien.

Immédiatement reconnaissable à sa voix chaude et ses belles moustaches, Jean Rochefort faisait partie de la "bande du Conservatoire" avec Jean-Pierre Marielle ou Philippe Noiret. Né en 1930, il a commencé sa carrière au théâtre à l'âge de 23 ans et n'a plus jamais arrêté de jouer. L'acteur a décliné "le bonheur de jouer" au fil de 150 films et téléfilms et plusieurs dizaines de pièces de théâtre.

"Il sait tout jouer", disaient de lui ses amis. On l'a vu en libertin cynique dans "Que la fête commence" de Bertrand Tavernier,en flegmatique valet anglais ("Les tribulations d'un chinois en Chine" de Philippe de Broca) comme en père de famille adultérin ("Un Éléphant ça trompe énormément" d'Yves Robert) ou en poignant animateur radio solitaire dans "Tandem" de Patrice Leconte.

La mort ? "Je la sens venir"

Très apprécié du public comme de la grande famille du cinéma, Jean Rochefort a reçu trois Césars, pour ses rôles dans "Que la fête commence" de Bertrand Tavernier en 1976, "Le Crabe-Tambour" de Pierre Schoendoerffer en 1978, et un César d'honneur en 1999.

S'il avait du mal ces dernières années à déplier son "squelette plein d'arthrose", comme il le disait lui-même, Jean Rochefort n'a jamais quitté le métier. En orfèvre de l'autodérision, il plaisantait il y a peu encore sur sa retraite maintes fois repoussée, flétrissant les rôles de"pépé" qu'on lui proposait. Sa dernière apparition au cinéma  remonte à 2015 avec le film "Floride" de Philippe Le Guay, adapté d'une pièce de théâtre de Florian Zeller, "Le Père". Il y a incarnait un octogénaire souffrant de la maladie d'Alzheimer.

Un tournage marquant qui l’a poussé à s’exprimer plusieurs fois sur la mort et la vieillesse ces dernières années. Durant l’été 2015, il avait confié au JDD : "Je la sens venir. Et il y a des moments où je suis content qu'elle arrive", avait ainsi déclaré l'acteur. "Le corps le demande, et la tête parfois aussi", avait-il poursuivi. "Mais on n'a pas envie de faire du chagrin aux autres", confiait celui qui avait pleuré ses amis, partis les uns après les autres ces dernières années.

Après Annie Girardot, Philippe Noiret, Claude Rich, Bruno Crémer, il quitte à son tour la joyeuse "bande du Conservatoire" dont Jean-Paul Belmondo, Jean-Pierre Marielle et Pierre Vernier sont les derniers représentants. Il n'aura pu leur épargner, à ces amis de toujours comme à tous ceux qui l'aimaient, ce chagrin. 

Midi Madagascar

Le 11/10/17

4. août, 2017

L’histoire des Rencontres du Film Court ou RFC ne cesse d’évoluer depuis sa création, il y a exactement douze ans.. L’ouverture panafricaine avec la présence de hautes personnalités du monde du cinéma venues des quatre coins du  globe a  marqué l’édition 2017 de RFC. Projections, ateliers et conférences ont animé les douze jours du festival à Antananarivo.


Pour la première fois dans l’histoire des RFC,  le prix du public a été annoncé dans une autre ville que la capitale. Après la cérémonie de clôture des Rencontres du Film Court ou RFC à Antananarivo, il resta le Zébu d’or national prix du public à attribuer, à partir du vote du public. Les films ont été diffusés durant le Festival Rencontres du Film Court dans la programmation « Compétition Officielle », dans les Alliances Françaises ainsi que sur la chaîne de la télévision nationale pendant une semaine. Six réalisateurs étaient en lice pour cette compétition nationale. Pour les documentaires, il y a Fifaliana Nantenaina de  «Fako io»,  Herméné Gilde Razafitsihadinoina de «Jeux d’enfants» et Julie Anne Melville de «Quatre ans après». Dans la catégorie fiction, nous avons Joanne Rakotoarisoa de «Louves» et Oswald Rajaoarison de «Toy ny vorona» et le reportage de Dina Valisoa Ratsisetraina «Jeu, garde espoir».


Déjà lors de la diffusion, le public a pu voter pour son film favori à la fin de la séance. Les abonnés Telma ont pu voter jusqu’à la fin du mois de mai en envoyant leur vote par SMS. Le dépouillement s’est fait à Toliara le 3 juin à l’occasion d’une soirée spéciale animée par Théo Rakotovao et Sa-Roy Acapella Trio au Vakok’Arts Trano à partir de 18heures. Le film documentaire «Jeux d’enfants» de Herméné Gilde Razafintsi-hadinoina a recueilli le maximum de votes. Le «Zébu d’or prix national du public » lui a été donc attribué devant un parterre de public venu nombreux pour assister à l’événement.


Herméné Gilde Razafintsihadinoina partira pour le Festival de Trouville en France grâce à l’appui des partenaires, notamment Air France. Cette cérémonie de remise de trophée a marqué le générique de la fin pour l’épisode 2017 de RFC.

L'Express de Madagascar

Le 09/06/17

Ricky Ramanan

3. août, 2017

Détentrice de deux Césars d'honneur et d'un Oscar d'honneur, l'actrice née en 1928 est décédée ce lundi.

Une semaine et demie après Claude Rich, c'est un nouveau très grand nom du cinéma français qui disparaît. Née le 23 janvier 1928 à Paris, la comédienne, chanteuse et réalisatrice Jeanne Moreau est décédée ce lundi 31 juillet à l'âge de 89 ans, confirme son agent.

Jeanne Moreau avait tourné avec les plus grands réalisateurs français comme François Truffaut, Louis Malle ou encore André Téchiné. Après ses débuts en 1949 dans "Dernier Amour", l'actrice a endossé des rôles inoubliables comme Catherine dans "Jules et Jim" ou encore Jeanne dans "Les Amants".

Elle avait reçu en 1998 un Oscar d'honneur pour l'ensemble de sa longue carrière.

Chanteuse de talent, Jeanne Moreau avait notamment interprété "Le Tourbillon de la vie", issu de la bande-son du film "Jules et Jim". 

Ses rôles notables :

Marguerite de Valois dans "La Reine Margot", Jean Dréville (1954) Florence dans "Ascenseur pour l'échafaud", Louis Malle (1958) Jeanne dans "Les Amants", Louis Malle (1958) Merteuil dans "Les Liaisons dangereuses 1960", Roger Vadim (1959) Catherine dans "Jules et Jim", François Truffaut (1962) Célestine dans "Le Journal d'une femme de chambre", Luis Buñuel (1964) Julie dans "La mariée était en noir", François Truffaut (1968) Jeanne dans "Les Valseuses", Bertrand Blier (1974)

 

5. mai, 2017
Rencontre du film court – La compétition fiction panafricaine émeut le public

 

Film

 

Un moment à ne pas manquer pour les festivaliers des Rencontres du film-court (RFC), la découverte des films-courts fictions en compétition, reste un rendez-vous privilégié.

 

Voilà onze ans que le festival RFC s’est engagé à promouvoir le septième art, dans la Grande île. À travers onze éditions successives qui se sont enrichies au fil des ans, les RFC se sont aussi affirmées comme étant une plateforme de découvertes exceptionnelles pour les cinéastes de toute la zone océan Indien et du continent africain. Onze, c’est justement le nombre des réalisateurs en compétition pour la catégorie fiction panafricaine pour cette douzième édition des RFC, des cinéastes majoritairement représentatifs du continent africain dont deux Malgaches.


Si cette année, le festival a choisi comme thème « L’histoire, un devoir de mémoire », les films-courts en compétition dans cette catégorie ont principalement fait le choix de laisser la part belle aux émotions dans leur récit. La première partie de la liste des films-courts fiction qui concourent cette année, s’est ainsi découverte, hier soir. Deuxième soirée de la compétition officielle après la présentation des cinq films-courts dans la catégorie documentaire panafricaine, le rendez-vous d’hier soir pour les films-courts fiction, a surpris l’auditoire. La salle de projection de l’Institut français de Madagascar (IFM) a été, une fois de plus, copieusement garnie par les festivaliers et les cinéphiles de tous horizons.


« Une ode à l’histoire, à la narration et à la créativité des réalisateurs qui y participe, les RFC représentent les diverses identités culturelles de ces cinéastes, ainsi que leur fierté. Cela reste ainsi un grand honneur pour nous de les faire découvrir au public », souligne Laza, directeur des RFC. Sous la bienveillance des illustres invités de cette douzième édition des RFC ainsi que des nombreux cinéphiles présents dans la salle de spectacle de l’IFM, les six premiers films-courts en compétition ont emmené les spectateurs à une douce épopée à travers le continent africain.

 

Le jury emmené entre autres par le parrain du festival Raymond Rajaonarivelo est déjà à pied d’oeuvre pour déterminer
 les plus méritants du «Zébu d’Or».

Le jury emmené entre autres par le parrain du festival Raymond Rajaonarivelo est déjà à pied d’oeuvre
pour déterminer les plus méritants du «Zébu d’Or».

 

L’histoire en avant


Débordant de créativité dans la narration et techniquement plus aboutis, les six films-courts surprennent aussi bien qu’ils émeuvent. Comme à l’accoutumée, à chaque édition, les cinéastes en compétition, surclassent les précédents pour ce qui est de ces RFC. Le lancement de la compétition officielle pour la catégorie fiction panafricaine reste ainsi très prometteur de belles histoires.


Le film du sud-africain Alex Emanuel, « Le narrateur » relate l’histoire de ce père de famille, chauffeur de taxi ghanéen qui se plait à jouer avec l’imaginaire de ses enfants tout en les initiant aux contes populaires de son enfance. De même, « Dem Dem! » du Sénégal, réalisé par Pape Bouaname Lopy, Christophe Rolin et Marc Recchia raconte l’histoire du jeune pêcheur Matar, et de son épopée dans sa quête d’identité après qu’il ait trouvé un jour, un passeport belge sur la plage. « Je te promets… » de l’Algérien Mohamed Yargui illustre au public l’univers du jeune Allili et de l’amour fraternel intarissable qui le lie à sa sœur Baya. Entre courage, abnégation et altruisme ce film transcende. Le Togolais Bossou-Hunkali Akakpo Massinou présente « Jardin d’Akoua », une histoire reflétant le quotidien d’une vie de couple où l’infidélité se conjugue à une quête de compréhension entre les personnages. « L’MHJOUB » du marocain Laanouina Omar quant à lui embarque les spectateurs dans le monde de l’innocence et de l’enfance du jeune Amine, tout en affichant sa relation avec ses jouets. « Les murs » du Camerounais Eudes Narcisse Wandji Ngassa racontent un amour paternel entre Richard et Martin Meka qui se retrouvent et font face ensemble à l’injustice. Rendez-vous est donné ce soir pour découvrir les cinq autres films-courts en compétition de la catégorie fiction panafricaine.

 

Andry Patrick Rakotondrazaka

L'Express de Madagascar

27 avril 2017