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27. mai, 2020

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20. mai, 2020

Note sur les besoins des entreprises françaises à Madagascar.

1.     Typologie des entreprises

Il y a de nombreuses entreprises détenues par des capitaux d’origine française à Madagascar.  Il faut distinguer les petites entreprises, de type TPE, notamment dans le secteur tourisme, et celles d’une taille supérieure à 20 personnes, pouvant aller jusqu’à plus de 6 000 employés.

1  Les « grandes entreprisesfrançaises à Madagascar

1.1     La situation

 Ces dernières sont souvent des entreprises exportatrices sur le marché français : production textile, les plus gros employeurs avec des dizaines de milliers d’emplois (30 000 ?), les sociétés de services (Call center, production de logiciels, externalisation comptable, etc.) qui emploient aussi probablement plus de 15 000 personnes, et diverses sociétés faisant partie du tissu économique local, certaines pouvant aussi être exportatrices (bijoux, artisanat, etc.)

Il est clair que la crise a touché la grande majorité de ces entreprises avec une baisse significative d’activité, résultant directement de celles de leurs marchés en France et en Europe.

Bon nombre d’entre elles ont du déjà prendre des mesures de réduction de personnel en mettant en place des départs négociés et surtout du chômage technique dont la durée est limitée à six mois.

La baisse de l’activité, et pour certaines les impayés, le coût des départs négociés immédiat et à terme celui des éventuels licenciements au retour du chômage technique dans quelques mois a déjà impacté les trésoreries et va l’impacter encore bien plus dans les mois qui viennent.

1.2     Besoins de financement

Les entreprises qui ont des trésoreries abondantes (rare) ou le soutien de groupes solides, pourront probablement passer la période difficile sans se mettre en difficulté grave.

Mais la majeure partie aura besoin de financement du cycle d’exploitation pour assurer leur survie, prises entre les baisses de recettes et les coûts liés à la durée de l’ajustement des coûts à la baisse.  

Il faut ajouter aussi les entreprises endettées qui devront rééchelonner leurs dettes pour faire face à leurs échéances.

1.3     Financement possible

La meilleure solution est bien sur l’utilisation des possibilités de financement des banques locales, avec la mise en place de garanties allant jusqu’à 80% afin de les inciter à prêter, sans quoi, compte tenu de leur très faible goût pour le risque, elles ne feront rien.

Un point clé est le coût du crédit à Madagascar. Dans le contexte actuel, le coût sera supérieur à 20, voire 25%, ce qui est insupportable pour les entreprises.

Le dispositif doit donc inclure une bonification des taux pour les réduire à moins de 10%, si possible, voire plus.

Le meilleur relais pour la mise en place d’un fonds de garantie serait l’AFD/Proparco, mais aussi les sociétés locales de garantie (SOLIDIS, par exemple) afin de mieux répartir le coût de gestion entre les opérateurs en garantie.

2  Les « petites entreprises » à Madagascar

Ces entreprises sont nombreuses et contribuent majoritairement à la capacité d’accueil touristique du pays.  Leur disparition aurait un impact considérable sur cette capacité qui contribue pour beaucoup au PIB, à la balance devises et à l’emploi.

Il est primordial de trouver aussi des solutions pour ces entreprises.

Il y a aussi les autres entreprises, qui ne sont pas directement liées au secteur du tourisme, et participent à la vie économique du pays.

La définition des outils sera plus complexe, bien évidemment, le coût de gestion plus important, mais ce secteur est primordial pour l’économie du pays.

Deux types d’approche sont possibles :

2.1       Approche entreprise traditionnelle

Cette approche s’adresse aux entreprises de 10 à 100 personnes, essentiellement dans le secteur touristique

Il s’agira de concevoir les outils nécessaires à l’appréciation de la situation des entreprises au niveau des banques primaires, qui ensuite se refinanceront ou se garantiront auprès d’un fonds qui peut être géré par AFD/Proparco.

Cette approche sera obligatoirement lourde et couteuse en frais de gestion Elle a l’avantage de tenir compte autant que faire se peut de la réalité des entreprises.

2.2     Approche « sociale »

Elle s’adresse aux multiples micro-entreprises existant dans la plupart des grandes villes de Madagascar,  plus ou moins informelles.

Nous proposons la création d’un Conseil consulaire TPE chargé d’attribuer une subvention d’aide exceptionnelle aux TPE sur une démarche calquée sur les demandes de bourses scolaires. Les patrons des TPE feraient une demande d’aide financière en déposant un dossier. Le pays disposerait d’une enveloppe placée et gérée auprès de l’AFD. Le Conseil Consulaire TPE étudierait les demandes et validerait comme pour les bourses.

Cette idée s’appuie sur une réalité économique concernant une frange de la communauté française. Un grand nombre de Français tenant des petits commerces et boutiques avec très peu de personnels et un chiffre d’affaire très modeste représente une population économique fragile car très souvent dépourvue de trésorerie. La crise va certainement entrainer la disparition de nombre de ces petits commerçants.

 

Le 19 mai 2020

Jean Daniel Chaoui FdMM-ADFE

& Philippe Castellan UFE

 

13. mai, 2020

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8. mai, 2020

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5. mai, 2020

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