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9. févr., 2018

"Il a toujours dit qu'il partirait sans avoir tout dit et c'est aujourd'hui. Il nous laisse de merveilleux livres". C'est avec ces mots que l'éditrice Héloïse d'Ormesson a annoncé le décès de son père, l'écrivain Jean d'Ormesson, mort d'une crise cardiaque à son domicile de Neuilly (Hauts-de-Seine), dans la nuit du lundi 4 au mardi 5 décembre. Il avait 92 ans.

Le romancier est décédé d'une crise cardiaque à son domicile de Neuilly (Hauts-de-Seine), a précisé sa fille, l'éditrice Héloise d'Ormesson. "Il a toujours dit qu'il partirait sans avoir tout dit et c'est aujourd'hui. Il nous laisse de merveilleux livres", a-t-elle ajouté.

 Élu en 1973 à l'Académie française, éditorialiste et ancien directeur du Figaro (1974-1977), il est l'auteur d'une quarantaine d'ouvrages. Sa carrière littéraire avait explosé en 1971 avec La Gloire de l'Empire, récompensé par le Grand Prix de l'Académie française. En 2015, il avait reçu la récompense suprême de tout écrivain français, être édité dans la collection La Pléiade des éditions Gallimard.
 

Né à Paris le 16 juin 1925, fils d'ambassadeur, Jean d'Ormesson, normalien et agrégé de philosophie, entreprend une carrière de haut fonctionnaire. Après avoir été membre de délégations françaises à plusieurs conférences internationales (1946-48), il entre à l'Unesco, où il est secrétaire général (1950-1992), puis président du Conseil international de philosophie et des sciences humaines. Il appartient parallèlement à plusieurs cabinets ministériels de 1958 à 1965.

 Collaborateur dès 1949 de plusieurs journaux, Paris-Match, Ouest-France, Nice Matin, il est rédacteur en chef adjoint (1952-71) de la revue de philosophie Diogène, avant d'en devenir directeur général en 1976. Président du directoire de la société de gestion du Figaro et directeur de ce quotidien de 1974 à 1976, il est ensuite directeur général du Figaro jusqu'à sa démission en juin 1977.
 Jean d'Ormesson publie en 1956 son premier roman, l'Amour est un plaisir. Parmi ses grands succès littéraires, Au plaisir de Dieu (1974), sera adapté à la télévision. Suivront notamment Dieu, sa vie, son oeuvre (1981), Jean qui grogne et Jean qui rit (1984).
 
Avec " l'Histoire du Juif errant" (1991), "La Douane de mer" (1994) et "Presque rien sur presque tout" (1996), l'écrivain, qui a reçu le prix Chateaubriand (1994) pour l'ensemble de son oeuvre, donne son explication du monde, avec l'art qui lui est propre de dire des choses graves avec légèreté.
 
Ensuite, il publie notamment "Une autre histoire de la littérature française" en deux tomes (1997-1998), un nouveau roman ("Voyez comme on danse", 2001) et deux livres "testamentaires": "C'était bien" (2003). En 2005, paraît "une fête en larmes".

En 2013, dans Un jour je m'en irai sans vous avoir tout dit, il livrait sa foi en la littérature, la force des sentiments et le goût du bonheur.

Midi Madagascar

Le 06/12/17

8. déc., 2017

leJDD , Gaël Vaillant le 07/12/2017

Cortège funéraire sur les Champs-Elysées, cérémonie d'hommage à l'Eglise de la Madeleine, discours d'Emmanuel Macron... Après les hommages nombreux et unanimes ayant suivi l'annonce de la mort de Johnny Hallyday, l'heure était jeudi aux préparatifs d'une cérémonie d'adieu à la hauteur de celui que le chef de l'Etat a qualifié de "héros français".

Une cérémonie hors normes et quasi-unique dans l'histoire de la République française, si l'on excepte le cortège funéraire dont avait bénéficié Victor Hugo en 1885. Après les hommages nombreux et unanimes ayant suivi l'annonce de la mort de Johnny Hallyday, l'heure était jeudi aux préparatifs d'une cérémonie d'adieu à la hauteur de celui qu'Emmanuel Macron a qualifié de "héros français". Selon BFMTV et RTL, la préfecture de police de Paris organise un grand "hommage populaire". Les autorités ainsi que la famille du chanteur veulent mettre en place la procession d'un cortège funéraire partant à 11 heures du funérarium du Mont-Valérien (Hauts-de-Seine), avant de prendre la direction de l'Arc de Triomphe et des Champs-Élysées. A 12h, un hommage musical d'une heure sera alors rendu place de la Concorde avant une cérémonie religieuse, à 13 heures, en l'église de la Madeleine.

Probablement lors du passage du cercueil sur la place de la Concorde, Emmanuel Macron en personne prononcera un discours en présence d'un parterre de personnalités artistiques et politiques. En revanche, l'Elysée n'a pas encore décidé si un décret d'"hommage national" sera pris ou non. Jean d'Ormesson, lui, aura le droit vendredi à ce type d'hommage qui se déroulera dans la Cour des Invalides.

Un message sur la Tour Eiffel pendant 48 heures

© Reuters Cortège funéraire sur les Champs-Elysées, cérémonie d'hommage à l'Eglise de la Madeleine, discours d'Emmanuel Macron... Après les hommages nombreux et unanimes ayant suivi l'annonce de la…

Producteur du chanteur de 1982 à 2010, Jean-Claude Camus évoquait dès mercredi une descente des Champs-Élysées : "C'est le rêve de Laeticia (l'épouse de Johnny). C'est aussi le mien. Je pense qu'il a droit à ça et ça permettra au public de lui faire un dernier adieu." Le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement Christophe Castaner, a aussi reconnu sur Europe 1 qu'un cortège sur les Champs-Elysées était "une des hypothèses". "Mais laissons les services du président et surtout la famille décider ce qui est le mieux pour accompagner Johnny", a-t-il ajouté, soulignant le défi que cela poserait pour les forces de sécurité en raison du grand nombre de fans attendus pour saluer la mémoire de "l'idole des jeunes".

La maire de Paris, Anne Hidalgo, a annoncé sur Twitter que la ville lui rendra hommage en projetant le message "Merci Johnny" sur la Tour Eiffel de vendredi soir à dimanche soir, ainsi que sur la façade de la salle de spectacle de Bercy, où seront disposés des livres d'or :

 

1. août, 2017

Quand tu étais né, tu pleurais, mais tout le monde autour de toi riait. Vis ta vie de manière à ce qu’à ta mort tout le monde pleure et toi, tu souris ». Sa vie, Régis Gizavo l’a menée ainsi. De cet accordéoniste qui a porté très haut le flambeau malgache, ceux qui l’ont côtoyé et connu ont surtout gardé le souvenir, non du musicien, de « la star », mais de l’homme, généreux et humble qu’il était. Erick Manana, Christophe Maé, Monika Njava, D’Gary… tous pleurent le « frère » qu’ils représentaient pour eux. La presse internationale, les journalistes qui ont eu l’occasion de le côtoyer: France : TV5, rfi musique, Le Monde, Gala, Purepeople, Telestar, Voici Mundofonías… n’ont donc pas manqué de lui rendre hommage. Pour ses funérailles qui se tiendront demain 29 juillet à Andranomena Tuléar, bon nombre de ces mêmes  journalistes et artistes avec lesquels il a collaboré seront présents pour un dernier adieu à l’artiste.

Midi Madagascar

Le 28/07/17

Mahetsaka

31. juil., 2017

Ayant porté haut les couleurs de la Grande île sur la scène internationale, Regis Gizavo aura droit à des funérailles et à un deuil national pour son retour au pays.

« Il est un véritable héros national », ce sont les mots que le chef du gouvernement Olivier Mahafaly Solonandrasana a utilisé pour décrire cet artiste d’exception qu’est Regis Gizavo. En ode à la musique, au talent et à la créativité de ce grand maître de l’accordéon, il a été décrété, lors d’un conseil des ministres au courant de la semaine passée, que le 27 juillet, le jour de son inhumation, sera un jour de deuil national. Un événement inédit, Regis Gizavo est ainsi le premier artiste qui a droit, en hommage à sa mémoire, à un deuil national.

Ceci-étant, c’est ainsi tout à la hauteur de la carrière et de la carrure de ce musicien émérite, qu’était Regis Gizavo, que des obsèques honorables et d’envergure à son image lui seront réservées pour son retour au pays. « Depuis l’arrivée de sa dépouille mortelle, mercredi à 6h à Ivato, jusqu’à ses obsèques, Regis Gizavo aura droit à des funérailles nationales depuis la capitale, jusqu’à Toliara, sa ville natale », affirme le député Siteny Randrianasoloniaiko, proche de l’artiste.Regis Gizavo passera encore par la capitale. Un ultime hommage de la part de la scène culturelle nationale, voire internationale, lui sera rendu, le 26 juillet, au Palais des Sports et de la Culture Mahamasina.

Signe de respect

Là où les présentations de condoléances du grand public à la famille se tiendront également. De divers horizons, les artistes seront nombreux à répondre présent, tous ceux qui ont déjà collaboré avec Regis Gizavo et ceux qui l’ont côtoyé et admiré par sa musique.

Tous les artistes présents sur place, lors de la veillée funèbre, le soir, donneront un grand concert de deuil, emmené par le président du Syndicat des artistes, Paul Bert Rahasimanana dit Rossy, lui-même. « Des artistes d’envergure internationale sont également attendus. On espère qu’ils pourront tous aisément faire le déplacement pour les adieux à Regis Gizavo », rajoute Siteny Randrianasoloniaiko. Regis Gizavo quittera la ville des Mille dans la matinée du jeudi, jour de deuil national, pour rejoindre Toliara. Une veillée de deux jours est aussi prévue au Gymnase de Toliara, avant son inhumation. Un grand concert de deuil s’y tiendra également dès l’après-midi avec les artistes locaux. Regis Gizavo sera raccompagné à son ultime demeure le 29 juillet à Andranomena à Toliara, sous l’égide des autorités et du gouvernement malgache.

L'Express de Madagascar

Le 24/07/17

Andry Patrick Rakotondrazaka

23. févr., 2017

Elle a rejoint pour l’éternité son mari Georges Beranto. Ses obsèques auront lieu cet après-midi en présence du tout-Mahajanga.

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Les vieux mariés nonagénaires, Séraphine et Georges Beranto, en 2010, avec leur fille Rachelle.

Elle reflétait la vie et le rire. Séraphine Beranto s’est éteinte à l’âge de 98 ans, lundi à son domicile à Amborovy. Elle n’était ni malade ni alitée. Seulement, elle était partie pour ne plus jamais revenir afin de rejoindre son mari dans l’au-delà.
Séraphine était l’épouse de Georges Beranto, décédé en mai 2014 à l’âge de 95 ans, administrateur civil diplômé de l’Institut des Hautes Études d’Outre-Mer de France. Il était le premier sous-préfet malgache de Mahajanga, en 1958, puis directeur de cabinet du président de la République, Philibert Tsiranana, durant dix ans.
Séraphine Beranto était une femme pleine de vie. Sa longévité, elle la devait à son goût de vivre, à son humour ainsi qu’à sa simplicité. De fait, une interview d’elle était apparue dans l’Express de Madagascar, en 2010. Le décès de son époux, il y a plus de deux ans, l’a toutefois rendue fébrile et fragile.

Couple heureux
Le couple a fait presque le tour du monde. Et l’épouse Séraphine Beranto se souvenait de tout.
« Nous avions visité la Chine, La France, Taipei, Hong-Kong, les États-Unis, l’Italie, l’Australie, Manille aux Philippines, le Japon », énumérait-elle lors de cette interview du 9 juin 2010.
Le couple vivait heureux. Son mari affirmait: « Comment peut-on ne pas être heureux   Nous habitons juste en face de la mer (ndlr : leur villa est de plain-pied sur la mer), et la cour est entourée de fleurs ».
Ses deux fils ont suivi les traces de leur père. L’aîné Maurice Beranto est dans la politique tandis que son frère Alexandre Beranto a évolué au sein du Basket club de l’AC Sotema. Il a déjà occupé le poste de secrétaire d’État à la Jeunesse et aux sports. La famille Beranto compte cinq enfants dont trois frères habitant tous à Amborovy, actuellement.
L’inhumation de la grande dame aura lieu cet après-midi à Ambalamahogo, près de l’ancienne piste d’aviation d’Amborovy. C’est là que son mari est enterré, en 2014. Auparavant, une messe de requiem se tiendra à 13 h à l’Église catholique d’Amborovy.

L'Express de Madagascar

Le 06/01/17

Vero Andrianarisoa