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17. août, 2020

Si vous voulez visionner l' article intitulé : "Crime contre l' environnement : les mangroves ravagées sur une île entière"; cliquer ici

12. août, 2020

Si vous voulez visionner l'article intitulé : "Dégradation de l'environnement : Menabe Antimena disparaîtra dans trente ans"; cliquer ici

29. juin, 2020

Si vous voulez visionner l'article intitulé : " Feux de brousse et de Forêt : 52 521 points enregistrés depuis janvier" ; cliquer ici

12. mars, 2019

La situation est plus qu’inquiétante pour Madagascar qui enregistre, ces dernières années, ses plus grandes pertes en couverture forestière.

Rien qu’en 2017, d’après les constats de Globel Forest Watch, 510.000 hectares de forêts sont partis en fumée, suite aux activités de défrichement. Ce qui place la Grande île à une quatrième place peu enviable des pays où l’ampleur du phénomène de déforestation est la plus étendue. Parmi les dernières données disponibles auprès du ministère en charge de l’environnement, figure le taux de défrichement de près de 80%. Une véritable catastrophe pour le pays.

La question du défrichement a été abordée tout récemment par la Coalition Nationale de Plaidoyer Environnemental (CNPE) lors d’une rencontre à la Résidence d’Ankerana où le sujet a été au centre des débats, réunissant plusieurs acteurs du domaine de l’environnement – dont les ministères en charge de l’environnement et de l’agriculture – des représentants des organisations de la société civile ainsi que les communautés de base. Une occasion saisie par Emile Rakotoarison, vice-président de la fédération « Miaradia » regroupant des communautés qui gèrent les forêts autour de Moramanga, pour porter à la connaissance de tous, lors de cette rencontre, les bonnes pratiques en matière de lutte contre la déforestation dans cette localité de la région Alaotra Mangoro. En font partie les séances de sensibilisation et les patrouilles menées par les communautés, afin de freiner les défrichements. Faut-il rappeler que cette zone de la partie centre-Est de l’île est, par ailleurs, connue pour les exploitations forestières et la fabrication de charbon de bois, ravitaillant une bonne partie des consommateurs de la capitale.

 Législation. L’autre frein à la lutte contre la déforestation se trouverait au niveau de la législation. Abordée lors du débat, la question fait état de l’existence des lois déjà en vigueur, dont l’application connaît de sérieuses lacunes. Une défaillance qui laisse souvent impunis les auteurs des actes de défrichement, quand bien même les structures de contrôle déjà en place, parviennent à en appréhender quelques-uns. S’y ajoute le phénomène de corruption qui ne facilite pas l’application des réglementations et des sanctions, en cas d’infraction. Par ailleurs, la mise en œuvre de la nouvelle politique forestière malgache, adoptée en 2017, tarde à se concrétiser. Un ensemble d’éléments contribuant à l’accélération de la déforestation, phénomène galopant auquel il faut mettre enfin un cran d’arrêt. La CNPE, pour sa part, encourage la conduite d’une action nationale en faveur de la réduction des défrichements, permettant par ricochet de ralentir la déforestation, en particulier dans les aires protégées.

Midi Madagascar

Le 29/01/19

Hanitra R.

12. déc., 2018

A Madagascar, la forêt disparait et les espèces endémiques avec elle. La revue Biological Conservation, via un communiqué de presse publié par la Cirad le 17 mai 2018 dernier, a fait savoir que « 44% des forêts naturelles ont disparu depuis ces 60 dernières années ». Une déforestation manifeste qui a été notée par l’étude effectuée par la revue Biological Conservation le mois de juin dernier. « Les massifs forestiers restant sont extrêmement fragmentés, 46% des zones forestières se situent désormais à moins de 100 mètres d’une lisière ou d’un espace ouvert » pouvait-on y lire. L’inquiétude concerne également la biodiversité de l’île étant donné que 90% des espèces y sont endémiques. Les outils et stratégies pour une gestion durable des forêts sont toutefois « irréprochables » sur le papier. Notamment dans la politique forestière. Formant un tout, ladite politique englobe toutes les actions devant permettre « d’endiguer le phénomène de déforestation par des actions concrètes de conservation des ressources et de reforestation,et de lutte contre la déforestation ». Les outils de contrôle et de suivi, ainsi que les programmes prioritaires sont également clairs et nets dans ladite politique. Il ne reste donc plus que les actions… mais quand ?

Reboisement. La campagne de reboisement 2018-2019 a officiellement été lancée hier dans la commune rurale de Mandrombondrombotra, district de Tolagnaro, région Anosy. A cette occasion, 5 500 plants (dont des baies roses et des acacias) ont été mis en terre sur 10 ha de terrain par les acteurs gouvernementaux, du secteur privé et des OSC présents sur les lieux. Une action qui entre dans le cadre de l’objectif fixé par la Grande Île de reboiser 40.000 ha chaque année.

Midi Madagascar

Le 08/12/18

José Belalahy