30. sept., 2015

Travailler, entreprendre, se former à l'étranger 6

Document 6

 

Réforme de la formation professionnelle

 

Le 7 octobre dernier, devant l’assemblée des français de l’étranger, Matthias Fekl – secrétaire d’Etat aux Français de l’étranger – a annoncé une refonte du dispositif de l’aide à l’emploi et à la formation professionnelle.

 

Cette réforme est guidée par une double réflexion :

- Une réflexion sur la nature de ses aides : Dans le cadre de l’ancien dispositif seules les structures privées (chambre de commerce, associations) étaient aidées et destinataires des subventions. Les chambres avaient alors bien souvent une démarche d’aide à l’entreprise et non aux demandeurs d’emploi, ce qui détournait la subvention de son objectif initial.

 

- Une réflexion sur la nature des missions du Ministère des Affaires étrangères et du Développement international dans un contexte de contrainte budgétaire. L’emploi et la formation professionnelle n’étant pas le cœur de mission du ministère, il a été décidé de supprimer ces crédits.

 

En outre, la loi du 5 mars 2014 sur la formation professionnelle qui y intègre pleinement les Français de l’étranger a accéléré la refonte annoncée Désormais, la formation professionnelle sera gérée par Pôle emploi international. L’Île-de-France centralisera les demandes. Les candidats remettront un dossier de candidature au consulat. Ce dernier le fera remonter avec avis à la région Île-de-France.

 

La région accordera alors ou non la formation demandée et le candidat pourra ensuite être affecté à une formation dans n’importe quelle région de France en fonction des disponibilités. Dans ce cadre, l’examen des dossiers via le conseil consulaire à l’emploi et la formation professionnel reste pertinent. Les conseillers consulaires et représentants des associations peuvent ainsi donner leur avis et hiérarchiser les dossiers.

 

L’aide à la recherche d’emploi est aussi en mutation. La commission permanente pour l’emploi et la formation professionnelle de mars 2015 fut la dernière. Elle a attribué ses dernières subventions aux organismes partenaires. Ils devront s’autofinancer à partir de 2017, date à laquelle l’Etat cessera toute aide financière.

 

Français du monde – adfe et ses conseillers consulaires accompagneront le mieux possible les structures d’aides à l’emploi dans une transition nécessaire pour qu’elles puissent continuer à exister.

 

                                                                            Mehdi Benlahcen