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10. déc., 2020

Une rare robe de la princesse Ramisindrazana de Madagascar en vente à Londres

Paris Match | Publié le 06/12/2020 à 23h30 |Mis à jour le 07/12/2020 à 01h22

Dominique Bonnet

La robe de cour de la princesse Ramisindrazana de Madagascar vendue aux enchères à Londres le 11 décembre 2020 par Kerry Taylor Auctions Kerry Taylor Auctions

Une robe en velours et soie, richement ornée, de la princesse Ramisindrazana, tante de la dernière reine de Madagascar, est vendue aux enchères à Londres, ce mardi, par Kerry Taylor Auctions.

En velours de coton bordeaux et satin rose cyclamen, une robe de cour datant de 1897 sera vendue aux enchères à Londres, ce mardi 8 décembre 2020, par la maison de vente Kerry Taylor Auctions. Rien à voir avec une tenue portée par une femme de la famille royale britannique. Elle fut arborée par la princesse Ramisindrazana de Madagascar, la tante et conseillère politique de Ranavalona III, la dernière reine de cette immense île située dans l’Océan indien, au sud-est de l'Afrique.

La princesse Ramisindrazana de Madagascar en robe de cour © Kerry Taylor Auctions

Dotée de manches gigot et d’une jupe formant traîne, cette robe est richement rebrodée de perles. Celle-ci sont disposées en franges ou forment différents motifs de fleurs et de feuillages, couleur or.

Cette robe est vendue avec de nombreuses photos et autres documents

«Il est incroyablement rare de trouver des pièces de haute couture de la fin du XIXe siècle portées par des femmes noires, et encore plus rare de trouver une telle richesse de documents, de photographies et de documents éphémères pour renforcer notre compréhension de celles-ci», peut-on lire à propos de cette robe sur le site de la maison d’enchères. Celle-ci est en effet vendue avec toute une série de photographies, de lettres, de documents et d’objets concernant la reine Ranavalona III et sa famille. Estimé entre 1.000 et 1.500 livres (de 1.100 à 1.660 euros), cet ensemble de souvenirs avait été rassemblé par Clara Herbert. Fidèle dame de compagnie de la jeune souveraine, elle l’accompagna, ainsi que les membres de la famille royale malgache, en exil sur l’île de la Réunion en 1897 -lorsque la France abolit la monarchie à Madagascar et fit de l’île une colonie-, puis en Algérie. Au décès de l’ancienne monarque, en 1917, Clara Herbert resta auprès de la princesse Ramisindrazana, partant avec elle s’installer dans les Alpes-Maritimes. Après la maladie et la mort de cette dernière en 1923, elle quitta l’ancienne famille royale.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
10. oct., 2019

L'express de Madagascar
Le 3 octobre 2019

12. avr., 2019

Dans son allocution du 19 novembre 2018, lors des Rencontres universitaires de la Francophonie, le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé l’augmentation substantielle des droits d’inscription pour les étudiants étrangers hors Union Européenne. D’après l’annonce faite par le Premier ministre, ce montant serait porté à 2770€ en licence et DUT et à 3770€ en master et en doctorat, alors qu’une inscription en licence coûte aujourd’hui 170€ et 243€ en master. Les étudiants déjà inscrits dans l’établissement et ne changeant pas de cycle ne seraient pas concernés par cette augmentation en 2019. Selon le Premier ministre, l’objectif affiché est d’attirer 500 000 étudiants internationaux à l’horizon 2027 alors que ce nombre est actuellement de 324 000.

Une mesure antisociale

Cette mesure apparaît comme visant principalement les étudiants africains et malgaches qui forment les gros bataillons des étudiants non-européens. Or ce sont les étudiants les plus fragiles. De nombreux étudiants renonceront à leurs projets d’études en France à cause du montant des frais d’inscription devenus trop élevés pour une population peu fortunée. Cette éviction concernera ainsi les étudiants issus des pays les plus pauvres.

Une mesure qui ne respecte pas les fondements du service public français

Cette discrimination par l’argent dans le service public de l’enseignement supérieur et de la recherche est contraire aux principes de notre République. Cette mesure remet en cause les fondements de l’Université française ouverte à tous et le principe d’égalité de traitement des étudiants. La sous-dotation des Universités françaises ne peut être compensée par une augmentation démesurée des droits d’inscription des étudiants étrangers. De plus, l’argent récolté représentera une somme non significative pour l’avenir des universités.

Une mesure contre-productive et incohérente

Cette mesure privera les universités françaises de nombreux talents. Elle s’oppose à l’attractivité des études en France et au développement de la Francophonie. Elle fragilisera, de fait, le réseau des établissements scolaires français à l’étranger, puisque le renchérissement important des droits d’inscription à l’enseignement supérieur français éloignera des familles du choix des études en France. Enfin elle présente une incohérence fondamentale entre l’annonce du Président de la République française de doubler les effectifs des établissements scolaires à programme français à l’étranger et la volonté d’accueillir plus d’étudiants étrangers ! Elle met en danger les fondements du « soft power » francophone. La France est en effet, aujourd’hui, le quatrième pays d’accueil d’étudiants étrangers dans le monde.

Une mesure mal fondée

Si l’on met à part les grandes écoles non-concernées par cette tribune, les universités françaises, pour être de bonne qualité sont, cependant, moins valorisées que les universités américaines ou anglaises. Leur succès repose en grande partie sur un rapport qualité-prix attractif. Cette mesure met à mal cet équilibre.

Une mesure décalée par rapport aux responsabilités de la France

La France a, avec les pays francophones africains et Madagascar, une histoire partagée, parfois douloureuse. Ceci induit, à mon sens, une relation et une responsabilité particulière. Cette relation passe par une attention affirmée et ouverte et non une démarche discriminante et négativement sélective comme l’emploi des termes étudiants
non-européens.

Pour l’ensemble de ces raisons, Français du Monde Madagascar demande au gouvernement français de renoncer à cette mesure. Français du Monde Madagascar n’exclut pas d’initier une pétition dans la Grande île sur le sujet. Suivez-nous sur facebook : FdMM.Madagascar et notre blog francaisdumonde-madagascar.com.

L'Express de Madagascar

Le 04/04/19

Par Jean-Daniel Chaoui, Président de Français du Monde Madagascar