Blog

19. janv., 2021

Si vous voulez visionner l' article intitulé : "Crise sanitaire Covid-19 : un projet de relèvement au profit de 2900 ménages"; cliquer ici

10. déc., 2020

Une rare robe de la princesse Ramisindrazana de Madagascar en vente à Londres

Paris Match | Publié le 06/12/2020 à 23h30 |Mis à jour le 07/12/2020 à 01h22

Dominique Bonnet

La robe de cour de la princesse Ramisindrazana de Madagascar vendue aux enchères à Londres le 11 décembre 2020 par Kerry Taylor Auctions Kerry Taylor Auctions

Une robe en velours et soie, richement ornée, de la princesse Ramisindrazana, tante de la dernière reine de Madagascar, est vendue aux enchères à Londres, ce mardi, par Kerry Taylor Auctions.

En velours de coton bordeaux et satin rose cyclamen, une robe de cour datant de 1897 sera vendue aux enchères à Londres, ce mardi 8 décembre 2020, par la maison de vente Kerry Taylor Auctions. Rien à voir avec une tenue portée par une femme de la famille royale britannique. Elle fut arborée par la princesse Ramisindrazana de Madagascar, la tante et conseillère politique de Ranavalona III, la dernière reine de cette immense île située dans l’Océan indien, au sud-est de l'Afrique.

La princesse Ramisindrazana de Madagascar en robe de cour © Kerry Taylor Auctions

Dotée de manches gigot et d’une jupe formant traîne, cette robe est richement rebrodée de perles. Celle-ci sont disposées en franges ou forment différents motifs de fleurs et de feuillages, couleur or.

Cette robe est vendue avec de nombreuses photos et autres documents

«Il est incroyablement rare de trouver des pièces de haute couture de la fin du XIXe siècle portées par des femmes noires, et encore plus rare de trouver une telle richesse de documents, de photographies et de documents éphémères pour renforcer notre compréhension de celles-ci», peut-on lire à propos de cette robe sur le site de la maison d’enchères. Celle-ci est en effet vendue avec toute une série de photographies, de lettres, de documents et d’objets concernant la reine Ranavalona III et sa famille. Estimé entre 1.000 et 1.500 livres (de 1.100 à 1.660 euros), cet ensemble de souvenirs avait été rassemblé par Clara Herbert. Fidèle dame de compagnie de la jeune souveraine, elle l’accompagna, ainsi que les membres de la famille royale malgache, en exil sur l’île de la Réunion en 1897 -lorsque la France abolit la monarchie à Madagascar et fit de l’île une colonie-, puis en Algérie. Au décès de l’ancienne monarque, en 1917, Clara Herbert resta auprès de la princesse Ramisindrazana, partant avec elle s’installer dans les Alpes-Maritimes. Après la maladie et la mort de cette dernière en 1923, elle quitta l’ancienne famille royale.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
10. oct., 2019

L'express de Madagascar
Le 3 octobre 2019

12. avr., 2019

Dans son allocution du 19 novembre 2018, lors des Rencontres universitaires de la Francophonie, le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé l’augmentation substantielle des droits d’inscription pour les étudiants étrangers hors Union Européenne. D’après l’annonce faite par le Premier ministre, ce montant serait porté à 2770€ en licence et DUT et à 3770€ en master et en doctorat, alors qu’une inscription en licence coûte aujourd’hui 170€ et 243€ en master. Les étudiants déjà inscrits dans l’établissement et ne changeant pas de cycle ne seraient pas concernés par cette augmentation en 2019. Selon le Premier ministre, l’objectif affiché est d’attirer 500 000 étudiants internationaux à l’horizon 2027 alors que ce nombre est actuellement de 324 000.

Une mesure antisociale

Cette mesure apparaît comme visant principalement les étudiants africains et malgaches qui forment les gros bataillons des étudiants non-européens. Or ce sont les étudiants les plus fragiles. De nombreux étudiants renonceront à leurs projets d’études en France à cause du montant des frais d’inscription devenus trop élevés pour une population peu fortunée. Cette éviction concernera ainsi les étudiants issus des pays les plus pauvres.

Une mesure qui ne respecte pas les fondements du service public français

Cette discrimination par l’argent dans le service public de l’enseignement supérieur et de la recherche est contraire aux principes de notre République. Cette mesure remet en cause les fondements de l’Université française ouverte à tous et le principe d’égalité de traitement des étudiants. La sous-dotation des Universités françaises ne peut être compensée par une augmentation démesurée des droits d’inscription des étudiants étrangers. De plus, l’argent récolté représentera une somme non significative pour l’avenir des universités.

Une mesure contre-productive et incohérente

Cette mesure privera les universités françaises de nombreux talents. Elle s’oppose à l’attractivité des études en France et au développement de la Francophonie. Elle fragilisera, de fait, le réseau des établissements scolaires français à l’étranger, puisque le renchérissement important des droits d’inscription à l’enseignement supérieur français éloignera des familles du choix des études en France. Enfin elle présente une incohérence fondamentale entre l’annonce du Président de la République française de doubler les effectifs des établissements scolaires à programme français à l’étranger et la volonté d’accueillir plus d’étudiants étrangers ! Elle met en danger les fondements du « soft power » francophone. La France est en effet, aujourd’hui, le quatrième pays d’accueil d’étudiants étrangers dans le monde.

Une mesure mal fondée

Si l’on met à part les grandes écoles non-concernées par cette tribune, les universités françaises, pour être de bonne qualité sont, cependant, moins valorisées que les universités américaines ou anglaises. Leur succès repose en grande partie sur un rapport qualité-prix attractif. Cette mesure met à mal cet équilibre.

Une mesure décalée par rapport aux responsabilités de la France

La France a, avec les pays francophones africains et Madagascar, une histoire partagée, parfois douloureuse. Ceci induit, à mon sens, une relation et une responsabilité particulière. Cette relation passe par une attention affirmée et ouverte et non une démarche discriminante et négativement sélective comme l’emploi des termes étudiants
non-européens.

Pour l’ensemble de ces raisons, Français du Monde Madagascar demande au gouvernement français de renoncer à cette mesure. Français du Monde Madagascar n’exclut pas d’initier une pétition dans la Grande île sur le sujet. Suivez-nous sur facebook : FdMM.Madagascar et notre blog francaisdumonde-madagascar.com.

L'Express de Madagascar

Le 04/04/19

Par Jean-Daniel Chaoui, Président de Français du Monde Madagascar

21. févr., 2019

Entretien avec le président de Français du Monde Madagascar (FdMM), représentant des Français résidant dans la Grande île. Après un long moment loin des médias, il aborde tous les sujets du moment, FdMM, le Billet des Entreprises, le grand débat national en France et à Madagascar, le mouvement des Gilets jaunes, les Affaires consulaires et la délivrance des visas à Madagascar… Tous les sujets sont abordés…en toute liberté…

 

Exp : On ne vous entend plus beaucoup ! Vous nous aviez habitués à une plus grande présence dans les médias. Que devenez-vous ?

JDC :Il est vrai que j’ai pris du recul après l’échec de la Présidence de François Hollande. Je me suis détaché de l’engagement politique pour m’intéresser à l’aspect citoyen et associatif. Aujourd’hui, je ne suis plus dans aucun parti politique. Je me consacre au développement de Français du Monde Madagascar. C’est une petite start-up avec six employés, au bénéfice des citoyens Français comme Malgaches, pour les aider dans leurs démarches administratives. Nous recevons près de mille cinq cents visites par an. C’est considérable pour une petite structure associative.

Exp : Plus précisément, que propose Français du Monde Madagascar ?

JDC : Nous fonctionnons comme un Cabinet de conseils. Nous renseignons les personnes sur les démarches qu’elles veulent entreprendre et nous les guidons : transcriptions d’actes, mariages mixtes, certificats de nationalité, assurance santé, retraite, inscription consulaire, bourses scolaires…. Les sujets sont multiples. Nous proposons aussi notre expertise pour préparer les dossiers de demandes de visa pour la France. Nous avons aussi créé le « Parte­nariat associatif » destiné à aider les très nombreuses associations basées en France et qui interviennent à Madagascar mais qui n’ont pas de représentant. Nous proposons d’assurer le suivi de leurs actions.

Exp : Je crois que vous avez aussi développé une publication. N’est-ce pas ?

JDC : Oui, toujours dans le cadre associatif, nous avons créé un magazine pour établir un lien avec les acteurs de la société, qu’ils soient de la société civile ou de l’économie. « Le Billet des Entreprises » est le premier magazine numérique gratuit de Madagascar. Il se présente comme une sélection d’articles de presse et un dossier central sur un thème. Le dernier numéro, le n°14, s’intéressait aux automobiles et aux deux roues, le n°13 présentait l’enseignement français à Madagascar, le n°15 qui sortira dans les jours prochains traite de la restauration rapide et des Food court, donc un choix éditorial entre l’économie et la citoyenneté, avec pour lien la relation France-Madagascar. Pour recevoir gratuitement le Billet des entreprises, écrire à billetdesentreprises-fdmm@gmail.com. Le magazine paraît tous les deux mois et il est ouvert aux annonceurs.

Exp : Venons-en à la vie des Français de Madagascar. L’Express a publié la semaine dernière un article intitulé : « Grand débat national, Mobilisation des Français de Madagascar ». Votre point de vue ?

JDC : Vous me ramenez vers la politique. Parler de mobilisation des Français de Madagascar n’est pas exact ! Ecrire que « les conseillers consulaires français veulent impliquer leurs compatriotes » non plus. Je suis moi-même conseiller consulaire français et je ne suis pas impliqué dans cette opération. Je connais au moins une autre collègue conseiller consulaire français qui ne l’est pas non plus.

Exp : Qu’en est-il dans ce cas ?

JDC :C’est très simple. Un seul conseiller consulaire s’exprime dans cet article et qui représente la majorité présidentielle. Il s’agit donc d’une démarche politique au demeurant très respectable mais soyons précis, c’est la mobilisation de La République en Marche,
pas celle des Français de Madagascar.

Exp : Que pensez-vous du Grand débat et est-ce que vous y participez ?

JDC :Notez que je m’exprime ici en qualité de Président de FdMM. Cela fait plus de 10 ans que je participe au Grand débat avant même qu’il existe dans le sens où, à l’Assemblée des Français de l’étranger où je siège, nous informons régulièrement le gouvernement des attentes et des besoins des Français résidant à Madagascar comme dans les autres pays. Point n’est besoin d’un Grand débat pour cela. Pour répondre précisément à votre question, je ne participerai pas au Grand débat car cette démarche n’est pas sincère. Le Grand débat est organisé par le gouvernement et le parti présidentiel qui se sont auto-désignés pour en faire la synthèse et en extraire les conclusions. Le Président Macron a indiqué que, de toute façon, il ne changerait pas de politique alors que c’est précisément la remise en cause de sa politique qui est à l’origine du Grand débat. En vérité, le pouvoir, débordé par « le mouvement des Gilets jaunes », a créé le Grand débat pour se sortir de la pression de la crise sociale. Habilement, le Président Emmanuel Macron transforme d’ailleurs ce Grand débat en campagne électorale payée par les contribuables Français en faisant son tour de France des débats. C’est une pure mystification.

Exp : Quel est votre avis sur le mouvement Gilets jaunes ?

JDC :La crise que vit la France est la conséquence de plus d’une décennie de négligence et d’abandon d’une partie de la population, de Nicolas Sarkozy à Emmanuel Macron en passant par François Hollande. Tous ont laissé les inégalités se creuser en France. Emmanuel Macron, une fois élu, a multiplié les mesures favorables aux classes aisées de la société française en alourdissant les charges pesant sur les classes défavorisées. Il s’est ainsi vu affublé par l’opinion publique du titre de « Président des riches ». Ce n’est pas rien ! Il a multiplié les petites phrases arrogantes voire blessantes et méprisantes pour cette partie la plus fragile de la population. Ses provocations, ajoutées à l’accumulation des augmentations fiscales, ont mis en mouvement une population jusque là résignée. Ce mouvement ne s’éteindra pas de lui-même. Une réponse sérieuse à l’exigence de justice sociale et de réduction des inégalités est attendue. Le Grand débat permet simplement de reculer l’échéance. Pour répondre précisément à votre question, comme la très grande majorité des Français, je pense que le
mouvement des Gilets jaunes et les revendications qu’il porte sont légitimes. Mais je réprouve les violences qui l’accompagnent.

Exp : Revenons à Mada­gas­car. Quelles sont les difficultés que rencontrent les Français par rapport aux services publics français présents dans la Grande île ?

JDC : Notons bien à nouveau que je m’exprime en qualité de Président de FdMM. Les difficultés sont identifiées et nous en avons régulièrement informé les responsables. J’en décrirais trois qui m’apparaissent comme les plus importantes. Il y a d’abord une trop grande « distance» entre administration et administrés. Le Consulat général est vécu comme une forteresse difficilement accessible. Pourquoi cette perception s’est-elle installée ? C’est un vrai sujet de réflexion pour tous ! Deuxième difficulté, l’état civil. Les services sont depuis longtemps submergés et ne font plus face à la demande dans des délais raisonnables. Des dossiers restent en souffrance plusieurs années et les familles en sont victimes dans leur droit. Les maux sont connus : inadéquation des procédures face à la demande et insuffisance de personnel. L’état civil est identifié comme un domaine en difficulté depuis plus d’une décennie sans qu’aucune solution ne soit apportée.

Exp : Quel est le troisième point ?

JDC :Le troisième point concerne les visas pour la France. C’est un sujet difficile car les autorités françaises contestent aux élus et aux responsables associatifs la légitimité de s’intéresser à ce domaine. De ce fait, le service des visas se présente comme une zone de non droit puisque incontrôlée, zone qui s’étend à l’officine TLS Contact située au village des jeux à Ankorondrano. Or je reçois de nombreux Français ou Françaises dont le conjoint est Malgache et qui se plaignent des conditions d’accueil et de traitement de cette officine. Il est par exemple inadmissible que les conjoints ne puissent accompagner leur époux ou épouse et qu’ils se voient interdire l’entrée. C’est aussi vrai lorsqu’il s’agit des parents accompagnant un jeune et l’on peut multiplier ainsi les situations. Il est encore plus choquant que cette interdiction soit levée moyennant 20 euros alors que cette officine a une délégation de service public. Français du Monde Mada­gascar instruit près de trois cents dossiers de visas par an et nous avons pu ainsi rassembler des témoignages qui seraient utiles à TLS Contact pour améliorer son service au public. Nous finalisons un rapport sur le sujet que nous rendrons public dans quelques semaines, peut-être dans votre journal. C’est une question d’intérêt général.

Exp : je vous remercie pour nous avoir accordé cet entretien… en toute liberté.

JDC : C’est moi qui vous remercie.

L'Express de Madagascar

Le 20/02/2019

Propos recueillis par Elise Nandrasana