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19. janv., 2018

Depuis la multiplication des écoles de musique dans la capitale, les activités des ateliers fabriquant des instruments de musique ont aussi prospéré.  Selon les professionnels de la musique et les vendeurs d’instruments, la guitare demeure actuellement la plus demandée par les amateurs de musique.

«Auparavant, la mode était au clavier. Mais depuis quelques années, la guitare surpasse tous les instruments. N’empêche, le violon et les autres instruments traditionnels malgaches sont également en vogue ces derniers temps, entre autres le kabosy, la valiha», a fait savoir l’un des vendeurs d’instruments de musique à Analakely.

 Tendance et moins cher

Selon les dires d’un professeur de musique officiant au Cercle germano-malgache, ces préférences s’expliquent par le fait que beaucoup de jeunes qui s’initient à la musique s’orientent plutôt vers le rock ou alors la musique traditionnelle malgache. «La guitare est un instrument standard pour les rock. Et l’on a aussi constaté que ces deux dernières années, le violon séduit aussi de plus en plus car il ajoute une touche d’originalité lorsqu’on l’intègre à d’autres genres que la musique classique. De plus, lorsqu’un étudiant suit des cours de musique, il est préférable qu’il possède l’instrument chez lui afin qu’il puisse s’exercer continuellement. Or, à titre indicatif, le prix d’un bon clavier varie entre 1 500 000 ariary à 3 000 000 ariary tandis qu’une guitare peut se négocier à partir de 90 000 ariary», a annoncé le professeur.

 La normalisation importante

Par ailleurs, le souci des guitaristes reste la normalisation de leur instrument de prédilection et préfèrent en commander à l’extérieur. «Et pourtant, les produits made in Madagascar sont plus résistants. De plus, notre pays dispose de tous les matériaux nécessaires pour la fabrication de guitares de bonne qualité, entre autres, des bois de haute qualité, comme l’ébène… Pour notre part, tous nos employés ont suivi un stage professionnel», a affirmé un responsable de l’atelier Ako Guitare sis à Ambondrona.

En effet, lui de préciser qu’Ako Guitare a déjà reçu un stage concernant les normes internationales avec Rosie Jacob. Cet atelier est en réalité une annexe de Manako, l’un des ateliers les plus renommés du pays, fondé en 1978. «Confectionner un instrument de musique est un don, un héritage légué par notre grand-père. Nous produisons tous les instruments à cordes», a-t-il conclu.

 

Les Nouvelles

Le 26/10/17

Holy Danielle

21. déc., 2017

La fameuse expression « Une légende ne meurt jamais » vient d’être confirmée. Un vibrant hommage est réservé  à Philibert Rakoto Rabezaoza alias Rakoto Frah ou Dadakoto ou encore Boay Kely. Cet auteur – compositeur, grand maître de la flûtte ou sodina, né en 1923 à Antananarivo, est classé comme un monument de la musique traditionnelle malgache sur le plan national et à l’échelle planétaire. Rakoto Frah a laissé un grand héritage après sa disparition survenue le 29 septembre 2001 à Antananarivo.

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Mieux vaut tard que jamais. L’heure a enfin sonné et le moment est venu pour lui rendre hommage. Gasy Events, une nouvelle agence événementielle fondée en 2016 composée de membres actifs et dynamiques ayant comme principal objectif la valorisation de la culture malgache l’a choisi comme référence pour le lancement de ses activités.

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Un premier rendez-vous programmé le 1er octobre à 19h à l’Hôtel Carlton à Anosy dans la salle Ravinala. A l’animation : Rakoto Frah Junior, Feo gasy, Samoela, Lolo sy ny tariny, Telofangady, jaojoby, Dama, Lilie. Programme certes, Rakoto Frah durant sa longue et riche carrière, prouvée à l’échelle planétaire, a étroitement collaboré avec une pléiade d’artistes nationaux (Mahaleo, Erick, Manana, Feo Gasy) et internationaux (Manu Dibango, Henry Kaiser, Les Ladysmith Black Mambazo) ; Au total 770 morceaux dont 97 compilés en CD, Rakoto Frah, fils d’un chanteur de la cour royale, représente à son tour un musicien infatigable qui a démarré sa carrière à l’âge de six ans dans des groupes de Hira gasy et de vakodrazana.

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Il a ensuite joué et enregistré dans le monde entier avec de nombreux musiciens et leaders de world music et de jazz internationalement reconnus comme Paul Simon, David Lindley… Outre l’organisation de ce concert marqué par des interprétations des quelques extraits de ses célèbres tubes ( Fanja, Voahangy, Any indray andro, itondray tsikitsiky…) en solo, en duo, en trio et en medely, une stèle de commémoration en son nom est aussi prévue dans son quartier à Anatihazo Isotry. Une dernière nouvelle : la présence incontournable d’Erick Manana, invité spécialement de Paris. Ce célèbre chanteur guitariste a collababé avec Rakoto Frah durant de longue années.

 L'Hebdo de l'express de Madagascar

Du vendredi 29 septembre au jeudi 5 octobre 2017

Jean Paul Lucien