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28. mars, 2018

La police a annoncé hier l’arrestation des quatre individus, dont une femme, suspectés dans l’assassinat d’un Français à Namahora Nord-Morondava.Gang dans la commune urbaine de Morondava. Une femme a été arrêtée et mise en examen en compagnie de trois complices pour assassinat et association de malfaiteurs. Un commando de cinq individus armés a tenté de braquer, dans la nuit de mercredi à jeudi, aux alentours de 20 heures, selon les informations communiquées par le Chef de commissariat de la police locale.

La victime était un Français, résidant à Namahora. Sa femme et lui venaient de dîner lorsque les malfrats ont frappé à la porte. Le Français, d’une cinquantaine d’années, aurait essayé de les surprendre, mais le défi a mal tourné. Il a reçu une balle en pleine tête et n’en est pas sorti vivant, d’après les circonstances relatées par ses voisins. Ces derniers sont intervenus après avoir entendu les coups de feu, mais les braqueurs étaient déjà hors de portée.

Interrogatoire

« Comme il n’y avait pas assez d’éclairage dans le quartier, il n’a pas été facile de suivre leurs traces dans la nuit, dans les labyrinthes. Il fallait attendre les éléments des forces de l’ordre pour le ratissage », a raconté un jeune homme, membre du comité de vigilance à Namahora.

D’après les explications reçues, les bandits étaient partis les mains vides, dès que la femme de la victime a crié. Les gens du quartier ont ramassé les douilles utilisées par les malfaiteurs et les ont données à la police pour servir d’indice.

Les enquêteurs du commissariat de Morondava, saisis de l’affaire, n’ont pas, jusqu’ici, révélé assez d’informations concernant l’évolution de l’interrogatoire des quatre captifs. Assaillis de questions, ces derniers ont avoué avoir fait partie de ce gang des braqueurs assassins. Une demande de prolongation de leur garde-à-vue pourrait être faite en attendant le résultat du prochain coup de filet du dernier complice. Ils ont opéré à visage découvert et tenté de s’empa­rer d’un poste téléviseur après avoir raté le coffre-fort, selon la plainte déposée par la famille du quinquagénaire.

Cette attaque du mercredi est la deuxième constatée par la police après celle ciblant les sœurs de la Congrégation du Sacré-Cœur de Raguse à Namahora Nord.

L'Express de Madagascar

Le 24/03/18

Hajatiana Léonard