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11. juil., 2017

D’après le chef de la diplomatie malgache, l’élection d’Emmanuel Macron ne devrait pas changer les relations diplomatiques entre Madagascar et la France.

Les membres du corps diplomatique ont été particulièrement invités hier à la présentation des activités du Centre Régional de Fusion d’Informations Maritimes ou CRFIM. La présentation a également vu la présence de nombreuses hautes personnalités gouvernementales dont le premier ministre Mahafaly Solonandrasana Olivier. Interrogée par les journalistes en marge de ce rendez-vous sur l’état des relations entre Madagascar et la France après l’élection d’Emmanuel Macron, la ministre des Affaires étrangères malgache Atallah Béatrice de répondre : « Je pense que l’élection du président Emmanuel Macron ne devrait pas changer les relations entre les deux pays. J’attends la nomination du nouveau chef de la diplomatie française pour agir dans cette continuité. » Quant aux négociations sur les îles éparses, la ministre Atallah Béatrice de souligner : « La continuité est également valable sur ce dossier. On a organisé à Paris la première réunion sur le dossier. La deuxième réunion devrait se tenir à Madagascar. »

Officiers de Liaison Régionaux.  Revenant sur les activités du CRFIM, on a appris hier à Anosy que le protocole d’Accord d’échange et de partage des données maritimes sera bientôt signé par les Etats de l’AFOA-OI (Afrique Orientale, Australe et Océan Indien) et que les Officiers de Liaison Régionaux (OLR) par chaque pays seront incessamment nommés. Le Protocole d’Accord permettra aux pays de l’AFOA-OI de coopérer pour l’accomplissement de la mission du CRFIM qui consiste en la collecte, l’analyse et la fusion d’informations maritimes afin d’établir une alerte avancée en cas d’existence ou de détection d’un risque maritime potentiel ou avéré dans la région. Quant aux Officiers de Liaison Régionaux, ils serviront d’interfaces entre le CRFIM et les pays membres. Pour le moment, les actions du Centre sont financées par l’Union européenne à hauteur de cinq millions d’euros. « Le fait que Madagascar a été élu Etat hôte du CRFIM présente un grand avantage pour nous. L’accueil de ce Centre a permis à l’époque à Djibouti de se développer sur tous les plans. Madagascar doit en profiter actuellement. », a déclaré hier la ministre des Affaires étrangères Atallah Béatrice.

Midi Madagascar

Le 13/05/17

R. Eugène

12. avr., 2017

Invitée de l’émission « Ambarao » de la radio « alliance 92FM », la ministre des Affaires étrangères a discuté hier, dans une interview sans concession, des sujets « brûlants » du ministère qu’elle dirige depuis deux ans. C’est le cas notamment de la succession de visites de hautes personnalités, ces temps-ci.

A la question de la journaliste de l’alliance 92, Prisca Rakotomalala, sur la signification de ces visites au niveau de la diplomatie mais aussi, par ricochet, de Madagascar, la ministre des Affaires étrangères Béatrice Atallah a soutenu qu’il s’agit non seulement d’une marque de confiance envers le pays, mais aussi de l’efficience de la diplomatie malgache.

« C’est bénéfique pour le décollage économique du pays », a-t-elle indiqué. A titre d’illustration, elle met en avant les accords de coopération finalisés avec des pays tels que le Maroc. « Avec le Maroc, Madagascar a pu établir un contact auprès des délégations, notamment des opérateurs  économiques. Pour ce qui est de la Princesse de la Thaïlande, il s’agit d’une grande opportunité dans le secteur touristique car elle a pu visiter plusieurs localités à vocation touristique de premier plan à Madagascar et goûter aux spécialités culinaires du pays », a poursuivi la Chef de la diplomatie malgache, tout en espérant que la princesse thaïlandaise puisse être l’« ambassadeur » pour attirer les touristes à venir dans la Grande île.

Diplomatie économique

Pour ce qui est de la nomination des ambassadeurs, un sujet qui est souvent sur toutes les lèvres, notamment des journalistes ou des observateurs de la vie politique du pays, la ministre assure que le Président de la République s’y attelle déjà. « Il prend les choses très au sérieux parce que c’est en même temps l’image du Président et celle du pays malgache tout entier qui sont en jeu », a-t-elle noté. Et  elle d’insister, « La nouvelle vision du Président repose sur ce qu’on appelle diplomatie économique nécessite des ambassadeurs visionnaires capables de développer le concept pour que ce dernier ait un impact direct sur le développement du pays ».

A en croire la ministre des Affaires étrangères, Madagascar semble encore sous-représenté à l’extérieur. « Madagascar figure parmi les pays qui, en termes de comparaison, disposent peu de représentations diplomatiques dans le monde. Je prends un exemple : la Côte d’Ivoire compte une cinquante de missions diplomatiques et consulaires à travers le monde tandis que la Mauritanie en a 34. Par conséquent, nous jouons la carte de l’efficience : Madagascar est condamné à réussir avec le nombre d’ambassades qu’il a », a-t-elle expliqué.

Défis

Il faut préciser que Madagascar dispose actuellement d’une vingtaine d’ambassades et de consulats. Concrètement, ils sont implantés dans les quatre coins du monde, dont trois en Amérique : une ambassade à Washington, une à Ottawa et une représentation permanente au sein des Nations unies. En Europe : deux ambassades à Paris, une ambassade et une représentation permanente de Madagascar auprès de l’Unesco en sus du Consulat général à Marseille. Il en est de même à Berlin, à Rome, à Bruxelles, à Genève. En Afrique, une ambassade à Dakar, une à Pretoria, un consulat général à Cape Town, une ambassade à Addis Abeba, une à Port Louis et à Alger, un consulat général à la Réunion. Madagascar a aussi une ambassade à Ryad et à Moscou. En Asie, le pays dispose d’une représentation diplomatique à New Delhi, à Beijing, à Tokyo. Au total, Madagascar compte 18 ambassades et 3 consulats généraux.

Du reste, sur « alliance 92FM », la ministre des Affaires étrangères a aussi évoqué hier la diplomatie économique qui est une pratique diplomatique qui consiste à axer une grande partie de notre diplomatie sur la recherche des intérêts économiques du pays, le cas de la diaspora malgache ou encore les principaux défis du ministère dans les jours à venir.  « Comme je l’ai dit tout à l’heure, l’un des grands défis auxquels le Ministère s’attèle à partir de cette année sera la mise en œuvre de la diplomatie économique. Il y a plusieurs facteurs qui nous poussent à agir dans le sens du développement : mondialisation, ODD, PND, PGE,  ainsi que les autres grands agendas qui deviennent des préoccupations majeures du Gouvernement », a-t-elle indiqué en ajoutant que Madagascar envisage aussi d’héberger plusieurs rendez-vous cruciaux cette année, notamment la Francophonie économique ainsi que le Forum économique du Comesa.

Les nouvelles

Le 16/02/17

Jao Patricius

 

27. févr., 2017

Diplomatie

Les ambassadeurs devant servir de relais pour capitaliser les acquis diplo­matiques ne sont toujours pas nommés.

Interminable. L’attente de la nomi­nation des nouveaux ambassadeurs de Mada­gascar semblent l’être. Le quinquennat de l’administration Rajaonarimampianina fêtera pourtant sa troisième année de mandat le 25 janvier prochain.
« La nomination des ambas­sadeurs se fera incessamment », a déclaré Béatrice Atallah, ministre des Affaires étrangères, en réponse à une question de la presse sur le sujet, lors du point de presse conjoint avec son homologue chinois, samedi dernier au siège de la diplomatie malgache, à Anosy. En toute vraisemblance, ce membre du gouvernement a été incommodée par le sujet. Elle a, en effet, été questionnée à multiples reprises sur les raisons qui font qu’il n’y ait pas encore de nomination de nouvel ambassadeur.
« C’est une prérogative présidentielle », est la réponse systématique opposée par la chef de la diplomatie malgache à la presse. Effecti­vement, nommer les numéros uns des représentations diplomatiques à l’étranger est un droit exclusif du chef de l’État, à qui, d’après Béatrice Atallah lors d’une interview en juin 2015, une liste de personnalités candidates a déjà été remise. Durant une conférence de presse pour marquer sa première année de mandat à Iavoloha, le 25 janvier 2015, Hery Rajaonarimampianina, président de la République, avait mentionné se pencher sur le sujet.

Boîteuse
Dans ses réponses sur le sujet, lorsque la question des ambassadeurs lui a été relancé par les journalistes durant les mois qui ont suivi cette conférence de presse, le chef de l’État a, entre
au­tres, indiqué que ce n’était plus qu’une question de temps. Rien n’est fait jusqu’ici, alors que les rotations ou les remplacements du personnel technique et diplomatique des ambassades ont déjà débuté, depuis plusieurs mois.
Outre le fait que l’administration Rajaonarimam­pianina entame sa troisième année de mandat, les événements majeurs qui ont donné un coup de fouet aux relations internationales de Madagascar, l’année dernière, rend « urgent » l’envoi d’ambassadeurs. « Pour capitaliser les acquis », indique Hari­manana Raniriharinosy, enseignant-chercheur en relation internationale à la Faculté des lettres et sciences humaines. Il qualifie le désert dans les ambassades de « mauvaise gouvernance diplomatique ».


L’accueil par Madagascar des sommets internationaux, ou encore l’acquisition du Fonds élargi de crédit (FEC), et les promesses d’aides et d’investissements de la Conférence des bailleurs et des investisseurs (CBI) indiquent que les voyants internationaux sont au vert pour la Grande île. À cela s’ajoute la bousculade des sollicitations pour l’intensification des demandes pour des partenariats économiques et commerciaux. Bien que le Président et la ministre des Affaires étrangères donnent de leur personne dans les offensives diplomatiques, par leurs multiples déplacements extérieurs, « cela ne suffit pas », s’accordent à dire les experts en la matière.
Selon Harimanana Raniri­harinosy, « les ambassadeurs ont pour rôle d’analyser, de décortiquer la situation dans leur pays d’accueil de donner les informations nécessaires au gouvernement afin qu’il puisse apprécier au mieux les opportunités de coopération ». Pour l’enseignant chercheur, en l’absence d’ambassadeur, « la diplomatie malgache est boîteuse, car nous donnons une ouverture à nos partenaires de dicter les donnes de nos relations sans connaître les réalités chez-eux ».

Différentes explications

Seules les ambassades sises à New York, Canada et Chine ont leur ambassadeur. Et encore, certains d’entre eux sont en poste dans leur pays d’accueil depuis plusieurs années. Le Président Rajaonarimampiana n’a, jusqu’ici, pas donné d’explications sur les raisons qui l’empêchent de procéder à la nomination des ambassadeurs.
De différentes sources avisées, la difficulté dans le choix des personnes a été un temps avancé, surtout dans des représentations clés. « Le Président veut des personnes acquises à sa politique, mais aussi compétentes et expérimentées pour les ambassades clés comme celles de Bruxelles, Paris, Washington ou New York », avait été dit. Il a été ensuite donné comme explication que Madagascar a l’intention d’ouvrir de nouvelles ambassades, et que le temps pris par les procédures y afférentes expliquent aussi cette longue attente. Le chef de l’État souhaiterait nommer tous les nouveaux ambassadeurs en même temps.

L'Express de Madagascar

Le 10/01/17

Garry Fabrice Ranaivoson

4. déc., 2015

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 Ballet du personnel dans les ambassades