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16. avr., 2018

50 000 euros ont été alloués par la Fondation Air France pour réhabiliter le Palais Akamasoa Andralanitra.

La joie et la bonne humeur ont été au rendez-vous à l’Akamasoa Andralanitra hier. La cause, l’inauguration du gymnase. Un bâtiment couvert et répondant aux normes sportifs et dénommé «Palais Akamasoa Andralanitra» remplace l’ancien gymnase qui a été ouvert et délabré. Le Père Pedro de faire savoir que «l’ancien gymnase ne permettait pas aux jeunes et aux enfants d’Andralanitra de pratiquer du sport lors des saisons des pluies». Par ailleurs, «la réhabilitation entre dans le cadre de l’axe stratégique de la fondation en question qui est l’éducation de l’enfance handicapée, en difficulté et malade» selon les dires de Cécile Vick, présidente de la Fondation Air France. Eduquer les jeunes par le sport tel serait donc l’objectif. Ce que le numéro un de l’Akamasoa a confirmé selon lequel «les jeunes ne disposent pas d’assez d’espace pour se cultiver, s’éduquer et s’exprimer, mais surtout de s’amuser (dans le bon sens du terme)». Le Père Pedro d’ajouter que «l’initiative de la réhabilitation du gymnase entend permettre aux jeunes d’avoir un espace leur permettant de s’amuser tout en suivant le droit chemin».

Perspectives. Présente à Madagascar depuis des années, la fondation Air France finance d’autres associations malgaches (environ cinq ou six) par an. D’autres actions sociales sont prévues pour cette année. Entre autres, le don de matériels et équipements scolaires ainsi que des jouets aux enfants de l’Akamasoa prévu pour le mois d’avril 2018 prochain. Outre cette action qui vise spécifiquement l’Akamasoa, un autre projet de dons de vaisselles aux associations partenaires de la Fondation est également  prévu. «Les anciennes vaisselles d’Air France vont être distribuées aux associations travaillant avec la fondation» a expliqué Cécile Vick. Cette dernière d’ajouter que l’Akamasoa est comprise dans la liste des associations bénéficiaires. Il convient de noter que les dons effectués par la fondation proviennent des collectes effectuées auprès des employés d’Air France chaque année. Permettre aux jeunes issus des familles en difficulté de s’épanouir et les éduquer seraient les moyens mis en œuvre par l’Akamasoa pour limiter l’écart qui se creuse  au sein de la  population malgache.

Midi Madagascar

Le 01/03/18

José Belalahy

21. févr., 2018

Né le 29 juin 1948, à San Martín, père Pedro OPEKA  est un religieux catholique lazariste, de parents d'origine slovène. Fondateur d'Akamasoa, il est connu pour le combat qu'il mène contre la pauvreté à Madagascar. Il est arrivé à dans la Grande Ile en 1970. Il s’agit d’une grande personnalité de l’année 2017. Par plusieurs actions, il a démontré sa volonté à mener son combat. Père Pedro, ce grand humaniste et grand ennemi  de la pauvreté nous raconte l’année 2017 en quelques lignes et partage une perspective pour 2018.

La Vérité (+) : Qu’est-ce qui a changé à Madagascar depuis votre arrivée en 1970 ?

Père Pedro (=) : Actuellement, c’est  l’indifférence qui prône, elle devient même une maladie contagieuse. Je ne suis plus dans le même pays. Je n’ai pas vu cela en 1970  quand j’étais conquis et attiré par la valeur « Soatoavina », la culture malgache « Fihavanana », la richesse du  savoir vivre ensemble du peuple Malgache. A mon arrivée, les valeurs de la culture malgache, la solidarité ont prédominé. Et cela m’a même fait décider à  demeurer dans ce pays et de se rallier avec ce peuple malgache. 

(+) : Sur le plan social, comment vous avez trouvé l’année 2017 ?

(=) : La pauvreté n’a pas cessé de persister, le centre Akamasao constitue un thermomètre pour mesurer le taux de pauvreté. Le nombre de personnes qui viennent pour bénéficier des aides ponctuelles témoigne cette  impécuniosité.  Cela se traduit par l’absence d’un grand effort soit communautaire,  national,  personnel. Toutefois, l’on est doté d’une intelligence, d’une volonté et notamment d’un esprit. L’engagement  pour le bien commun « Soa iombonana » est inexistant. Par ailleurs, l’année 2017 a été très positive pour Akamasoa, avec plus de logement construit que l’année dernière.  130 habitations au lieu d’une centaine ont été érigées dont 107 possèdent déjà de toits.  

(+) : La pauvreté se traduit par différentes formes, existe-t-il un cas qui vous a beaucoup bouleversé ?

(=) : Les raids des Dahalo à Ambohimahasoa et à Betafo. Ces bandits qui tuent et brûlent toute une famille.  Or, les voisins, ayant peur d’être tués, ont été impuissants à leur porter secours. Je me demande ainsi comment on est arrivé à cette méchanceté. Aucun nom ne peut la qualifier. Même les animaux ne tuent pas leurs petits. La perte de l’humanité se dévoile d’année en année. C’est dans une telle situation que les autorités et les élus les plus proches doivent être interpellés. Les églises, les associations humanitaires et la société civile et tous les Malgaches possèdent une importante responsabilité. Personnellement, je constate qu’il y a une fatalité. Les gens, ils disent « tsy hita ny atao », « on ne sait quoi faire ». Pourtant, cet acte de banditisme  n’a jamais existé avant et pourquoi maintenant des gens sont tués. Face à l’évolution, on peut l’éviter tout en combattant contre cette fatalité.  

(+) : Quel comportement doit-on adopter, ou que peut-on changer pour cette année à venir, afin d’arrêter cette calamité frappante à Madagascar ?

(=) : Il faut donner le courage de dénoncer les injustices, les impunités et traduire en justice ceux qui méprisent les biens communs et font les malversations de l’argent public. La lutte contre la corruption constitue également un combat à prioriser. Cette malhonnêteté  met fin au investissement et freine le développement. Le travail pour les jeunes en est la véritable conséquence. En outre, pour la semaine dernière, trois touristes m’ont informé qu’ils ont été arnaqués à l’Aéroport International  Ivato. Toutefois, cet endroit demeure la vitrine, le portail de la Grande île. C’est une honte pour le pays.  De plus, ces gens qui en demandent  davantage sont constitués par des salariés. Faites du bien, accomplissez le gratuitement sans attendre un retour. L’on est un citoyen et l’amour envers notre compatriote doit prôner. A Akamasoa, l’on ne quémande jamais, donc pas de corruption et c’est ainsi que l’on avance.

La Vérité

Samedi 30 décembre 2017

Propos recueillis par  KR.

 

19. oct., 2017

Hery Rajaonarimampianina, président de la République, est au chevet des démunis de l’association Akamasoa. Il met en exergue sa volonté de lutter contre la pauvreté.

Ovation chez Père Pédro Opéka. Le président de la République, Hery Rajaonarimampianina, vient de promettre aux protégés de ce philanthrope argentin, des solutions aux problèmes quotidiens qui les submergent. Ils en sont ravis. « Vous avez besoin de policières pour régler l’insécurité? Vous les aurez ! Des équipements médicaux vous seront remis, bientôt. Nous allons également  trouver les solutions à vos problèmes d’approvisionnement en eau. Vous avez fourni tant d’efforts dans la lutte contre la pauvreté, qu’on vous tend naturellement la main », a indiqué le chef d’État. C’était au fokontany Manantenasoa,  de la commune rurale d’Ambohimangakely, hier, dans le cadre de la remise de dons par le couple présidentiel aux bénéficiaires de l’association humanitaire Akamasoa.
Le religieux a souligné dans son discours, entre au­tres, que 20% des occupants du village  sombrent dans l’alcoolisme. Ils font régner la terreur et l’insécurité. « Nous souhaitons travailler avec les autorités. Nous ne pouvons pas tout gérer », fait-il appel. Il n’a pas oublié de mentionner le problème d’adduction en eau potable.

Lutte contre la pauvreté
La citerne d’eau d’un volume de 250 cm3 étant vide, la population doit parcourir des kilomètres pour chercher de l’eau. Les infrastructures sanitaires n’arriveraient plus à répondre aux besoins de la population. « À part les habitants de nos villages qui consultent nos formations sanitaires, nous accueillons des patients des quatre coins de l’île », avance-t-il.
À cet effet, le Père Pédro a demandé des équipements médicaux : un scanner et une radiographie.
Le nombre des bénéficiaires ne cesserait d’augmenter dans ce hameau. « Actuellement, nous avons cinq cent bénéficiaires dans notre centre et vingt cinq mille habitants en tout. Certains cherchent à habiter ici, malheureusement, il n’y a pas assez de maison car nous n’en construisons que cent par an », indique ce prêtre.
Le couple présidentiel n’est pas venu les mains vides. Des sacs de riz, de légumes secs, des bidons d’huile, des balles de couvertures et une somme de 20 millions d’ariary ont été remis à cette association humanitaire.
Hery Rajaonarimam­pianina a remercié le Père Pédro Opéka de la lutte contre la pauvreté qu’il mène. « Le combat ne se fait pas en un jour. Nous avons déjà réalisé plusieurs infrastructures et il nous reste beaucoup à faire, selon les priorités. Je vous invite à vous concentrer sur l’avenir et le développement du pays », lance-t-il.

L'Express de Madagascar

Le 18/08/17

Miangaly Ralitera

8. déc., 2015

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Rencontre entre deux humanistes