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19. mai, 2017

Lors de son 17e Assemblée générale à Marrakech au Maroc, l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) a élu son nouveau président pour un mandat de quatre ans. Il s’agit de Sorin Mihai Cîmpeanu, le recteur de l’université de Sciences agronomiques de Bucarest qui a obtenu 133 voix contre 113 pour Ana Gutu, le premier vice-recteur de l’université libre internationale de Moldavie.

Sorin Mihai Cîmpeanu succède ainsi à Abdellatif Miraoui, le président sortant. Le renouvellement des conseils d’administration et associatif a également eu lieu lors de cette Assemblée générale.

A titre d’information, l’Agence universitaire de la Francophonie est une association mondiale d’universités francophones, créée il y a plus de 50 ans. Elle regroupe près de 850 établissements universitaires sur les cinq continents dans plus de cent pays, y compris ceux de Madagascar et de l’océan Indien. Elle a pour mission de promouvoir une francophonie universitaire dynamique impliquée dans le développement économique et social. L’AUF développe des partenariats avec différentes organisations comme l’Unesco, les ONG et des entreprises du secteur privé.

Les Nouvelles

Le 16/05/17

Sera R

23. nov., 2016

6ème Forum des caravanes des dix mots

6. sept., 2016

Francophonie – l'exécutif change de langage

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Le pouvoir revoit ses ambitions à la baisse concernant les chantiers en vue du sommet de l’OIF. À entendre le Président, la fin des travaux n’est pas pour novembre.

Résigné. Le pouvoir semble l’être au point de revoir les échéances des livraisons des chantiers annoncées au départ, en vue de l’accueil du Sommet de la Francophonie. Étant donné la cadence à laquelle avancent la plupart des travaux, l’État revoit sa communication. Certains des gros œu­vres ne seront pas pour le rendez-vous de novembre.
« Si les chantiers sont prêts pour le Sommet de la Franco­phonie, tant mieux, sinon, les travaux continueront », a déclaré samedi, Hery Rajao­narimampianina, président de la République, au cours d’une visite sur les chantiers de l’aéroport d’Ivato et des deux nouvelles routes en construction. Les travaux d’extension du Centre de conférences international d’Ivato (CCI), ont été aussi au programme. Visiblement, l’objectif a été d’affirmer que l’État est « prêt et déterminé », à accueillir le sommet d’Antananarivo. Et ce, même si certaines infrastructures ne seront pas prêtes à temps.
La précision du chef de l’État vient à point, vu les avancées des travaux, quasiment au point mort sur certains chantiers, pour ne citer que ceux qui sont menés au Village de la Francophonie, également dénommé Village Voara. « Conçu et réalisé dans un premier temps pour accueillir le Sommet de la francophonie », comme l’indique le site officiel de la Société d’équipement immobilier de Mada­- gascar (Seimad), le village ne sera finalement pas livré en totalité en novembre.

 

Limogeage


Seul le parc artisanal sera prêt à temps pour accueillir des stands d’exposition, comme l’a annoncé, ces dernières semaines, le ministère auprès de la présidence chargé des Projets présidentiels et de l’amé­nagement du territoire.
Mais la mise au point du chef de l’État semble surtout destinée à calmer les polémiques qui commencent à enfler autour du chantier d’Andohatapenaka. Récem­ment encore, le ministre en charge des Projets présidentiels, Narson Rafidimanana, avait évoqué son intention de demander le limogeage de la directeur général de la Seimad, Olivia Ratsiferana, dont l’équi­pe aurait commis « une erreur de communication ».
La Seimad, appuyée en cela par le président du Comité national d’orientation, Hugues Ratsiferana, a toujours annoncé la livraison « à temps », c’est-à-dire avant le sommet, de l’ensemble des travaux sur le complexe d’Andohatapenaka. On envisage d’y construire un gros bâtiment de plus de 200 appartements, un hôtel 4 étoiles, un centre commercial, un espace de loisirs et même une salle de cinéma.
Le Sommet de novembre, au final, ne paraît avoir besoin que de cette galerie artisanale avec ses stands d’exposition. Des journalistes malgaches qui ont couvert des sommets de la Francophonie, parlent de galeries « faites souvent de tentes et de chapiteaux, et donc facilement démontables ». Mais le gouvernement a tenté de viser haut et a inclus dans le projet Village de la Franco­phonie, le projet Village Voara de la Seimad parmi les bénéficiaires d’un prêt envisagé auprès de la Chine, d’un montant de près de 90 millards d’aria­ry. Aujour­d’hui, le prêt chinois n’est plus à l’ordre du jour et a été retiré de la loi de finances rectificative. Le chantier est donc sus­pendu, et personne ne sait quand il va reprendre.
« Sommet ou pas, les travaux seront terminés », a assuré le chef de l’État, sans donner plus de détails sur la date de livraison ni sur la suite du projet. Et pour faire passer la pilule d’un chantier qui risque de rester un bon bout de temps au stade de chantier, il soutient que le rendez-vous de novembre « n’est qu’un objectif et non pas une finalité. Nous travaillons pour le développement ».
C’est ainsi que le président de la République a mis en avant que les œuvres en construction actuellement ont pour but d’élargir et de mettre aux normes l’aéroport, ou encore entrent dans le cadre du désengorgement et de l’extension de la capitale.
Mais si les excuses et les arguments sont valables pour l’aéroport où il a été affirmé dès le démarrage officiel du projet que seule une partie des travaux est prévue pour le sommet de novembre, ils le sont moins pour les au­tres projets dont les discours de départ avaient matraqué qu’ils « seront prêt à temps », sinon « seront livrés à la fin du mois d’octobre ».

 

Garry Fabrice Ranaivoson

l'express de Madagascar

le 17/08/16