4. mars, 2019

« Appel éclair ». C’est ce que Andry Rajoelina, président de la République, a lancé, hier, durant sa tournée dans le Sud du pays. Un appel éclair pour une mobilisation immédiate des partenaires afin de répondre à l’urgence humanitaire dans cette zone de la Grande île.


Pour sa première sortie, le Chef de l’état accompagné d’une délégation conséquente issue de l’Exécutif s’est rendu à Beloha et Ampanihy, hier. Deux localités dans le Sud du pays, qui sont les plus sévèrement touchées par les maux humanitaires causés, notamment, par les caprices du climat. Le déplacement consistait, aussi, à faire un suivi, avec les partenaires internationaux, des réponses à une première alerte humanitaire causée par la sécheresse, lancée l’année dernière.


Andry Rajoelina a alors, profité de la sa prise de parole en français pour sonner une nouvelle mobilisation générale de tous les acteurs de développement face à la détresse humanitaire dans le « deep South ». Cette fois-ci, à côté des « actions immédiates», le locataire d’Iavoloha veut « mettre en place une stratégie de développement du Grand Sud qui enclenchera véritablement le développement de la région en osant une approche structurelle ».
Le Président de la République annonce ainsi, qu’à cet effet, « une table ronde», réunissant tous acteurs concernés se tiendra incessamment. « L’absence d’une vision claire, d’une gouvernance stable et d’actions pérennes dans cette région l’ont rendu totalement dépendante des aides. Et seuls les programmes et interventions humanitaires ont permis à cette population de survivre », déplore Andry Rajoelina.


Dans son allocution le Chef de l’État soutient qu’« aujourd’hui, ce qu’attend le peuple, ce sont des actions. Pourtant, toutes les actions de développement, d’industrialisation et de modernisation du pays ou d’une région seront vaines si la population s’affaiblit ». Aussi, le Président qui parle de « sauver des vies », demande aux partenaires internationaux d’appuyer l’État dans des mesures urgentes « pour répondre aux besoins immédiats de la population ».
Résoudre le problème de l’insuffisance alimentaire et de l’accès à l’eau potable sont, notamment, les urgences. La construction d’un pipeline qui augmentera de 30 % l’accès à l’eau potable dans la région Androy, a été annoncé, hier. Le chantier devrait démarrer en avril. Le volet santé et éducation sera, aussi, renforcé rapidement, selon le locataire d’Iavoloha.


Pour la recherche de solution durable pour lutter contre l’insuffisance alimentaire dans le « Grand Sud », notamment, une table ronde des acteurs a déjà été organisée durant le précédent quinquennat. La mise en application des solutions identifiées semble prendre du temps à porter ses fruits. Andry Rajoelina martèle que le temps est à l’action. Les stratégies à mettre en place devront alors conduire à des résultats rapides et pérennes.

L'Express de Madagascar

Le 30/01/19

G.F.R.

25. août, 2017

La Commission européenne lance des procédures d’infractions contre 3 pays

La Commission européenne a décidé mardi de lancer des procédures d'infraction contre la Hongrie, la Pologne et la République tchèque pour leurs manquements persistants dans l'accueil des réfugiés.

 "Ces derniers mois, la Commission a appelé à de nombreuses reprises les Etats membres qui n'ont pas encore relocalisé une seule personne, ou qui ne se sont pas engagés à relocaliser des réfugiés, à s'exécuter", indique l'exécutif européen mardi. "Malheureusement, malgré ces appels répétés, la République tchèque, la Hongrie et la Pologne, en violation de leurs obligations légales découlant des décisions du Conseil et de leur engagements envers la Grèce, l'Italie et d'autres Etats membres, n'ont toujours pas entrepris les actions nécessaires." La Commission a dès lors décidé de lancer des procédures d'infraction contre les trois pays.

Le rythme des relocalisations continue par ailleurs à un rythme plus cadencé dans les autres Etats membres de l'UE, comme la Commission l'avait déjà remarqué dans des rapports précédents. L'exécutif européen se réjouit par ailleurs que près de trois quarts des réinstallations promises (16.419 personnes réinstallées sur les 22.504 réinstallations décidées en juillet 2015) aient déjà été réalisées.

Le bilan pour les relocalisations (transferts vers les autres Etats membres de personnes arrivées en Grèce et en Italie) est moins positif, même si 10.300 personnes ont été relocalisées depuis janvier 2017.

Dans un communiqué, le CNCD-11.11.11, la coupole d'associations nord-sud, pointe le mauvais bulletin de la Belgique en la matière, car à moins de trois mois de l'échéance fixée par l'UE, le pays n'a relocalisé en deux ans que 623 demandeurs d'asile sur les 3.812 prévus par l'UE.

7sur7

La Vérité

Le 14/06/17

 

8. janv., 2016