18. nov., 2019

Le Huffpost

13/11/2019

La conférence de Hollande annulée à la fac de Lille indigne la classe politique

En marge des rassemblements pour dénoncer la précarité étudiante, une porte du ministère de l'Enseignement supérieur a été enfoncée et une conférence de François Hollande empêchée.

Par Jade Toussay

POLITIQUE - “La violence ne peut avoir de place à l’université”. La ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal a “condamné les violences et dégradations” commises ce mardi 12 novembre en marge des rassemblements organisés après l’immolation d’un étudiant à Lyon, un geste fait pour dénoncer la précarité étudiante. Mais c’est surtout l’annulation de la conférence de François Hollande à Lille qui a fédéré la classe politique. 

À l’appel de deux syndicats, plusieurs centaines d’étudiants se sont réunis devant les Crous de France et certaines universités. À Paris en début de soirée, un cortège sauvage s’est dirigé vers le ministère de l’Enseignement supérieur et a enfoncé une des portes tandis qu’un tag “La précarité tue”, mot d’ordre des rassemblements, était inscrit sur un mur.

Dans un communiqué transmis aux rédactions, la ministre de l’Enseignement supérieur a condamné ces agissements, affirmant que si “le geste tragique commis par un jeune homme vendredi dernier suscite une émotion légitime (...) la violence ne peut pas avoir de place à  l’université.”

“Les appels à la violence et les menaces de mort adressés aux responsables des CROUS qui se sont multipliés tout au long de la journée sont inadmissibles”, écrit Frédérique Vidal. Dans une publication Facebook, le jeune homme expliquait avoir choisi de s’immoler spécifiquement devant le Crous, dont l’objectif est de “favoriser l’amélioration des conditions de vie des étudiants”, pour viser “un lieu politique, le ministère de l’Enseignement supérieur et par extension le gouvernement”. 

Quatre jours après le drame, l’étudiant de 22 ans, brûlé à 90%, était toujours “entre la vie et la mort” ce mardi. 

La conférence de Hollande annulée, une “entrave à la liberté d’expression”

Frédérique Vidal est également revenue sur l’annulation d’une conférence de François Hollande à la faculté de droit de Lille, après l’intrusion de manifestants dans l’amphithéâtre. L’ancien président, tout comme Emmanuel Macron et Nicolas Sarkozy avaient été cités par le jeune qui s’est immolé comme responsables de sa situation et de son geste. 

“La ministre rappelle que l’université doit rester un lieu d’ouverture, de débat et de tolérance. Il est inconcevable que la venue d’un ancien Président de la République puisse être empêchée au sein de l’espace universitaire, par l’action violente de quelques-uns. Porter atteinte à la liberté de débattre, c’est porter atteinte aux valeurs de l’université et de la République”, précise le communiqué. 

L’irruption de manifestants dans l’amphithéâtre et l’annulation de cette conférence ont provoqué une vague d’indignation de plusieurs partis politiques, du Parti socialiste à la droite, voire à l’extrême droite. 

Le ministre de la Culture Franck Riester a notamment estimé qu’il s’agissait d’une “intolérable entrave à la liberté d’expression”, soutenu par son collègue à l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer et la porte-parole LREM Aurore Bergé.

À gauche, Julien Dray et l’ancien ministre Patrick Kanner du Parti socialiste ont également dénoncé un “climat de violence”, tandis qu’à droite, l’ancien président socialiste recevait le soutien de Xavier Bertrand, ancien membre des Républicains, et Jean-Pierre Raffarin. 

Philippe Vardon, du Rassemblement national, en a pour sa part profité pour s’en prendre à “la gauche radicale” qui “bien avant Hollande” aurait “empêché des élus ou d’intellectuels déplaisant à ces censeurs d’intervenir dans les universités”. 

 

4. mars, 2019

« Appel éclair ». C’est ce que Andry Rajoelina, président de la République, a lancé, hier, durant sa tournée dans le Sud du pays. Un appel éclair pour une mobilisation immédiate des partenaires afin de répondre à l’urgence humanitaire dans cette zone de la Grande île.


Pour sa première sortie, le Chef de l’état accompagné d’une délégation conséquente issue de l’Exécutif s’est rendu à Beloha et Ampanihy, hier. Deux localités dans le Sud du pays, qui sont les plus sévèrement touchées par les maux humanitaires causés, notamment, par les caprices du climat. Le déplacement consistait, aussi, à faire un suivi, avec les partenaires internationaux, des réponses à une première alerte humanitaire causée par la sécheresse, lancée l’année dernière.


Andry Rajoelina a alors, profité de la sa prise de parole en français pour sonner une nouvelle mobilisation générale de tous les acteurs de développement face à la détresse humanitaire dans le « deep South ». Cette fois-ci, à côté des « actions immédiates», le locataire d’Iavoloha veut « mettre en place une stratégie de développement du Grand Sud qui enclenchera véritablement le développement de la région en osant une approche structurelle ».
Le Président de la République annonce ainsi, qu’à cet effet, « une table ronde», réunissant tous acteurs concernés se tiendra incessamment. « L’absence d’une vision claire, d’une gouvernance stable et d’actions pérennes dans cette région l’ont rendu totalement dépendante des aides. Et seuls les programmes et interventions humanitaires ont permis à cette population de survivre », déplore Andry Rajoelina.


Dans son allocution le Chef de l’État soutient qu’« aujourd’hui, ce qu’attend le peuple, ce sont des actions. Pourtant, toutes les actions de développement, d’industrialisation et de modernisation du pays ou d’une région seront vaines si la population s’affaiblit ». Aussi, le Président qui parle de « sauver des vies », demande aux partenaires internationaux d’appuyer l’État dans des mesures urgentes « pour répondre aux besoins immédiats de la population ».
Résoudre le problème de l’insuffisance alimentaire et de l’accès à l’eau potable sont, notamment, les urgences. La construction d’un pipeline qui augmentera de 30 % l’accès à l’eau potable dans la région Androy, a été annoncé, hier. Le chantier devrait démarrer en avril. Le volet santé et éducation sera, aussi, renforcé rapidement, selon le locataire d’Iavoloha.


Pour la recherche de solution durable pour lutter contre l’insuffisance alimentaire dans le « Grand Sud », notamment, une table ronde des acteurs a déjà été organisée durant le précédent quinquennat. La mise en application des solutions identifiées semble prendre du temps à porter ses fruits. Andry Rajoelina martèle que le temps est à l’action. Les stratégies à mettre en place devront alors conduire à des résultats rapides et pérennes.

L'Express de Madagascar

Le 30/01/19

G.F.R.

25. août, 2017

La Commission européenne lance des procédures d’infractions contre 3 pays

La Commission européenne a décidé mardi de lancer des procédures d'infraction contre la Hongrie, la Pologne et la République tchèque pour leurs manquements persistants dans l'accueil des réfugiés.

 "Ces derniers mois, la Commission a appelé à de nombreuses reprises les Etats membres qui n'ont pas encore relocalisé une seule personne, ou qui ne se sont pas engagés à relocaliser des réfugiés, à s'exécuter", indique l'exécutif européen mardi. "Malheureusement, malgré ces appels répétés, la République tchèque, la Hongrie et la Pologne, en violation de leurs obligations légales découlant des décisions du Conseil et de leur engagements envers la Grèce, l'Italie et d'autres Etats membres, n'ont toujours pas entrepris les actions nécessaires." La Commission a dès lors décidé de lancer des procédures d'infraction contre les trois pays.

Le rythme des relocalisations continue par ailleurs à un rythme plus cadencé dans les autres Etats membres de l'UE, comme la Commission l'avait déjà remarqué dans des rapports précédents. L'exécutif européen se réjouit par ailleurs que près de trois quarts des réinstallations promises (16.419 personnes réinstallées sur les 22.504 réinstallations décidées en juillet 2015) aient déjà été réalisées.

Le bilan pour les relocalisations (transferts vers les autres Etats membres de personnes arrivées en Grèce et en Italie) est moins positif, même si 10.300 personnes ont été relocalisées depuis janvier 2017.

Dans un communiqué, le CNCD-11.11.11, la coupole d'associations nord-sud, pointe le mauvais bulletin de la Belgique en la matière, car à moins de trois mois de l'échéance fixée par l'UE, le pays n'a relocalisé en deux ans que 623 demandeurs d'asile sur les 3.812 prévus par l'UE.

7sur7

La Vérité

Le 14/06/17

 

8. janv., 2016