Les billets de la matinale RFM Fm 102

11. sept., 2019

Le cirque à Madagascar

Le 21 juin dernier, le premier chapiteau de cirque est arrivé à Madagascar et a été installé à Imaintsoanala à Ambohimangakely.

Un cirque à Madagascar ?

En fait, l’idée n’est pas si nouvelle : en 2004, une artiste de cirque française, Virginie LAVENANT a créé la compagnie « l’Aléa des Possibles ». Cette compagnie est née d’une réflexion autour de la dynamisation de la coexistence humaine à travers la valorisation de la diversité culturelle et artistique du monde.
En 2005, à son arrivée à Madagascar, elle a transmis sa passion à des artistes locaux, des animateurs, des enfants issus des quartiers défavorisés et quatre ans plus tard, elle a ouvert la première école de cirque social à Madagascar, « ChapitoMetisy », lieu d’ancrage de l’Aléa des Possibles, implantée dans les locaux du Fokontany de MandilazaAmbatomitsangana, dans un quartier populaire de Tana.

Et ces artistes de cirque, ont-ils déjà participé à des spectacles ?

Bien sûr, depuis 2009, la compagnie compte une vingtaine de circassiens dont certains qui tournent à l’international, d’autres qui sont en formation en France et le reste à Madagascar.
Si on ne les voit pas, c’est parce qu’ils jouent ici et là en s’adaptant aux conditions imposées par le lieu.
D’ailleurs, ils ont récemment joué leur spectacle « Ombre » à l’Institut Français de Madagascar en mars dernier et ont participé au festival IVENCO en août.

Et tout ça sans chapiteau ?

S’il est vrai que, par définition, le cirque, dont le nom venant du latin « circus » fait référence à une enceinte circulaire, est un spectacle vivant populaire organisé autour d’une scène circulaire ; ses caractéristiques ont eu beaucoup d’évolutions dans le temps. Aujourd'hui, le cirque existe sans sa scène circulaire, en salle ou dans des lieux particuliers, aux côtés de pièces de théâtre, de danse, etc.
Mais maintenant, grâce à l’association « Hetsika Madagascar » basée à Nantes, la troupe « L’Aléa des Possibles » a droit à son chapiteau, un cadeau de l’association.

C’est très gentil de leur part. Et concrètement, quels sont les avantages de faire du cirque ?

Le cirque développe une panoplie de compétence, au-delà de la pratique d’habilités du cirque même : il prépare l’enfant à affronter les défis de demain en lui permettant de développer son potentiel.
Une approche multidisciplinaire, ludique et sécurisée pour les enfants afin de favoriser leur développement moteur dont l’agilité, la coordination, l’équilibre, l’orientation spatiale ainsi que leur développement psychosocial comme l’estime de soi, l’expression de soi, la gestion du stress, la confiance en l’autre, la coopération, l’habilité sociale.
Le cirque permet également de stimuler le développement cognitif : mémoire, concentration, perception spatiale, conscience corporelle, habileté de résolution de problèmes, prise de décision, habileté de communication.
Et bien sûr, la pratique du cirque permet d’acquérir endurance, force, puissance et souplesse.

Intéressant… Et comment fait-on pour intégrer cette troupe ?

Au mois, d’octobre, il y aura une formation préprofessionnelle, et ceux qui sont intéressés doivent se renseigner sur le calendrier des auditions qui auront lieu à l’école de cirque à Mandilaza-Ambatomitsangana.

Comme dirait Monsieur Loyal : c’est sous vos applaudissements que nous refermons ce billet !

 

7. août, 2019

Game of Thrones

Surprenant de bout en bout, « Game of Thrones » mélange, avec génie, politique, tragédie et héroïque-fantasy à travers ses récits.

« Game of Thrones » ? Qu’est-ce que c’est ? Une série ou un livre ?

Les deux : l’écrivain George R. R. MARTIN a créé l’œuvre romanesque « A Song of Ice and Fire », dont le premier volet intitulé « A Game of Thrones » en 1996 ; qui sera publié en français sous le titre « Le Trône de fer » en 1998. Puis David BENIOFF et D.B. WEISS l’ont adapté en série télévisée en 2011.

Certains disent que c’est devenu un incontournable. Mais il y en a qui ne connaissent pas. De quoi ça parle ?

L’histoire se déroule sur les continents fictifs de WESTEROS et ESSOS à la fin d’un été d’une dizaine d’années et où trois grandes intrigues s’entrelacent :
La première intrigue raconte l'histoire de Jon SNOW et de la future menace croissante de l'hiver approchant, des créatures mythiques et légendaires venues du Nord du Mur de WESTEROS qui sépare le Royaume des Sept Couronnes de la menace située au-delà.
La deuxième intrigue relate la démarche de Daenerys TARGARYEN au sud d'Essos, la dernière représentante en exil de la dynastie déchue en vue de reprendre le Trône de Fer, symbole du pouvoir absolu.
La troisième intrigue conte l'histoire des membres de plusieurs familles nobles, dans une guerre civile pour conquérir le Trône de Fer du royaume des Sept Couronnes.

Et pourquoi un tel engouement pour cette série ?

Alors que ce n’était encore qu’un roman, « Game of Thrones » avait déjà suscité l’engouement du public. Probablement grâce à son réalisme et ses nombreuses inspirations tirées d’événements, de lieux, de personnages historiques réels tels la guerre des Deux-Roses, le mur d'Hadrien ou Henri Tudor. De plus, la série explore des sujets tels le pouvoir politique, le changement climatique, la hiérarchie sociale, la religion, la guerre civile, la sexualité et la violence en général. Et surtout, sa musique et son générique sont devenus mythiques.

Et ici, à Madagascar, cette série est-elle aussi connue ?

Oui, GOT comme l’appellent les fans a également conquis Madagascar où l’on compte un sacré paquet d’inconditionnels des huit saisons de la série.

Maintenant nous en savons un peu plus sur « Game of Thrones » et nous pouvons refermer ce billet.

 

 

6. août, 2019

Le parc national de l’Isalo

Le parc national de l’Isalo a toujours occupé la première place du classement des parcs nationaux les plus visités à Madagascar. Mais actuellement, d’autres parcs arrivent à le détrôner.

Pour ceux qui ne le connaissent pas, où se trouve le parc national de l’Isalo ?

Le parc national de l’Isalo se trouve dans la région d’Ihorombe, à proximité de la commune de Ranohira, à 701 km au sud-ouest d’Antananarivo, en prenant la RN7.
Il a été créé en 1962 par le décret N°65-371. Il a été géré par l’ANGAP depuis 1997, avec l’avènement du Programme Environnemental II, puis actuellement par le réseau Parcs Nationaux Madagascar.

Que peut-on trouver dans ce parc ?

Certains parleront d’un paysage lunaire : un massif ruiniforme de grès continental datant du jurassique avec sa géomorphologie typique avec des sculptures naturelles telles la Reine de l’Isalo ou la Fenêtre, et sa végétation rupicole endémique (Aloès, Euphorbes, Pachypodium, Kalanchoe …), et la faune spécifique de cet habitat exceptionnel (des reptiles de rochers dont la grande majorité est endémique).
D’autres parleront de la piscine naturelle ainsi que des circuits des Canyons comme le Canyon des Rats et le canyon des Singes.

Et alors pourquoi d’autres parcs le détrônent actuellement ?

Parce que selon l’Office du Tourisme IsaloIhorombe, cette destination coûte plus cher pour les touristes étrangers. En effet, comme nous l’avons dit précédemment, pour aller au parc de l’Isalo au départ de l’aéroport d’Ivato, il faut encore soit prendre un taxi-brousse sur plus de 700km, soit prendre un vol intérieur pour Toliara et continuer en voiture ; ce qui est, dans les deux cas, un investissement non négligeable.

Dans ce cas, comment attirer plus de touristes ?

En améliorant la prestation des services culturels et linguistiques par la mise en place d’un centre deformation des différents métiers en tourisme et la participation de la communauté locale. De plus, le site propose plusieurs activités telles la via ferrata, le festival Karitaka, le marathon international annuel de l’Isalo, la balade à vélo à travers les paysages ou le seul hôtel 4-étoiles de la région Ihorombe.

Maintenant nous en savons plus sur le parc de l’Isalo et nous pouvons refermer ce billet.

 

 

5. août, 2019

Le Rova de Manjakamiadana

Trônant sur l’une des plus hautes collines d’Antananarivo à 1 463m d’altitude et visible à des kilomètres, le Rova de Manjakamiadana ou palais de la reine est devenu le symbole de la capitale malgache. Des années après l’incendie qui l’a ravagé le 6 novembre 1995, il semble avoir actuellement retrouvé son éclat d’antan.

La dernière reine de Madagascar a quitté le Rova pendant la colonisation. Qu’est-il devenu depuis ?

Le 28 février 1897, Ranavalona III a quitté le palais et le 3 mars de la même année, un arrêté a installé trois nouvelles entités dans le Palais de la Reine : l’école Le Myre de Vilers, un musée commercial et un musée historique.

Ah ? Le Rova était une école ?

Oui, cette école fut inaugurée le 20 avril 1897 et occupait la grande salle du rez-de-chaussée qui devint un amphithéâtre pouvant contenir 300 élèves. Puis elle céda la place au musée d’Histoire naturelle, quand la vocation exclusivement muséographique des lieux se confirma.

Un musée d’histoire naturelle ?

Exactement, un musée d’histoire naturelle groupant des collections de l’Académie malgache : une collection de magnifiques spécimens naturalisés de reptiles, de poissons, d’oiseaux, d’insectes, etc. une collection de roches, de minéraux et de coquillages fossiles.
Jully ANTHONY, architecte de la Résidence – nommé conservateur du nouveau musée, aménage en premier la salle du premier étage. C’est une immense pièce à plafond très élevé d’une superficie de 360 mètres carrés. Il y regroupe les souvenirs laissés par les souverains merina : mobilier, costumes, lamba, filanjana, étendards, etc.

Et il est donc devenu un vrai musée ?

C’est ça, il renfermait des objets de valeur trouvés dans les tombes d’Ambohimanga lors du transfert des restes royaux dont les lits de parade de Radama 1er et de Rasoherina. Et depuis 1928, la salle des beaux-arts ou salle « Louis du Moulin » (nom de son créateur) était ouverte au deuxième étage. Elle comprennait des toiles d’artistes français, des œuvres des boursiers de Madagascar et des reproductions des chefs d’œuvre de la peinture française. Au même niveau, une pièce plus petite était attribuée aux peintres malgaches.
Et dans les palais annexes, Manampisoa fut réservé aux objets personnels les plus caractéristiques des souverains tels les pistolets, la tabatière et le cahier d’écriture de Radama 1er dans la salle 2, une soupière d’argent, les couronnes et le sabre de Ranavalona 1ère dans la salle 3 ; de nombreuses horloges, des Bibles, des livres de cantiques, des couronnes et des sceptres appartenant à Ranavalona III dans la salle 8.

Malheureusement, l’incendie a tout ravagé… En sait-on plus sur les causes ?

Le samedi 6 novembre 1995, un énorme incendie d’origine encore inconnue de nos jours à ravagé le Palais de la Reine, le temple, les tombeaux et les bâtiments à l’intérieur de l’enceinte du Rova. Le fait que le palais ait gardé une grande partie de ces matériaux en bois a facilité la progression des flammes et des dégâts. Une fois les flammes maitrisées, il ne restait plus que des décombres de pierres.
Une très grande partie des objets, des tableaux et autres œuvres d’art a aussi été perdue dans l’incendie. Seule une infime partie a pu être sauvée et conservée au Palais d’Andafiavaratra avant la réouverture du Rova au public.
En 2015, 45 reproductions de tableaux détruits dans l’incendie ont été réalisées et remises par le gouvernement allemand aux autorités. Ces reproductions ont été possibles grâce à des photos réalisées en 1988, précaution utile avant une grande reconstruction du palais. Plusieurs tableaux réalisés par des peintres malgaches ont aussi intégrés la liste des œuvres actuellement exposés à Anatirova.

Maintenant nous en savons plus sur le Rova de Manjakamiadana et nous pouvons refermer ce billet.

 

2. août, 2019

Les faiseurs de musique

Les créateurs d’instruments de musique tentent tant bien que mal d’attirer l’attention du grand public. Pourtant leurs produits contribuent à faire résonner les jolies notes mélodieuses aux quatre coins du monde.

On parle beaucoup d’instruments de musique, mais pas de ceux qui les fabriquent. Pourquoi ?

Il y a peu d’événements qui les mettent en avant. Seule la fête de la musique, chaque 21 juin, peut les mettre en avant. Et pour l’occasion, depuis trois ans, l’Alliance française d’Antananarivo organise « Les faiseurs de musique », un événement réunissant les fabricants d’instruments de musique traditionnels.

Quels sont ces instruments de musique traditionnels qu’ils fabriquent ?

Un xylophone tout en palissandre composé de plusieurs pièces de bois d’âges différents dont les plus vieux produisent des sons plus clairs.
Une combinaison de trois flûtes en une, qui présente un côté pratique : c’est pour les concerts au cas où le flûtiste, dans la précipitation, oublie son instrument.
Un kabôsy chromatique qui peut produire différents accords et les sons d’une guitare solo.

Et la valiha ?

La valiha chromatique ressemble à la valiha traditionnelle, à ceci près qu’elle compte des cordes supplémentaires pour les dièses et des bémols qui sont accessibles seulement dans une partie de l’instrument.

Pourquoi ces instruments attirent peu les gens ?

C’est leur aspect rustique qui n’attire pas vraiment le public lambda.
Pour attirer les visiteurs, leur passage est souvent accompagné de démonstrations afin de mettre l’ambiance mais surtout pour essayer d’accrocher les oreilles averties.

Maintenant nous en savons un peu plus sur les faiseurs de musique et nous pouvons refermer ce billet.