Les billets de la matinale RFM Fm 102

28. juil., 2017

On va danser dans le billet du jour d’aujourd’hui en présentant les différentes danses traditionnelles malgaches. C’est vrai que maintenant, même la culture subit les affres de la mondialisation, il est temps de remettre la danse traditionnelle au gout du jour. Avec les musiques tropicales, on en connait quelques-unes comme le baohejy (lire bàweji) ou le malesa mais il y en a encore tant d’autres et pour toutes les régions.

Et tu vas nous les présenter ?

Oui, on commence par la région de Sofia, avec la tribu des Tsimihety, on a le sarebareba, le sanadera, le rebika, le alalaosy (alalôsy) et le somaradaka. Des danses qui s’exécutent pendant les fêtes traditionnelles ou les mariages.

Et bien, ça danse beaucoup chez les Tsimihety, qui dit mieux ?

Oui, on a aussi les danses des Sakalava, avec le trotrobe, le masevy, le masaka, le garadeky,, le dabalava, le dihimboay. Des danses de fêtes aussi.

Donc, c’est en fonction des régions et des tribus ?

Exactement, par exemple, la danse du dabalava et le katoko, est dansée par tous les tribus de la région Sofia et le baramandraoka est partagé par les bara et les betsileo tout comme le baohejy qui est dansé un peu partout dans les régions côtières.

Ça fait déjà beaucoup de type de danse, il y en a encore ?

Chez les betsileo, il y a le kidodo, qui a plusieurs variantes et qui se danse pendant les fêtes et aussi le asampinga.

On n’a pas parlé des danses de la région du sud !

Si tout le monde connait le tsapiky, il y a aussi le hazolahy, le mangaliba du sud-est, le konoke, le hoarahoma, le ambio et le antsandringa

Et bien, ça en fait des danses….

Eh oui, et pour apprendre à les danser, c’est déjà une autre histoire, mais il faut le faire pour ne pas oublier. Les danses traditionnelles font partie de la culture malgache donc il faut les valoriser.

27. juil., 2017

Dans ce billet de ce jour, nous allons évoquer les nouveaux billets qui viennent tout juste de sortir des banques. Jusqu’ici, l’accueil est assez mitigé, nous n’allons pas entrer dans ce débat du « on aime ou on n’aime pas » car, les goûts et les couleurs, ça ne se discutent pas. En revanche, nous allons parler des réelles conséquences de l’arrivée de ces nouveaux billets du point de vu purement impartial.

D’accord, alors, qu’est-ce que ces nouveaux billets vont nous apporter ?

Eh bien, la première nouveauté, c’est l’arrivée du billet de 20.000 ar, et à l’heure actuelle, c’est la plus grosse coupure au monde. C’est vrai qu’on est encore loin de l’absurdité zimbabwéen d’il y a quelques années avec les coupures à 7 ou 8 chiffres mais, 20.000ar, c’est quelque chose ! Sachant que la majorité des malgaches vivent avec un quart de ce somme dans une journée, la première difficulté liée à ce billet sera un problème de transaction.

C’est-à-dire ?

Cela veut dire que si tu tends un billet de 20.000 ar pour t’acheter un paquet de chips à 500 ar, le commerçant va faire une grosse grimace avant de te rendre la monnaie, s’il accepte même la transaction, ce qui n’est pas certain..

Mais, on a dit que les 20.000ar ne seront pas donnés à tout le monde ?

Oui, il parait qu’ils vont servir uniquement aux grosses transactions, on les appelle « des coupures de thésaurisation », ça veut dire des coupures pour garder l’argent et non pour le faire circuler, un peu comme les billets de 500 euros. Mais tôt ou tard, cela finira par circuler partout et c’est inévitable.

Et on dit aussi que notre monnaie perdrait de sa valeur avec les nouveaux billets, c’est vrai ou faux ?

La valeur de notre monnaie est définie par plusieurs paramètres puisqu’on applique un taux de change fluctuant suivant le marché interbancaire des devises. Les responsables affirment qu’il y a des méthodes qui permettent de veiller à ce que notre monnaie ne perde pas sa valeur donc, attendons de voir.

Et le blanchiment d’argent, on dit aussi que ce sera plus facile avec ces nouveaux billets ?

Plusieurs experts ont dit que c’est fort possible, car avec les grosses coupures, il est plus facile de faire circuler une grosse somme d’argent. Cette crainte est justifiée car si les autres pays ont décidé de supprimer les grosses coupures, le risque de blanchiment d’argent est le premier motif évoqué. Mais encore une fois, nous avons une institution qui lutte contre ça donc, attendons de voir les mesures qu’elle va proposer.

 

26. juil., 2017

Le billet de ce jour sera centré sur l’économie et on parlera de l’arbitrage et la médiation économique.

Et qu’est-ce que c’est ?

L’arbitrage consiste en un mode juridictionnel privé pour régler des litiges commerciaux sans aller au tribunal. La médiation est aussi une méthode pour régler les conflits entre les parties.

Quelle est la principale différence entre la médiation et l’arbitrage ?


La principale différence entre l’arbitrage et la médiation réside dans le fait que l’arbitrage débouche sur un titre exécutoire sous la forme d’un jugement arbitral, les deux parties sont donc obligés de s’y plier. Alors que la médiation se solde par un accord entre les parties qui ne constitue pas un titre exécutoire et donc il n’y a pas d’obligation de réalisation des termes de l’accord.

Donc il y a un médiateur et un arbitre ?

Oui, ils sont là entre les deux parties. Un médiateur est un spécialiste de la gestion du conflit, un expert de la relation, formé pour accompagner la résolution d’un différend en restaurant le dialogue entre les parties. Son expertise consiste à offrir aux personnes un espace de discussion et à les accompagner vers le choix d’une solution commune acceptable pour chacun d’eux.

Un arbitre est une personne qui intervient pour prendre des décisions afin de trancher un différend entre les entités en conflit. L’arbitre est un véritable juge qui est choisi par les plaideurs et dont la décision s’impose à ces derniers. 

Et on a des spécialistes sur ça chez nous ?

Oui, on a le centre d’arbitrage et de médiation de Madagascar (CAMM) et les entreprises peuvent faire appel à son service.

Et donc, ils peuvent remplacer le tribunal ?

Leur objectif est de régler les conflits sans passer par la case procès mais cela ne veut pas dire qu’il le remplace, ils sont là pour compléter le tribunal commercial en donnant des solutions sur mesure aux deux parties.

 

25. juil., 2017

La nature sera à l’honneur dans le billet de ce jour, et plus précisément, les oiseaux. En effet, au beau milieu de la ville d’Antananarivo, dans le quartier d’Alarobia, il existe un parc pour les oiseaux, le parc de Tsarasaotra classé RAMSAR pour la convention des zones humides.

C’est quoi ce parc exactement ?

C’est un parc privé familial, le lac d’alarobia fait partie du domaine. Le Parc en entier est protégé par un enclos traditionnel. Il couvre une superficie totale de 27ha, dont 5 ha de zone humide protégée par la convention de RAMSAR. 4,54 ha sont constitués d'un lac d'eau douce et 0,35 ha d'un îlot localisé en son milieu

C’est quoi, RAMSAR ?

La Convention de Ramsar, officiellement Convention relative aux zones humides d'importance internationale particulièrement comme habitats des oiseaux d'eau, aussi couramment appelée convention sur les zones humides, est un traité international adopté le 2 février 1971 pour la conservation et l'utilisation durable des zones humides, qui vise à enrayer leur dégradation ou disparition

Et donc, qu’est-ce qu’on trouve là-bas ?

On y dénombre actuellement 14 espèces et sous-espèces d'oiseaux d'eau. En tout, 64 espèces d'oiseaux ont été recensées sur le site. C’est ce qui le rend si particulier, d’où son deuxième nom « l’île aux oiseaux d’alarobia ».

Ça fait longtemps qu’il est là ce parc ?

C'est là que résidait Rainiliarivony, Premier ministre de la Reine Ranavalona à la fin du XIXe siècle, puis le petit-fils de celui-ci a hérité du parc et c’est lui qui l’a revendu à une autre famille qui l’a transformé en parc.

C’est un parc privé, mais il est ouvert aux visiteurs ?

Oui, il accueille des visiteurs, des chercheurs, des universitaires, etc. et pour les écoles malgaches, la visite est gratuite pour sensibiliser les jeunes à préserver la nature.

Donc, ces 64 espèces d’oiseaux sont là tout le temps ?

Non, il y a des oiseaux migrateurs parmi eux. Ce site est une zone humide avec  son lac, alors les oiseaux y vont surtout pour se reproduire surtout, même s’il y a quelques espèces résidentes. C’est un peu comme les baleines de Sainte-Marie. C’est pour ça que le site est très important et qu’il est sous la protection de WWF, du Birdlife international et de Peregrinefund

 

24. juil., 2017

Un peu de tradition pour le billet de ce jour. Nous évoquerons un sujet qui rappelle la culture malgache par excellence est qui est le lambamena. C’est la soie malgache.

Mais c’est quoi exactement le lambamena ?

A l’origine, c’est le tissu qui sert à ensevelir les morts selon la tradition malgache. Mais actuellement, ce tissu subit une petite révolution et se décline sous plusieurs articles.

Et qu’est-ce qui le rend si particulier ?

Il est tissé à la main et les fils sont fait avec la soie fabriquée par les vers à soie. Chez nous, le mode de fabrication de ce tissu n’a pas changé depuis la nuit des temps. On commence par élever les vers à soie, puis quand ils produisent les fils, il faut les récupérer et les enrouler avant de les tisser pour en faire des tissus.

Ça a l’air compliqué ?

Assez, c’est pour cela que le métier de tisserand relève d’un savoir-faire ancestral et en général, ce savoir-faire se transmet en famille ou entre voisins. Et c’est pour cela aussi que le lambamena est qualifié de tissu noble car il faut du travail et du temps pour le réaliser.

D’accord, et donc, maintenant, même les vivants peuvent le porter ?

Oui, et pour faire la différence, on l’appelle « lamba landy » pour les vivants. Ce n’est pas si nouveau que ça, plusieurs personnes le portaient déjà avant mais la généralisation s’est faite depuis ces 20 dernières années. On le porte sur les épaules, ou un peu comme les châles  mais même la façon de le porter signifie beaucoup de chose donc il faut savoir le faire. Et il y a aussi des robes ou des chemisiers pour homme.

Et ça se trouve où, si on veut en acheter ?

A côté de l’hôpital HJRA à Anosy, il y a plusieurs vendeurs, sinon il y a des boutiques spécialisées aussi.

Mais cela ne doit être cher ?

C’est vrai que le prix est un peu plus cher que les autres tissus mais le fait est que c’est un tissu particulier qui vaut son prix… c’est une façon d’aller la tradition et la modernité.