Les billets de la matinale RFM Fm 102

19. janv., 2018

Aujourd’hui, nous allons parler du patrimoine malgache. Ici à Madagascar, on s’accorde tous à dire que notre patrimoine est une richesse, mais paradoxalement, la sauvegarde de celui-ci semble être une tâche difficile.

Juste pour qu’on se mette d’accord ce que c’est qu’un patrimoine ?

Le patrimoine culturel se définit comme l'ensemble des biens, matériels ou immatériels, ayant une importance artistique et/ou historique certaine, et qui appartiennent soit à une entité privée (personne, entreprise, association, etc.), soit à une entité publique (commune, département, région, pays, etc.) ; cet ensemble de biens culturels est généralement préservé, restauré, sauvegardé et montré au public, soit de façon exceptionnelle, soit de façon régulière (château, musée, église, etc.).

On en a beaucoup à Madagascar ?

Oui, comme le palais de la reine, les palais anciens, les rares musée qu’il y a dans notre pays. En réalité, nous en avons beaucoup mais peu de malgaches y prête vraiment attention. Et c’est pareil jusqu’aux plus hautes autorités responsables.

Mais pourtant, ce genre de chose est important, non ?

Le patrimoine fait appel à l'idée d'un héritage légué par les générations qui nous ont précédés, et que nous devons transmettre intact ou augmenté aux générations futures, ainsi. C’est donc le devoir de tous de le valoriser.

Et qu’est-ce qu’il faut faire pour ça ?

Commençons par éviter de détruire le peu qui reste d’abord. Il faut que tous prennent conscience de l’importance de notre patrimoine. Ensuite, quand on aura pris conscience de sa valeur, on pourra en tirer de la richesse et même créer de nouveau patrimoine pour la génération suivante.

C’est plus facile à dire qu’à faire !

Comme toute chose mais avec un peu de bonne volonté, on y arrive, un pas après l’autre. Et si la population y met du sien, les autorités la soutiendront. Evitons de mettre le feu partout par exemple, évitons encore de couper tous les bois précieux de nos forêts, évitons aussi d’exporter clandestinements nos tortues et autres animaux ! C’est tout cela aussi notre patrimoine ! Notre patrimoine le plus important, c’est la faune et la flore de notre île.

 

18. janv., 2018

Nous arrivons maintenant au moment du billet. Ce matin, nous allons parler des food court, cela vous donnera des idées pour votre pause déjeuner.

Les food court, rappelle-nous ce que c’est !

Ce sont les points de restauration dans les centres commerciaux. Maintenant que les galeries marchandes fleurissent dans chaque coin de la ville, la plupart d’entre elles abritent un food court à l’intérieur. Ça évite de sortir pour manger quand on fait ses courses.

Ah oui, ces points-là ! je vois très bien de quoi tu parles !

Exactement, et il y en a pour tous les goûts, de la crêperie à la pizzeria en passant par les snacks, pâtisseries, bars et autres glaciers. Ils nourrissent à la fois les clients qui passent dans la galerie mais ils servent aussi les employés de ces centres commerciaux.

Mais qui a eu cette idée ?

Les food court, il y en a depuis les années 80. Ce sont les américains qui en ont installé les premiers dans leurs aéroports et leurs centres commerciaux, ils ont commencé avec des restaurations rapides et ensuite ils ont diversifié. Chez nous, ça commence tout juste à faire partie du paysage. Et comme c’est nouveau, certain vont dans les centres commerciaux exprès pour ça !

On ne devrait pas ?

Si, rien n’empêche de le faire mais seulement, à l’origine, si on veut sortir pour manger, il y a des endroits dédiés à cela ; et ce ne sont pas les food court. Mais les patrons des food court ont bien compris cette particularité et donc, ils adaptent leur resto cette clientèle. C’est pour cela que maintenant dans les food court, il y a plus de choix que dans un restaurant.

Il n’y a rien de mal à ça !

Absolument pas, nous vous invitons d’ailleurs à aller faire un tour dans ces lieux car certains d’entre eux offrent une expérience agréable. Avec la concurrence, les prestataires font l’effort d’accorder confort et service pour se différencier et satisfaire le client.

Ça donne l’eau à la bouche tout ça ! sur ce, nous refermons cet apetissant billet de la matinale.

 

 

17. janv., 2018

On parle souvent de l’éducation dans notre billet de la matinale, et nous allons encore le faire puisque le sujet de ce matin, c’est la situation des enseignants à Madagascar. Si aupavant, les élèves rêvaient de devenir enseignants, ce métier semble aujourd’hui beaucoup moins valorisé, du fait des grèves nombreuses et des difficultés liées à la profession. Il est peut-être temps de connaitre la situation de nos profs.

Oui, commençons par préciser de quelle catégorie d’enseignant parlons-nous ici ?

Nous parlons des enseignants de l’éducation nationale. Ceux qui travaillent dans les écoles publiques, les collèges publics et les lycées publics. Avec le PSE, Plan Sectorielle de l’Education, l’Etat a promis de réserver une partie importante du budget au corps enseignant.

On parlera des fonctionnaires donc ?

Normalement, ils devraient effectivement tous être fonctionnaire, mais ce n’est pas toujours le cas. Le paradoxe est que l’éducation nationale manque d’enseignants donc certains établissements sont obligés d’avoir recours à ce qu’on appelle les enseignants fram, qui sont payés par les parents d’élève ; mais d’un autre côté, ce même Etat, traine un peu des pieds quand il s’agit de recruter de nouveaux enseignants. La grève des normaliens d’il y a quelques jours illustre très bien cette situation.

Mais pourquoi cela se passe ainsi ?

Il se trouve que la politique de l’éducation dépend largement de la couleur du pouvoir en place, la volonté politique doit venir du sommet de l’Etat. Et puis, selon les observateurs, le système de recrutement souffre d’irrégularité. Ce qui rend les choses plus compliquées.

Et comment les enseignants voient-ils leur métier ?

Dans un de tel contexte, c’est dur ! il y a d’un côté la volonté d’assumer leur rôle pédagogique et d’éducateur auprès de leurs élèves et d’un autre côté, il y a l’ambition de vouloir se battre pour de meilleurs traitements et de meilleures conditions de travail. Ils sont convaincus que leur travail est important donc ils attendent que l’Etat reconnaisse cette valeur.

C’est tout à fait légitime après tout.

Oui, et ça peut commencer par chacun d’entre nous, chacun doit valoriser les enseignants et reconnaitre la valeur de l’éducation dans notre pays. Et c’est sur cette superbe suggestion sue nous refermons le billet du jour de notre matinale.

 

16. janv., 2018

Nous parlerons ce matin d’une discipline qui va nous tenir en haleine pendant le dernier mois de cette année, le tour cycliste international de Madagascar.

On va parler de vélo donc ?

Oui, c’est l’événement phare du monde cycliste à Madagascar, il en est à sa 14ème édition. Et pour ceux qui n’auraient pas encore compris, c’est un tour à vélo ! Des coureurs malgaches et internationaux vont y participer. Le dernier tour a d’ailleurs été remporté par un français, Vincent Graczyk.

Et ça se passera comment cette 14ème édition ?

Elle se déroulera du 07 au 17 décembre 2017, sur l’axe Sud et Sud-Est avec un départ à Tuléar. Francis Ducreux, le promoteur du tour, espère avoir une bonne course car le trajet promet de beau parcours pour ces 10 jours.

Il y aura combien d’étape ?

Il y aura 10 étapes. Le départ sera le critérium de Tuléar (90km), puis de Tuléar, la tour passera par Sakaraha, Ilakaka, IhosyAmbalavao, le critérium de Manakara, Mananjary, Irondro, Ambohimahasoa, Ambositra, Antsirabe et la traditionnelle arrivée à Antananarivo, sur les bords du lac Anosy.

Tu disais qu’il y aura des coureurs étrangers ?

Une équipe française et une équipe néerlandaise ont déjà confirmé leur participation au tour cycliste de Madagascar. Les organisateurs attendent encore la confirmation d’une équipe congolaise, ivoirienne, réunionnaise et belge.

Les coureurs malgaches pourront se mesurer à eux ?

Eh bien, ils feront de leurs mieux. Néanmoins, si on regarde en arrière, les malgaches ont remporté ce tour 6 fois, ils sont suivis de près par les français avec 4 victoires. Les ivoiriens et les belges comptabilisent chacun une victoire. Donc on peut dire que les statistiques parlent en notre faveur, et puis nos coureurs connaissent bien le terrain, c’est leur meilleur atout.

Qui sera le vainqueur de ces 2886 Km ?

On connaitra la réponse à cette question le 17 décembre. En attendant, nous refermons ce billet dédié à la petite reine, nom donnée à la bicyclette autrefois chantée par Yves Montant, chanson que nous vous offrons maintenant.

15. janv., 2018

Quel est le point commun entre le ballon ovale et une fille-mère ? C’est l’histoire racontée par l'association « Terres en Mêlées », soutenue par World Rugby dans un documentaire à paraître, on en parle dans le billet de la matinale d’aujourd’hui !

Qu’est-ce que c’est exactement ?

C'est l'histoire de Marcelia, 17 ans, une ado devenue mère deux ans plus tôt et qui vit dans un village de pêcheurs à Antsepoka, le long de la Côte Saphir, au Sud-Ouest de Madagascar. Lorsque Pierre, un éducateur de rugby, lui met un ballon ovale entre les mains, la jeune fille va se révéler très douée et une équipe féminine va se monter, puis défier les autres villages et prendre son destin en main jusqu'à remporter le championnat national à Tananarive.

Et qui a décidé d’en faire un documentaire ?

On doit cette initiative à Pierre Gony, fondateur de l'association solidaire «  Terres en Mêlées », soutenue par World Rugby via son programme Spirit of Rugby. Avec le réalisateur Christophe Vindis, son ami de 20 ans, il a réussi à convaincre plusieurs partenaires de se lancer dans cette réalisation avant d'aller voir le diffuseur.

C’est une histoire vraie donc c’est pour ça que c’est un documentaire. Mais le rugby, ça se joue en équipe non, pourquoi on parle d’une fille seulement ?

Une équipe de filles a été montée sur la Côte Saphir, composée des meilleures joueuses des vingt villages avec le soutien de l’association qu’on vient de mentionnée. Les filles se qualifient à Tuléar et font un voyage de 1 000 km à travers tout le pays pour finaliser la sélection de l'équipe et aller se confronter aux meilleures équipes de Madagascar.

Et donc, le film retrace ce parcours ?

Selon les producteurs et les réalisateurs, la réalité a dépassé la fiction puisqu'elles ont explosé les équipes de la capitale et elles sont devenues championnes. C'est une expérience exceptionnelle. Au-delà de l’aspect sportif, on y a vu une vraie histoire qui finit bien.

Et quand pourra-t-on voir ce film ?

Au début de l'année 2018, le film documentaire sera proposé sur la chaîne publique France Ô, dans le magazine Archipels. Ce n’est plus très loin ! Espérons qu’on pourra le voir sur les chaînes locales.