Les billets de la matinale RFM Fm 102

23. avr., 2018

Nous arrivons au moment du billet de la matinale et ce matin, nous allons vous parler de l’art contemporain ! certains le définissent comme la catégorie d’art que tout le monde a du mal à comprendre mais aujourd’hui, nous allons essayer de mieux le comprendre et de  l’apprécier.

Très bien, par quoi on commence ?

Tout d’abord, sachez que « l’art contemporain » désigne — de façon générale et globale — l'ensemble des œuvres produites depuis 1945 à nos jours, et ce quels qu'en soient le style et la pratique esthétique mais principalement dans le champ des arts plastiques. Dans cette classification, l'art contemporain succède à l'art moderne (1850-1945). Cette désignation s'applique également aux musées, institutions, galeries, foires, salons, biennales montrant les œuvres de cette période.

C’est très large comme définition.

Certes, mais pour être plus précis, j’ajouterai que le terme « art contemporain » est utilisé pour désigner les pratiques esthétiques et les réalisations d'artistes revendiquant de placer leurs œuvres comme « d’avant-garde » et dans la transgression des frontières entre les domaines artistiques communs.

C’est un peu complexe comme concept !

Non, si l’on considère simplement que dépasser les frontières de ce que le sens commun considère comme étant de l'art, c'est-à-dire les arts plastiques, en expérimentant le théâtre, le cinéma, la vidéo, la littérature…, ou une transgression des « frontières de l'art telles que les conçoivent l'art moderne et l'art classique », c’est de l’art contemporain au sens large.

Tout s’explique alors, comment on fait pour l’apprécier ?

Il faut, pour appréhender l’art contemporain, connaître l’histoire, le lieu, parcourir l’œuvre, regarder deux fois, s’éduquer les sens. Chacun est libre de rentrer dans une galerie pour voir, analyser, lire, chercher et comprendre. C’est cette addition de petites expériences qui vont vous permettre d’apprécier l’art contemporain.

C’est un peu vague ça, tu ne trouves pas ?

Commencez par vous pencher sur la manière dont l'art contemporain s'est développé et a évolué depuis 1945. Les artistes sont un peu comme des chercheurs qui expérimentent en s’appuyant sur ce qui a été fait par leurs prédécesseurs. Ils essaient d’être novateurs, d’aller plus loin. Suivre l'évolution chronologique des œuvres contemporaines permet aussi de découvrir les ruptures qui ont jalonné le mouvement et d’appréhender les tendances qu'ont suivies les artistes.

Je pense que tu nous as maintenant donner toutes les pistes pour mieux comprendre cet art nouveau.

 

20. avr., 2018

A la suite des dernières intempéries et autres caprices météorologiques qu’on a subi, plus aucun de nous ne peut nier les changements climatiques auxquels nous faisons face. On en parle aujourd’hui dans le billet de la matinale.

Ce n’est pas si sûr, il y a encore des climato-sceptiques mais tu vas sûrement finir par les convaincre après ce billet !

Il se trouve qu’en ce qui nous concerne, le constat est sans appel. Souffrant des effets du changement climatique, 25% des espèces de la faune et flore malgaches auront disparu dans les années 2080. C’est ce qui ressort du rapport international de WWF intitulé « La vie sauvage dans un monde en réchauffement ».

C’est grave ça ! Et qu’est-ce qui leur font dire ça !

En dépit du maintien de l’élévation de la température sous la barre des 2°C (tel est l’objectif des pays signataires de l’accord de Paris) la situation climatique continuera de menacer les espèces. Selon les experts de WWF « La capacité de dispersion de certaines espèces, dont les oiseaux et les mammifères, vers des habitats plus adéquats pourraient aider ces deux groupes à limiter leur risque de disparition. Avec une augmentation de température de 2°C et une capacité de dispersion adéquate, 14% des espèces d’oiseaux et 7% des espèces de mammifères seront à risque d’extinction dans les années 2080. Ce qui n’est pas le cas des plantes, amphibiens et reptiles, dont le risque d’extinction est plus élevé »

Est-ce que c’est inévitable ?

Pour l’instant, des actions sont menées dans le pays, afin d’éviter d’arriver à un déclin irréversible de la survie des espèces de la faune et de la  flore de Madagascar. Des analyses de vulnérabilité au changement climatique ont été effectuées dans les aires protégées et les régions. De même, des stations climatiques ont été installées, permettant de mieux comprendre les variations climatiques à venir, et d’anticiper afin d’espérer avoir une longueur d’avance sur elles. Les autorités chargées de gérer les catastrophes naturelles sont aussi formées de manière à ce qu’ils soient plus aptes à faire face aux changements climatiques car si la faune et la flore sont menacées par les changements à long terme, les humains subissent déjà les affres des cyclones et des dérèglements climatiques.

Comme quoi, l’environnement est vraiment en danger !

Oui, c’est pour cela qu’il faut continuer à y faire attention et à le préserver autant que possible. Car on dépend tous de l’environnement.

C’est tellement vrai, est c’est sur cette recommandation que nous refermons ce billet de la matinale sur l’environnement.

 

19. avr., 2018

Le 29 mars dernier, la grande île a commémoré l’insurrection qui l’a conduit vers son indépendance. Un évènement majeur dans l’histoire de Madagascar, ce sera le sujet de notre matinale d’aujourd’hui.

Le 29 mars, petit rappel pour tout le monde s’il te plaît !

Le 29 mars 1947 éclate, à Madagascar, une insurrection. La Grande île est encore colonie française à cette époque. La répression va provoquer des milliers de victimes. Rangée dans la catégorie des « crimes coloniaux », la révolte de centaine de milliers de Malgaches, en mars 1947, s’est soldée par un massacre dont l’ampleur est encore méconnue. C’est cet évènement qui est commémoré tous les ans à la date du 29 mars.

 Et comment ça se passe en général ?

C’est à Moramanga et à Antananarivo que se déroulent l’essentiel des manifestations. Cela s’explique par le fait que ce sont ces deux villes qui ont été les théâtres les plus importants des évènements de 1947. Les anciens combattants de cette lutte sont honorés lors de ces évènements, des manifestations s’effectuent pour rappeler à la jeune génération la lutte pour leur indépendance.

Et cette année, comment ça s’est passé ?

La célébration du 71ème anniversaire de la commémoration de la lutte de libération du 29 mars 1947 s’est tenue à Ambohitsaina et à Moramanga, ville emblématique de l’union patriotique. Officiellement sous le thème « Tolom-panafahana 1947 : Firaisankina ho Fisandratan’iMadagasikara », ou « Lutte de libération du 29 mars 1947 : l’ambition collective et l’union pour l’émergence et la renaissance de Madagascar ». Mais c’est aussi une occasion pour les forces politiques en présence d’exprimer leur ressenti par rapport à ces évènements tout en tentant d’en trouver les échos par rapport à ce qui se passe actuellement.

Chacun le commémore à sa façon en fait !

Oui, ça dépend de l’entité ou des personnalités surtout. Mais l’essentiel c’est que personne n’oublie. Car il faut bien connaitre son histoire pour mieux avancer. Renier son histoire ne sert à rien, la reconnaitre permet d’en tirer des leçons pour mieux envisager son avenir. Les commémorations servent à cela. C’est ce que l’on nomme « le devoir de mémoire ».

On ne peut qu’être d’accord avec cette dernière affirmation.

 

18. avr., 2018

Après avoir concédé le nul avec l’équipe togolaise d’Adébayor, les bareas de Madagascar, l’équipe nationale de foot, commence à faire parler d’elle, même si elle a été tenuE en échec par les kosovars. On en parle aujourd’hui dans le billet de la matinale.

Commence par nous parler de cette équipe malgache qui semble retrouver le chemin du succès même difficilement.

Après que la Fédération Malagasy de Football (FMF) ait officialisé la nomination du technicien Français, Nicolas Dupuis, en tant que nouveau sélectionneur des Bareas de Madagascar, ce dernier s’est tout de suite attelé à former une équipe plus réfléchie. Ces deux matchs de préparations se sont effectuées dans le cadre de la préparation à la prochaine CAN de foot.

Donc les bareas sont dotés d’un coach ambitieux qui a effectué des remaniements !

Oui, et parmi les vedettes qui sont arrivées on peut citer Dabo – Fontaine, Mombris, Pascal, Tsiliviva, Amada, Zotsara, Câloin, Tobisoa, Lalaina, Faneva…. Pour vous dire que le nouveau coach a fait appel à des talents tant nationaux qu’expatriés. Et l’un d’eux a particulièrement retenu l’intention, en la personne de Dabo.

Qui est ce Dabo ?

C’est un joueur professionnel expatriés âgé de 25 ans, il occupe le poste de gardien de but et son parcours est pour le moins atypique. Au départ il était ambulancier avant de finir portier.

C’est bien curieux, dis-nous-en plus !

Ibrahim Dabo, réside en France. Au départ, il a commencé en huitième division avec la troisième équipe de l’US Créteil Lusitanos. Manquant de sérieux, il s’est tout de même fait embaucher ambulancier et a relégué le foot dans la case des loisirs. Mais il ne réussit pas à cacher son talent très longtemps et il est convoqué en équipe national, dans la foulée, il monte en troisième division avec le FC Gobelins.

Et donc le nouvel entraineur l’a aussi appelé pour renforcer l’équipe nationale.

Tout à fait, il a même été l’un des premiers choix de Nicolas Dupuis. Et on peut vous dire qu’il n’est pas tout à fait étranger à la bonne prestation de l’équipe malgache face aux togolais pendant ce match de préparation.

Merci d’avoir partagé ces bonnes nouvelles de l’équipe nationales, sur ce, nous refermons ce billet de la matinale tout en sport.

 

17. avr., 2018

Nous sommes en 2018 et malheureusement, la situation de handicap est l'une des principales raisons de l'exclusion scolaire à Madagascar. On en parle ce matin dans le billet de la matinale !

Il n’y a pas une loi contre ça ?

Madagascar a déjà ratifié la Convention internationale relative aux droits des personnes handicapées (Cirdph), fruit des efforts menés par les diverses associations et Ong qui luttent pour la promotion des droits des personnes handicapées depuis plus d’une dizaine d’années. Pourtant, le combat des personnes en situation de handicap (PSH) continue toujours. Et la victoire absolue n’est pas encore pour demain ou après-demain, malgré cette ratification.

Mais qu’est-ce que cette ratification implique ?

L’éradication de toutes les formes de discrimination au niveau social et professionnel qui empêchent les Personnes en Situation de Handicap (PSH) à prendre en main leur avenir, et à prendre part avec facilité à toutes les activités visant un développement local, et national.

Et où est-ce que ces discriminations se font le plus sentir ?

Seuls les hôpitaux et les aéroports sont dotés d’infrastructures permettant de faciliter la circulation et l’accueil des PSH. Et toujours à ce sujet, ni les arrêts de bus ni les bus ne permettent aux PSH de bénéficier d’une faveur particulière, en tant que personnes vulnérables. Par ailleurs, les places réservées aux personnes vulnérables dans les bus ont cessé d’exister depuis plusieurs années.

Et au niveau du reste de la population ?

Les personnes handicapées sont perpétuellement victimes de discrimination en termes d’emploi. Malgré les différents programmes mis en œuvre par l’Etat malgache, seule une PSH sur 20 est acceptée aux tests d’embauche. Et pire, les personnes handicapées n’ont pas non plus leur place au sein des entreprises privées. Même avec leur certificat ou leurs diplômes de fin d’études, elles sont souvent jugées incompétentes par bon nombre d’entreprises privées malgaches.

Qu’est-ce qui est fait pour que cette situation change ?

Contre vents et marée, les associations et ONG ne ménagent pas leurs efforts pour la promotion des droits des PSH. C’est le cas avec le Projet Lamina «Lalanjotra Miaty Namana», cofinancé par l’Union Européenne et l’Ong Lalana, mis en œuvre dans la Commune Urbaine d’Antananarivo (CUA). Ce projet vise la facilitation de la mobilité des PSH et de leur accès aux transports en commun par le biais des actions de plaidoyer auprès des responsables sur tous les échelons.

Espérons que cela changera, mais il faut dire que cela commence par chacun de nous, nous devons changer nos mentalités.