Les billets de la matinale RFM Fm 102

26. avr., 2019

On sait tous qu’il y a plusieurs type de «nouvel an » dans le monde, et d’ailleurs même chez nous, on essaie de remettre à l’honneur le nouvel an malgache, bien que nous sommes encore loin de la popularité et de la rigueur du nouvel an chinois. Nouvel an chinois qui est le sujet du billet d’aujourd’hui.

Les chinois ont des années « animaux » et non des années en chiffre non ?

Chaque année chinoise est associée à un des douze signes du zodiaque chinois, associés aux 12 rameaux terrestres du cycle sexagésimal, qui se succèdent dans un ordre cyclique : rat, bœuf (ou buffle), tigre, lapin (ou lièvre, mais chat pour les Vietnamiens), dragon, serpent, cheval, chèvre, singe, coq, chien, cochon. Chaque année est également associée à un des cinq éléments : métal, eau, bois, feu, terre. Le calendrier chinois actuel est à peu de chose près celui qui fut instauré en -104 par l’empereur Wudi de la dynastie Han.

Donc, finalement, les années correspondent à des chiffres ?

Oui, et cette année, c’est l'année du COCHON DE TERRE (année 4717) a commencé le 5 février 2019 ; elle se terminera le 24 janvier 2020 pour laisser la place au signe du Rat de Métal. Le Nouvel An lunaire ou Nouvel An Chinois est aussi appelé Fête du Printemps.

Et ça se fête comme le nouvel an ordinaire ?

Concrètement, c'est l'occasion pour des millions de chinois de se retrouver en famille pour célébrer cette nouvelle année. Une légende veut que seuls douze animaux avaient répondu présent à l'invitation de l'Empereur de Jade pour le Nouvel An, ce qui donne son origine au Zodiaque et au calendrier chinois : pour les remercier, chacun se vit attribuer une année.

Mais il y a forcément des particularités non ?

Un peu partout dans de nombreuses villes chinoises, on peut assister, dès le jour de l’an, à des spectacles traditionnels de danses du dragon ou de celles du lion ainsi que des représentations impériales comme, notamment, l’interprétation du mariage de l'empereur. Chaque rue, chaque bâtiment et chaque demeure où l’on célèbre le festival du printemps sont décorés de rouge, couleur omniprésente de ce festival et qui symbolise le Bonheur et la chance. Les chinois privilégient la fête du Nouvel An chinois pour se retrouver en famille.

Et chez nous, comment se fête le nouvel an chinois ?

Chez nous, l’Ambassadeur de la République Populaire de Chine, SEMme YANG Xiaorong offre une réception. Ce fut la dernière fois à Nanisana où des élèves de l’Institut Confucius ont assuré le spectacle avec des chants, une démonstration de Kung Fu et la danse du dragon qui représente la santé et le bonheur.

Maintenant, nous savons tous sûr le nouvel an chinois et nous pouvons refermer cette rubrique et passer à la suivante.

 

1. mars, 2019

Ce matin dans le billet, nous allons parler des mobylettes, les célèbres cyclomoteurs de la marque française Motobékane.  Elles ont marqué la jeunesse de la précédente génération, on en parle tout de suite.

On évoque la moto ici donc ?

L'aventure des mobs et des scootsMotobécane/MBK aura duré près d'un siècle. Elle a été marquée par de nombreux modèles, dont certains ont connu un succès retentissant en France, au point d'entrer dans le langage courant à l'instar du frigidaire, de la carte bleu ou du walkman ! Une véritable success story qui continue à passionner plus d’un.

Rappelles- nous les débuts de cette moto !

Peu de gens se souviennent aujourd'hui de la MB1, petite moto de 175 cc conçue au tout début des années 1920 par Axel Bardin et Charles Benoît alors employés de la SICAM (Société Industrielle de Construction d’Automobiles et de Moteurs) basée à Pantin en région parisienne. La marque Motobécane que les deux "B" ont créé avec un troisième (Jules Benezech) en 1924 fait partie de l'histoire du deux-roues en France, notamment grâce à la légendaire Mobylette d'après-guerre et son modèle phare AV88 surnommé la "bleue".

Mais il y a plusieurs types de mobylette donc !

Oui, Quarante ans plus tard après la naissance de la bleue, un autre engin très différent - mais de 49 cc toujours - a marqué plusieurs générations de motards en devenir : le salutaire Booster des années 90, qui symbolise le passage de la marque française sous pavillon japonais (rachat par Yamaha) et le renouveau de "MotoBéKane".

Mais qu’est-ce qui l’a rendu si célèbre ?

La vitesse et la robustesse de ce modèle de 49 cm3 séduisent les adolescents de l’époque qui peuvent la conduire dès 14 ans. Ils l’affublent de surnoms multiples, tels que "bilette", "pétrolette", "tasse à café" ou encore "mob".Moyen de locomotion pour des milliers de jeunes, ce modèle a été le cyclomoteur le plus vendu dans le monde ! Une mobylette mythique dont la production a perduré jusqu'au début des années 1990…encore maintenant, même chez nous, il attire des passionnés, ils ont même un club, ça s’appelle, « voy moto ». Comme quoi, cette moto n’a pas encore fini de faire parler d’elle.

Mais on va devoir la laisser car il faut qu’on passe à la rubrique suivante. Merci de nous avoir parlé de cette bécane.

 

28. févr., 2019

On arrive déjà au second mois de cette année 2019, combien d’entre nous ont tenu leurs résolutions pour la nouvelle année. La plupart ont sûrement déjà tout lâcher, en effet, plus des trois-quarts des résolutions prises en début d’année sont abandonnés. Explications.

Premièrement, ce serait une question de motivation

Qu’il s’agisse d’arrêter de fumer, de pratiquer régulièrement un sport ou de mincir, avant de s’y mettre, la première question à se poser avec honnêteté et précision est «pourquoi?», car si l’on envisage de changer un comportement pour ses proches ou pour la société et que l’on n’appréhende pas la «juste» motivation pour soi, on part avec un moteur risquant de se gripper. La solution serait donc une résolution qui est bien motivé.

Ensuite, c’est question d’objectif !

Bien cerner son objectif s’avère aussi capital. Car, parfois, on peut se tromper de cible. A ceux qui disent vouloir perdre du poids, mais qui au fond veulent être plus désirables, ceux qui veulent cesser de fumer, sans avoir prévu que cela leur ferait gagner du poids, ….il y aussi l’objectif irréaliste, qui met la barre trop haut: «je ne mangerai plus jamais de chocolat», «je resterai toujours à 55 kilos», «je courrai 10 km chaque jour…» Inefficace aussi, l’objectif «vague», sans rétroplanning ni échéance précise… Seuls les «programmes» permettent de transformer le souhait en petites actions accessibles, c’est-à-dire en réalité concrète.

L’absence de méthode

Tous les coaches, entraîneurs sportifs ou chercheurs le confirment: lorsqu’aucune méthode précise de changement n’est envisagée, il y a péril en la demeure. Pour être efficace, cette préparation, qui est aussi mentale, ne doit pas se satisfaire uniquement d’enthousiasme. Ceux qui visualisent leur objectif et les obstacles possibles ainsi que les moyens de les surmonter réussissent davantage que ceux qui écartent toute pensée négative. Donc, il vaut mieux anticiper: si vous avez décidé de manger moins de sucre, visualisez ce que vous allez avaler (un verre d’eau, un fruit…) quand, en entrant en salle de réunion au bureau, vous croiserez l’habituel distributeur de barres de chocolat ou que vous serez confronté aux viennoiseries sur la table.

Dernier point : le style de vie

Eviter de miser trop sur un comportement à éliminer et, ainsi, le dramatiser. En revanche, réfléchir à sa démarche globale de changement s’impose. Conjuguer des résolutions positives jusque-là morcelées peut s’avérer bénéfique: ainsi, suivre un régime, c’est bien, mais le soutenir en faisant du sport, c’est encore mieux car, et c’est vraiment une bonne nouvelle, une pratique profitable renforce l’autre. Une vraie clé pour réussir.

Maintenant, vous avez les clés pour tenir vos résolutions

27. févr., 2019

Nous allons parler de la COP 24 de l’année dernière dans la matinal d’aujourd’hui. La 24e Conférence de l'ONU sur le climat, qui a joué les prolongations un jour supplémentaire pour atteindre 2 semaines en tout, s'est achevée à la mi-décembre  à Katowice (Pologne).

 Mais qu’est-ce que la COP 24 ?

 Le 2 décembre s’est ouvert à Katowice, une petite ville du sud de la Pologne, le 24ème sommet de l’ONU sur le climat, la COP24. Urgences climatiques, fonds environnementaux, rapport alarmant du Giec… sont les ateliers auxquels les 190 pays représentés à la conférence ont discuté pendant presque 2 semaines.

 Et qu’est-ce que cela a donné ?

 La principale résolution est que près de 200 pays sont parvenus à surmonter leurs divisions pour se mettre d'accord sur des règles de mise en œuvre de l'accord de Paris sur le climat, adopté en décembre 2015. Cet accord vise à limiter la hausse de la température mondiale à moins de deux degrés Celsius par rapport à l'époque pré-industrielle.

 On a parlé du GIEC aussi tout à l’heure ?

 Le rapport du Giec (groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat), dernière synthèse de la science climatique mondiale, montre les grandes différences d'impacts entre un monde à +1,5°C et un monde à +2°C, et il explique qu'il faudrait réduire les émissions de gaz à effet de serre de près de 50% d'ici 2030 pour rester sous +1,5°C, objectif idéal de l'accord de Paris.Après l'alarme sonnée en octobre par les scientifiques du Giec, de nombreux défenseurs du climat réclamaient une réponse forte de la COP24 avec un engagement clair de tous les pays à réviser à la hausse d'ici 2020 leurs promesses de réductions de gaz à effet de serre.

 Et comment les participants ont réagi face à cela ?

 Devant l'opposition d'une poignée de pays, en particulier les Etats-Unis et l'Arabie Saoudite, les participants n'ont pu s'accorder pour "accueillir favorablement" le contenu de ce rapport dans le texte final. La COP "reconnaît le rôle du Giec, chargé de délivrer les données scientifiques permettant d'informer" les pays, et "invite les parties à faire usage des informations contenues dans le rapport".

 Il n’y a pas encore eu de grande résolution alors ?

 Si, il y a le suivi des engagements de réduction des gaz à effets de serre. Plus de 160 pays ont déposé depuis 2015 des engagements de réduction de leurs émissions de gaz à effets de serre. Ceux qui ne l'ont pas fait doivent le faire d'ici 2020. Par la suite, ces engagements nationaux devront être mis à jour tous les cinq ans.

26. févr., 2019

Dans la matinale de ce matin, on va parler de politique, plus précisément de Donald Trump et de son mur qui a fait tant parler de lui. Mais quel est donc ce mur dont parle tant Donald Trump? Les réponses tout de suite dans cette rubrique.

 Commençons par le début de cette histoire ! c’est une promesse de campagne n’est-ce pas ?

 Oui, en 2015, lors de sa campagne, Donald Trump avance une promesse. Si je suis élu, assure-t-il, « je construirais un grand mur. Et personne ne construit des murs mieux que moi, croyez-moi. Et je vais le construire à très bon marché ». « Je vais construire un grand mur sur notre frontière sud et le Mexique devra payer pour ce mur », insiste-t-il.

 Et donc, maintenant qu’il est élu, il ne veut pas lâcher l’affaire !

 Oui, et les mexicains ne vont évidemment pas payer pour ce mur. Après de long bras de fer avec le congrès, l’assemblée parlementaire américaine correspondant à l’Assemblée nationale chez nous, Donald Trump a été obligé de mettre fin au shutdown du gouvernement, après avoir promis qu'il le prolongerait tant que le budget fédéral ne financerait pas sa promesse de mur à la frontière mexicaine, mais rien ne dit qu'il finisse par l'obtenir dans trois semaines, lorsqu'il faudra voter une nouvelle fois pour adopter la loi de finances.

 C’est quoi le shutdown ?

 Chaque début d’année doit être votée la loi de finance concernant l’administration fédérale. Si elle n’est pas votée, les fonctionnaires fédéraux ne sont plus payés, c’est le shutdown.

 Et qu’est-ce que cela signifie exactement ?

 Les trois semaines après le vote de ce 27 janvier doivent donner lieu à un débat sur le financement de la sécurisation de la frontière sud des Etats-Unis. Donald Trump exige toujours 5,7 milliards de dollars pour commencer les travaux de son mur, mais les démocrates ont d'autres idées. Moins chères et peut-être plus dissuasives : surveillance électronique, réparations poussées sur certaines parties de l'actuelle clôture de sécurité et embauche de davantage de gardes-frontières et de magistrats pour examiner les demandes d'asile des réfugiés.

 Il semblerait que la situation soit bloquée alors !

 Oui car il ne veut pas lâcher. Il a laissé entendre qu'en cas de nouveau refus démocrate il pourrait puiser cette fois directement dans les fonds du Pentagone en déclarant un état d'urgence. "J'espère que ce ne sera pas nécessaire", a-t-il dit. Outre que cette mesure serait juridiquement contestée devant les tribunaux, elle heurterait de plein fouet la tentative de compromis que les élus démocrates et républicains essayent de trouver.

 En plus c’est bientôt les primaires non !

 Oui, il a entamé la deuxième partie de son mandat et donc, les analystes pensent que cette histoire de mur sera vite classée.