30. juin, 2017

Les bus rapides de Dar-es-Salaam

On va partir en Tanzanie aujourd’hui avec le billet du jour pour voir les bus rapides de Dar-es-Salaam. Eh oui, la capitale tanzanienne a trouvé un moyen d’échapper aux embouteillages.

On a bien besoin d’y échapper nous aussi, donc quel est cette recette magique ?

Ce sont des bus rapides, appelés DART (Dar Rapid Transit ), le projet a été concocté en 2002 et il est effectif depuis plus d’un an. Après un accord entre plusieurs entités, c’est un bel exemple de partenariat public privé.

Et comment ça marche exactement ?

C’est un peu comme les métros, on achète son ticket électronique et on monte dans le bus. Le bus dessert un circuit particulier, des routes ou couloir spécialement réservés aux bus, pas de risque d’embouteillages ni de retard, et les bus respectent les arrêts.

Mais la mise en place n’a pas dû être facile ?

Oui, si on considère que le projet a germé et 2002, il a fallu conclure des accords et trouver 290 millions de dollars pour achever la première phase. Et en ce moment, les bus, environ 140, roulent sur 21 km. Et une agence gouvernementale dédiée gère le tout.

Je me disais aussi que ça devait coûter beaucoup d’argent…

Oui, mais l’économie de temps génère autant de bénéfice, plus ou moins indirectement.

Et donc, le modèle est-il applicable chez nous ?

Sachant que la Tanzanie a eu besoin de construire de nouvelles routes pour ces bus et qu’ils ont du emprunter à la banque mondiale puis travailler pendant un peu moins de quinze ans pour voir les premiers résultats, la question est de savoir si les dirigeants et les dirigés à Madagascar ont à cœur de passer par toutes ces étapes, sachant que tous souffrent des embouteillages,……mais si les tanzaniens y sont arrivés, ça veut dire que c’est possible. Et comme on a déjà l’idée de mettre en place des bus intelligents, attendons de voir ce que ça va donner.