25. juil., 2017

Le parc aux oiseaux de Tsarasoatra

La nature sera à l’honneur dans le billet de ce jour, et plus précisément, les oiseaux. En effet, au beau milieu de la ville d’Antananarivo, dans le quartier d’Alarobia, il existe un parc pour les oiseaux, le parc de Tsarasaotra classé RAMSAR pour la convention des zones humides.

C’est quoi ce parc exactement ?

C’est un parc privé familial, le lac d’alarobia fait partie du domaine. Le Parc en entier est protégé par un enclos traditionnel. Il couvre une superficie totale de 27ha, dont 5 ha de zone humide protégée par la convention de RAMSAR. 4,54 ha sont constitués d'un lac d'eau douce et 0,35 ha d'un îlot localisé en son milieu

C’est quoi, RAMSAR ?

La Convention de Ramsar, officiellement Convention relative aux zones humides d'importance internationale particulièrement comme habitats des oiseaux d'eau, aussi couramment appelée convention sur les zones humides, est un traité international adopté le 2 février 1971 pour la conservation et l'utilisation durable des zones humides, qui vise à enrayer leur dégradation ou disparition

Et donc, qu’est-ce qu’on trouve là-bas ?

On y dénombre actuellement 14 espèces et sous-espèces d'oiseaux d'eau. En tout, 64 espèces d'oiseaux ont été recensées sur le site. C’est ce qui le rend si particulier, d’où son deuxième nom « l’île aux oiseaux d’alarobia ».

Ça fait longtemps qu’il est là ce parc ?

C'est là que résidait Rainiliarivony, Premier ministre de la Reine Ranavalona à la fin du XIXe siècle, puis le petit-fils de celui-ci a hérité du parc et c’est lui qui l’a revendu à une autre famille qui l’a transformé en parc.

C’est un parc privé, mais il est ouvert aux visiteurs ?

Oui, il accueille des visiteurs, des chercheurs, des universitaires, etc. et pour les écoles malgaches, la visite est gratuite pour sensibiliser les jeunes à préserver la nature.

Donc, ces 64 espèces d’oiseaux sont là tout le temps ?

Non, il y a des oiseaux migrateurs parmi eux. Ce site est une zone humide avec  son lac, alors les oiseaux y vont surtout pour se reproduire surtout, même s’il y a quelques espèces résidentes. C’est un peu comme les baleines de Sainte-Marie. C’est pour ça que le site est très important et qu’il est sous la protection de WWF, du Birdlife international et de Peregrinefund