1. sept., 2017

Le Hira gasy, un spectacle populaire à Madagascar

Le sujet de notre billet d’aujourd’hui sera folklorique et coloré car on va parler du « hira gasy », un pilier de la culture malgache.

Qu’est-ce que le hira gasy ?

Il nous serait difficile de donner la définition juste, mais on va faire de notre mieux ! Le hira gasy est un spectacle populaire de Madagascar assimilable au théâtre populaire ou à l'opérette. On le voit pendant les fêtes, les famadihana, les kermesse…

Pourquoi on le compare à l’opérette ?

Parce que dans le hira gasy, on raconte une histoire, une histoire qui parle du quotidien de la majorité de malgaches et tout cela en chansons. La vie quotidienne de peuple malgache, ceux qui vinent à la campagne. Et bien entendu, à la fin, il y a une morale.

Et deuxième question : c’est comment le hira gasy ?

Selon les spécialistes, il y a quatre parties : le sava-ranonando, sorte de préface d’avant spectacle pour chauffer le public, puis le sasin-teny, petit tirade de présentation pour bien haranguer la foule, le reni-hira , littéralement « chanson mère », qui est en général le corps du spectacle et en dernier lieu vient le zana-kira « petits chansons », qui sert à animer la foule.

Ah, mais c’est tout un programme dis-donc !

Oui, et si tu as bien remarqué les affiches, les groupes de hira gasy se présentent toujours à deux, tu sais pourquoi ?

Non mais tu vas sûrement m’expliquer ?

Parce que c’est une rencontre ou plutôt une compétition, les deux groupes qui partagent la scène se mesurent pour voir qui est le meilleur, qui a du succès auprès du public et comme dans tout concours, il y a un gagnant un perdant.

Mais comment on sait qui a gagné ou qui a perdu ?

Ce sont les appréciations du public qui déterminent le gagnant. Donc quelque part, le public participe aussi au jeu.

Dommage que ce ne soit plus aussi en vogue qu’avant…

Il y a des producteurs et des associations qui veulent promouvoir et  remettre le Hira gasy  au gout du jour avec un rendez-vous annuel du « hira gasy makotrokotroka » qui s’étend de juillet à octobre. Des performances sont réalisées tous les dimanches pendant cette période  mais pour que ça marche, le public doit suivre. Sans eux, tout effort reste vain.