26. sept., 2017

Les Vezo, une tribu de Madagascar

Les Vezos seront à l’honneur dans le billet d’aujourd’hui ! on va parler de cette tribu et de tout ce qu’il y a autour des Vezo.

Et bien, pour commencer, expliquons à nos auditeurs qui sont les Vezos.

Comme nous l’avons déjà dit dans le billet consacré aux 18 ethnies de Madagascar, les vezos sont une ethnie de pêcheurs nomades installés sur la côte Sud-Ouest de la Grand Île.

Donc depuis toujours, ce sont des pêcheurs ?

Oui, mais lavie de pêcheur, sous le vernis d’un paysage idyllique, n’est pas de tout repos. Les  Vezos voient leur activité devenir de plus en plus difficile : changement climatique, pratiques de  pêche néfastes, surexploitation de la mer… Autant de constats qui amènent les villageois à diversifier leurs activités pour survivre.

N’ont-ils donc  pas l’habitude de ces conditions un peu difficiles ?

Plus ou moins, mais chez eux, on ressent les effets des changements climatiques quotidiennement. La mer se rapproche et avale des kilomètres de plages chaque année, et il est désormais impossible de compter avec la pluie dans les petites plantations que la population pratique.

Parce qu’ils manquent d’eau aussi ?

Oui, il manque d’eau et de bois. Il n’y a plus autant de bois qu’avant pour fabriquer les pirogues. Quant à l’eau potable, comme la pluie se fait rare, elle est difficile à trouver. Il y a bien des centrales de désalinisation mais elles n’arrivent pas à approvisionner tout le monde

Je comprends, et donc, que font-ils pour faire face à tout ça ?

Des ONG les aident à trouver d’autres sources de revenus, comme l’algoculture ou la culture des algues.

Mais ces gens-là sont intimement liés à la mer donc ça ne doit pas être facile de leur apprendre autre chose.

Exactement, figure-toi que dès leur enfance, on leur apprend à fabriquer des pirogues, à voguer dans la mer. C’est ça leur vie et ils ne sont pas prêt de changer. Même si c’est dur ! La mer, c’est leur domaine. Bien que quelques-uns aient déménagé pour se rapprocher des points d’eaux, beaucoup sont en bord de rivages..

Et bien, espérons qu’ils puissent trouver le moyen de concilier la mer et leur quotidien !