27. sept., 2017

Les nouveaux billets sont-ils bien accueillis par la population ?

Cela fera bientôt trois mois que les nouveaux billets sont sorties et d’autres sont encore attendues avant la fin de l’année. C’est pour cela que nous allons parler aujourd’hui de l’après émission de ces billets.

Et bien, allons-y, dis-nous tout !

Pour commencer, le constat est que l’adaptation est difficile notamment avec le nouveau billet de 20.000 ariary. Car comme on le dit, l’habitude est une seconde nature. Le changement chez nous, est toujours accueilli de façon assez mitigé, le contexte sociopolitique n’arrange pas les choses non plus.

Comment ça se présente exactement ?

Tu l’as sans doute déjà remarqué, dans les bus ou chez les petits commerçants, le petit écriteau qui te dit « tsy mandray 20.000ar mitambatra » pour dire qu’ils ne prennent pas les billets de 20.000 ar ou ceux qui tentent d’être moins direct en disant « ataovy majinika ny volanao mba tsy hisian’ny olana @receveur » pour dire « préparer la monnaie si vous ne voulez pas avoir de problème avec le réceveur »

Oui, je l’ai déjà vu ça ! Les petits commerçants se plaignent toujours de cette grosse coupure !

Ils ne sont pas les seuls, les consommateurs aussi se plaignent car ces billets de 20.000 semblent se dépenser plus vite ou les poussent à dépenser plus vite. Du coup, ils ne se retrouvent plus dans le calcul de leur budget. C’est ça la réalité de la baisse du pouvoir d’achat et de l’inflation évoqué par les économistes à la sortie de ces coupures.

Pourtant, on a dit que les grosses coupures ne devaient pas être données au grand public !

Ça c’est ce qu’on a dit, mais la réalité est qu’elle est partout ! Donc il a du y avoir un truc que les responsables n’avaient pas prévu quelques part !

C’est peut-être un problème de communication !

Peut-être, le fait est que les nouveaux billets ne reçoivent pas l’adhésion du public, cela ne fait que quelques mois et la plupart des utilisateurs ne sont pas encore en mesure de reconnaitre les nouveaux billets au premier coup d’œil,…

Eh oui, c’est sûrement pour ça qu’il y a des faux !

Justement, les gens ne savent pas à quoi s’attendre et cela facilite la falsification. D’ailleurs, plusieurs arrestations de faux monnailleurs ont déjà été constatées dans plusieurs endroits de Madagascar.

La prudence est donc de mise, est qu’en est-il de l’autre crainte des économistes, le blanchiment d’argent ?

Elle est toujours de mise selon eux mais il est trop tôt pour l’infirmer ou le confirmer.