3. nov., 2017

Droits d’auteur à Madagascar

Dans le billet de ce jour, nous allons parler de droit, plus précisément du droit d’auteur à Madagascar ! A l’heure où internet nous apporte tout en quelques clics, il est temps de se poser la question concernant les droits d’auteur.

Quel est le lien entre internet et les droits d’auteurs ?

Les différentes œuvres culturelles sont exploitées de manière sauvage sur la toile. Il suffit qu’une personne les mette en ligne et ils deviennent accessibles à tous, sans que les auteurs en tire le moindre bénéfice.

Et donc, pour commencer, quelles sont les règles en vigueur en ce  moment ?

Selon la loi malgache en matière de protection des droits d'auteur, les propriétaires de cybercafés doivent verser à l’Omda la somme de MGA 2.000 (environ 1 dollar) par mois et par ordinateur connecté. "La mesure concerne les œuvres littéraires et artistiques, y compris les logiciels en tant qu’œuvres protégées. Nous avons lancé la campagne en 2008-2009", explique un responsable de l’Office malgache du droit d’auteur (Omda), la branche locale de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) chargée de la protection des œuvres littéraires et artistiques.

Est-ce que cette règle est appliquée ?

Sachant que les patrons de cyber café n’ont aucun moyen de vérifier ou de contrôler l’utilisation des ordinateurs à la disposition de leur clients, ils ont refusé de payer la somme et ont exigé une révision. Un accord semble avoir été trouvé mais personne ne possède les données sur son effectivité !

Et qu’en disent les artistes ?

Les artistes n’ont pas vraiment les moyens de lutter contre ce phénomène qui, pour eux, s’apparentent à un vrai cauchemar. Entre les piratages de leurs albums sortis en CD ou DVD et les copies illégales à coup de partage sur internet, ils ne peuvent plus compter que sur les spectacles pour se rémunérer ! Certains d’entre eux ont même choisi de ne plus produire d’album.

A mon avis, le fond du problème est l’absence de la culture du respect des droits d’auteur ! c’est sur ce terrain qu’il faut agir.