5. déc., 2017

Le bioterrorisme, une nouvelle arme dangereuse

Avec la psychose qui s’est développé autour de la peste, chacun y va de son petit grain de sel, entre insalubrité, manque de compétence et autres, certains vont jusqu’à parler de bioterrorisme. Un terme qui n’est pas encore habituel, on vous dit ce que c’est aujourd’hui !

Allons-y, qu’est-ce que le bioterrorisme ?

C’est une menace d’attentats perpétrés à l'aide d'agents biologiques. La diffusion délibérée de germes déclenchant des maladies mortelles est meilleur marché et plus facile à obtenir que l'arme nucléaire, si bien qu'on qualifie souvent les armes biologiques de « bombe atomique du pauvre ».

Une telle attaque est-elle difficile à mettre en œuvre ?

En 1995, la secte Aoum lâchait dans le métro de Tokyo du sarin, un gaz neurotoxique. Bilan : 12 morts et des milliers de blessés. Ainsi sur le plan pratique, un attentat de ce type paraît techniquement possible. Concernant l'utilisation d'armes biologiques, les experts s'accordent à considérer cette éventualité comme plus difficile à mettre en oeuvre. Elle nécessite une connaissance scientifique et une technologie plus importante.

Mais, on sait quel genre d’arme biologique serait susceptible d’être utilisé ?

Les deux germes les plus susceptibles d'être utilisé lors d'un attentat bioterroriste sont l'anthrax et la variole. L'anthrax est une bactérie mortelle qui ne possède aucun vaccin. Elle a déjà été utilisée durant la seconde guerre mondiale, ou pour des actes terroristes. La variole est un virus qui a fait de nombreux ravages dans l'histoire. Elle résiste très bien au milieu extérieur, et est donc une menace considérable.

Et il n’y a aucun moyen de se protéger de ces germes?

Tout le problème est de savoir s'il existe des réserves suffisantes de médicaments, en cas d'urgence et si ceux-ci pourraient être acheminés rapidement sur les lieux d'un éventuel attentat. C'est probablement le cas pour les antibiotiques, mais pas pour le vaccin antivariolique, les immunoglobulines ou les antisérums antitoxines. La meilleure façon de se protéger, c’est de se préparer, la prévention se fait par la formation des autorités et des professionnels de santé ; la mise en place de plans d'urgence adéquats et de moyens suffisants, tant de gestion de l'urgence que de décontamination ; la constitution de stocks suffisant d'antidotes et de vaccins ainsi que la mise au point de méthodes de détection efficaces.

Donc vu notre inefficacité par rapport à l’épidémie de peste, c’est sûr qu’une attaque bio terroriste nous achèverait tous. En espérant que cela n’arrive jamais, on referme notre billet du jour.