17. janv., 2018

Les enseignants à Madagascar

On parle souvent de l’éducation dans notre billet de la matinale, et nous allons encore le faire puisque le sujet de ce matin, c’est la situation des enseignants à Madagascar. Si aupavant, les élèves rêvaient de devenir enseignants, ce métier semble aujourd’hui beaucoup moins valorisé, du fait des grèves nombreuses et des difficultés liées à la profession. Il est peut-être temps de connaitre la situation de nos profs.

Oui, commençons par préciser de quelle catégorie d’enseignant parlons-nous ici ?

Nous parlons des enseignants de l’éducation nationale. Ceux qui travaillent dans les écoles publiques, les collèges publics et les lycées publics. Avec le PSE, Plan Sectorielle de l’Education, l’Etat a promis de réserver une partie importante du budget au corps enseignant.

On parlera des fonctionnaires donc ?

Normalement, ils devraient effectivement tous être fonctionnaire, mais ce n’est pas toujours le cas. Le paradoxe est que l’éducation nationale manque d’enseignants donc certains établissements sont obligés d’avoir recours à ce qu’on appelle les enseignants fram, qui sont payés par les parents d’élève ; mais d’un autre côté, ce même Etat, traine un peu des pieds quand il s’agit de recruter de nouveaux enseignants. La grève des normaliens d’il y a quelques jours illustre très bien cette situation.

Mais pourquoi cela se passe ainsi ?

Il se trouve que la politique de l’éducation dépend largement de la couleur du pouvoir en place, la volonté politique doit venir du sommet de l’Etat. Et puis, selon les observateurs, le système de recrutement souffre d’irrégularité. Ce qui rend les choses plus compliquées.

Et comment les enseignants voient-ils leur métier ?

Dans un de tel contexte, c’est dur ! il y a d’un côté la volonté d’assumer leur rôle pédagogique et d’éducateur auprès de leurs élèves et d’un autre côté, il y a l’ambition de vouloir se battre pour de meilleurs traitements et de meilleures conditions de travail. Ils sont convaincus que leur travail est important donc ils attendent que l’Etat reconnaisse cette valeur.

C’est tout à fait légitime après tout.

Oui, et ça peut commencer par chacun d’entre nous, chacun doit valoriser les enseignants et reconnaitre la valeur de l’éducation dans notre pays. Et c’est sur cette superbe suggestion sue nous refermons le billet du jour de notre matinale.