29. janv., 2018

L’origine du peuple malgache

Aujourd’hui, nous allons parler d’histoire. Jusqu’à maintenant, l’origine du peuple malgache renferme une part de mystère, on en parle tout de suite car c’est notre sujet du jour.

Mais les malgaches ne viennent-ils pas de la Malaisie et de l’Afrique ? C’est ce qu’on nous a appris à l’école.

Oui, mais concrètement, il n’y a pas eu de réelles preuves de cela, et c’est pour ça que le débat continu. Sauf qu’aujourd’hui, nous allons apporter quelques objets qui vont démontrer qu’il y a bien des relations avec ce pays et ce continent que l’on a évoqués.

Et comment des objets de ce genre peuvent prouver cette relation ?

Le scientifique Felix Chami a présenté, lors du symposium international d’histoire, de civilisation et de culture, les résultats de ses fouilles. Ces objets montrent que des relations ont eu lieu entre l’Afrique de l’Est et l’Asie du Sud-Est ainsi que Madagascar.

Et comment cela est-ce possible ?

Il se trouve que lors des fouilles, les archéologues ont trouvé des perles et des documents ou encore des os en provenance d’Inde dans des grottes en Zanzibar, en Afrique. Et il y a aussi eu des vases datant du IIIème siècle avant J.C ainsi que des riz retrouvés dans des abris rocheux en Afrique de l’Est et à Madagascar.

Troisième siècle avant Jésus, cela remonte loin non !

Oui, cela signifie que bien avant l’arrivée des français et des anglais, d’autres communautés étrangères sont venus à Madagascar. Parmi les pièces exposées, il y a des outils de pêches communs à ces communautés et que certains pêcheurs traditionnels malgaches continuent à utiliser, de même pour les louches, les chandeliers, …et le fait que le riz est l’aliment de base de la plupart de ces communautés démontrent qu’ils ont bel et bien plusieurs choses en commun.

Donc il y a bien eu des relations entre ces trois régions du monde !

Exactement, mais ces objets ne nous disent pas qui est allé vers quelle région et à quel moment ; ils nous disent juste que ces relations furent effectives, donc, on dirait que le débat n’est pas prêt de s’arrêter.