7. févr., 2018

La protection sociale dans le monde rural

Dans le billet de la matinale d’aujourd’hui, on va parler de protection sociale pour la couche de la population la plus vulnérable, les paysans.

Définis d’abord protection sociale, pour que le concept soit clair pour tous nos auditeurs.

 Il s’agit ici d’un soutien apporté à cette frange de la population pour leur offrir plus de dignité dans leur vie et pour les aider à mener à termes leur projet.

Mais comment cela se présente dans la réalité ?

Cela se fait à travers des projets mis en place en proximité de la population et financés par les bailleurs de fonds. La stratégie étant de donner directement du cash à la population en échange de travaux comme dans les travaux de hautes intensités de main d’œuvre ou HIMO. Il y a aussi les bourses familiales accordés au plus nécessiteux.

Et ça marche ?

D’après les témoignages, les aides sociales de ce genre contribuent réellement à améliorer leur niveau de vie. Les paysans ne sont pas habitués à avoir du cash donc ces revenus leur sont vraiment opportuns.

Oui mais concrètement !

Par exemple, il y a le fond de soutien « tosika fihariana », qui est une allocation qui est destiné à 250.000 personnes dans 45.000 ménages habitants Vakinankaratra, Itasy, Matsiatra-Ambony, Menabe, Amoron’i Mania et SAVA. On leur alloue une somme pour démarrer un projet qui tourne autour de l’élevage à cycle court, l’artisanat, l’agriculture familiale et le commerce. Selon les témoignages des paysans, le fond leur permet de développer une activité génératrice de revenu et plus de revenu signifie, plus de possibilité et de meilleures conditions de vie.

Ça paie bien alors?

Oui, le développement est palpable et la population sent vraiment la valeur de l’aide qu’on lui apporte, ça la motive encore plus.

Ça change des mauvaises nouvelles auxquelles nous sommes habitués.