19. févr., 2018

Les kidnapping, un fléau qui se développe à Madagascar

Pour ces dernières semaines de l’année 2017, l’insécurité ne cesse de faire des siennes. Cette année aura été marqué par les kidnapping, la dernière en date était celui du fils Andriatsitohaina. Ces phénomènes fréquents seront le sujet de notre billet d’aujourd’hui.

Quel est le constat en cette fin d’année ?

Ce qui a le plus frappé, c’est la violence qui accompagne les rapts. Rappelons-nous de l’enlèvement de Firoze Nourbhay, fils d’un industriel pakistanais par 4 individus cagoulés, lourdement armés. Quand la police a voulu les arrêter, ils n’ont pas hésiter à user de force. L’enlèvement de Yannish Ismaïl aussi s’était fait dans la violence puisque le garde du corps de la victime a été gravement blessé.

Mais qu’est-ce qui se passe après les enlèvements ?

Les enquêtes sont entreprises par les forces de l’ordre, parfois on découvre que le réseau mafieux s’étend sur plusieurs parties de l’île. Des malfaiteurs sont arrêtés mais jusqu’à ce jour, une fois traduit en justice, ils écopent de peine loin d’être dissuasives.

Mais comment se font les libérations alors ?

Les proches ont peur pour la personne enlevée, si peur qu’ils évitent d’en parler. Mais la plupart du temps, des rançons sont remises aux kidnappeurs en échange de la libération des otages. Que veux-tu, la vie n’a pas de valeur. C’est pour cela que les malfaiteurs ne s’en prennent qu’aux plus fortunés.

Ce n’est pas bon pour nous ça !

Non, loin de là. Par exemple, la famille Ismail que l’on a évoqué auparavant a décidé d’émigrer à Maurice car elle ne veut plus revivre cette expérience. Ce climat d’insécurité est mauvais pour les affaires, cela n’attire pas les investisseurs dans notre pays. Moins d’investisseurs signifie moins de développement.

Une unité dédiée à ce phénomène vient d’être créé auprès des forces de l’ordre et des coopérations bilatérales sont mis en place pour accroitre la compétence des agents de sécurité donc il est permis d’espérer.

Avec cette lueur d’espoir nous refermons le billet de la matinale.