30. mars, 2018

Les rites funéraires à travers le monde

On a déjà parlé du prix d’un enterrement ici à Madagascar ! Mais aujourd’hui, on va parler des rites funéraires qui prévalent dans les autres pays du monde.

Intéressant, on commence par quel pays ?

Les Inuits dans la région arctique. Quand un décès survient dans une famille, ils doivent purifier le lieu car pour eux l’esprit ne meurt jamais. Le froid permet de conserver le corps jusqu’à la préparation de sa sépulture. Entouré par de la peau de phoque, des objets sont placés autour de lui car ils lui seront utiles dans l’autre monde.

Après le grand froid, on part dans quel pays ?

Chez les peaux rouges, les amérindiens ! Chaque tribu a des rites et des croyances différentes concernant la mort, mais la plupart pensent que l’âme erre toujours sur Terre. Chez les Navajos, la mort est une renaissance, c’est donc un événement heureux contrairement à ce que l’on pourrait penser.

Comme quoi ! On en apprend tous les jours !

Ce n’est pas fini ! Lorsque des personnes meurent au Tibet, une cérémonie un peu spéciale est réalisée. En effet, comme l’environnement est montagneux, il est difficile d’organiser un enterrement traditionnel. Pour des questions pratiques et religieuses, ils exposent les corps à l’extérieur afin que les vautours puissent se nourrir de leur chair. Pour eux, ce dernier repas est une façon de vénérer le cercle de la vie.

Se faire dévorer par les vautours, c’est loin d’être très tentant ! On n’a pas encore évoqué de pays africains, non !

On y vient ! Chez Les Dogons, un peuple du Mali, le rite funéraire se déroule en trois temps : d’abord le corps du défunt est lavé puis enroulé dans un linceul de coton, il est ensuite disposé dans la falaise afin que son âme vagabonde. Pendant 40 jours, on ne touche pas aux objets du défunt, ils sont ensuite partagés entre tous les membres de la famille. Quelques mois plus tard, des funérailles sont organisées afin de lui rendre hommage. Puis un événement général est organisé dans la communauté pour commémorer l’ensemble des morts de l’année.

Ça en fait des rites, allez, un dernier pour clore le billet de la matinale !

On part chez Les Torajas, un groupe ethnique indigène que l’on retrouve dans les régions montagneuses en Indonésie. Tant que la cérémonie funéraire n’a pas eu lieu, la personne est considérée comme « malade ». La particularité de l’inhumation est que celle-ci ne s’exécute pas sur la terre ferme mais sur les parois des falaises. Pour cela, des balcons sont constitués et des poupées à l’effigie du défunt sont disposées autour. Chaque famille se retrouve dans le même tombeau, un peu comme chez nous !

Et clap de fin pour ce billet, on passera demain à une rubrique définitivement plus gaie !