19. avr., 2018

L’insurrection du 29 mars 1947 à Madagascar

Le 29 mars dernier, la grande île a commémoré l’insurrection qui l’a conduit vers son indépendance. Un évènement majeur dans l’histoire de Madagascar, ce sera le sujet de notre matinale d’aujourd’hui.

Le 29 mars, petit rappel pour tout le monde s’il te plaît !

Le 29 mars 1947 éclate, à Madagascar, une insurrection. La Grande île est encore colonie française à cette époque. La répression va provoquer des milliers de victimes. Rangée dans la catégorie des « crimes coloniaux », la révolte de centaine de milliers de Malgaches, en mars 1947, s’est soldée par un massacre dont l’ampleur est encore méconnue. C’est cet évènement qui est commémoré tous les ans à la date du 29 mars.

 Et comment ça se passe en général ?

C’est à Moramanga et à Antananarivo que se déroulent l’essentiel des manifestations. Cela s’explique par le fait que ce sont ces deux villes qui ont été les théâtres les plus importants des évènements de 1947. Les anciens combattants de cette lutte sont honorés lors de ces évènements, des manifestations s’effectuent pour rappeler à la jeune génération la lutte pour leur indépendance.

Et cette année, comment ça s’est passé ?

La célébration du 71ème anniversaire de la commémoration de la lutte de libération du 29 mars 1947 s’est tenue à Ambohitsaina et à Moramanga, ville emblématique de l’union patriotique. Officiellement sous le thème « Tolom-panafahana 1947 : Firaisankina ho Fisandratan’iMadagasikara », ou « Lutte de libération du 29 mars 1947 : l’ambition collective et l’union pour l’émergence et la renaissance de Madagascar ». Mais c’est aussi une occasion pour les forces politiques en présence d’exprimer leur ressenti par rapport à ces évènements tout en tentant d’en trouver les échos par rapport à ce qui se passe actuellement.

Chacun le commémore à sa façon en fait !

Oui, ça dépend de l’entité ou des personnalités surtout. Mais l’essentiel c’est que personne n’oublie. Car il faut bien connaitre son histoire pour mieux avancer. Renier son histoire ne sert à rien, la reconnaitre permet d’en tirer des leçons pour mieux envisager son avenir. Les commémorations servent à cela. C’est ce que l’on nomme « le devoir de mémoire ».

On ne peut qu’être d’accord avec cette dernière affirmation.