7. mai, 2018

Le handicap comme situation d’exclusion scolaire

Nous sommes en 2018 et malheureusement, la situation de handicap est l'une des principales raisons de l'exclusion scolaire à Madagascar. On en parle ce matin dans le billet de la matinale !

Il n’y a pas une loi contre ça ?

Madagascar a déjà ratifié la Convention internationale relative aux droits des personnes handicapées (Cirdph), fruit des efforts menés par les diverses associations et Ong qui luttent pour la promotion des droits des personnes handicapées depuis plus d’une dizaine d’années. Pourtant, le combat des personnes en situation de handicap (PSH) continue toujours.Et la victoire absolue n’est pas encore pour demain ou après-demain, malgré cette ratification.

Mais qu’est-ce que cette ratification implique ?

L’éradication de toutes les formes de discrimination au niveau social et professionnel qui empêchent les Personnes en Situation d’Handicap (PSH) à prendre en main leur avenir, et à prendre part avec facilité à toutes les activités visant un développement local, et national.

Et où est-ce que ces discriminations se font le plus sentir ?

Seuls les hôpitaux et les aéroports sont dotés d’infrastructures permettant de faciliter la circulation et l’accueil des PSH. Et toujours à ce sujet, ni les arrêts de bus ni les bus ne permettent aux PSH de bénéficier d’une faveur particulière, en tant que personnes vulnérables. Par ailleurs, les places réservées aux personnes vulnérables dans les bus ont cessé d’exister depuis plusieurs années.

Et au niveau du reste de la population ?

Les personnes handicapées sont perpétuellement victimes de discrimination en termes d’emploi. Malgré les différents programmes mis en œuvre par l’Etat malgache, seule une PSH sur 20 est acceptée aux tests d’embauche. Et pire, les personnes handicapées n’ont pas non plus leur place au sein des entreprises privées. Même avec leur certificat ou leurs diplômes de fin d’études, elles sont souvent jugées incompétentes par bon nombre d’entreprises privées malgaches.

Qu’est-ce qui est fait pour que cette situation change ?

Contre vents et marée, les associations et ONG ne ménagent pas leurs efforts pour la promotion des droits des PSH. C’est le cas avec le Projet Lamina «Lalanjotra Miaty Namana», cofinancé par l’Union Européenne et l’Ong Lalana, mis en œuvre dans la Commune Urbaine d’Antananarivo (CUA). Ce projet vise la facilitation de la mobilité des PSH et de leur accès aux transports en commun par le biais des actions de plaidoyer auprès des responsables sur tous les échelons.

Espérons que cela changera, mais il faut dire que cela commence par chacun de nous, nous devons changer nos mentalités.