28. mai, 2018

Le trafic de drogue à Madagascar

Nous allons aborder un sujet difficile aujourd’hui car on va parler de drogue. La Grande Ile serait devenue une plaque tournante du trafic de drogue, Madagascar serait ainsi en passe de devenir le terrain fertile des narcotrafiquants.

En effet, c’est un sujet grave ! Mais comment cela se fait qu’on en est arrivé là ?

Cela s’explique par le fait que chez nous, c’est un circuit insoupçonnable, vu que la Grande Ile ne figure pas sur la liste des pays où il y a risque réel de trafic de drogue. Les paquets passent inaperçus, jusqu’au jour, où ces substances sont mises au grand jour par nos services des douanes.

Donc, Madagascar est un pays de transfert pour ces drogues, mais elles vont où en vrai ?

La plupart du temps, ces drogues dures sont destinées aux Iles voisines, que ce soit l’île Maurice ou La Réunion en passant par les Seychelles. Mais parfois, elles voyagent plus loin pour arriver jusqu’au Canada, après une courte escale dans l’Hexagone.

Est-ce qu’on sait qui est derrière ce trafic ?

Pas vraiment, mais des enquêtes sont en cours, et les passeurs viennent de tous les horizons. On trouve des malgaches, des africains, des maghrébins, des chinois, il y en a de partout, mais on ne sait pas qui sont les vrais commanditaires.

Mais d’où viennent ces drogues ?

On parle le plus souvent du cannabis et de drogues dures à Madagascar. Ces genres de stupéfiants existent bel et bien dans le pays, mais cela ne met pas ce dernier dans le rang des pays réputés producteurs traditionnels comme le Maroc, le Ghana, le Burkina Faso, la République Démocratique du Congo et le Kenya. En général, la production de drogue se caractérise souvent par une forte spécialisation régionale. Ainsi, la cocaïne provient essentiellement d’Amérique du Sud, en particulier de la Colombie, Bolivie et Pérou. De même, les foyers de production de l’opium, nécessaire à la fabrication de l’héroïne, se concentrent dans le « croissant d’or », l’Afghanistan et le « triangle d’or », le Myanmar, Laos et la Thaïlande.

C’est un vrai circuit international alors !

Oui, en gros, les pays du sud produisent de la drogue et les pays du nord en consomment. C’est un business qui n’est pas prêt de s’arrêter. C’est pourquoi, la lutte contre le trafic de drogue doit être très organisée et se faire de manière internationale.

Sur cette recommandation, nous refermons le billet de la matinale.