13. sept., 2018

La lutte contre les dahalos et le vol de zébu

On a tous entendus parler des dahalos, et à chaque coup de filet, il y en a toujours un qui dit, c’est bien d’attraper les dahalos, mais c’est encore mieux si on pouvait s’attaquer aux cols blancs qui les protègent. Eh bien les gendarmes ont décidé de le faire, on en parle dans notre matinale de ce matin.

Peux-tu être plus précis ?

Un service de lutte contre les vols de bœufs a été créé au niveau de la direction de la sécurité et des renseignements de la gendarmerie. Il aura la lourde tâche de s’attaquer au problème de blanchiment de capitaux liés aux vols de zébus et à la surveillance des « gros bonnets » liés à ces affaires.

Et comment comptent-ils y arriver ?

Le service coordonnera les actions de terrain, en commençant par la sensibilisation et l’organisation des villageois et des collectivités territoriales. Sensibiliser les acteurs de la filière bovine sur l’importance de la coopération avec les forces de l’ordre.

Ce n’est pas très nouveau.

La nouveauté c’est l’identification électronique des bovidés. D’après la nouvelle loi de janvier 2017, chaque tête de zébu devrait porter une puce électronique qui permettrait de l’identifier. Malheureusement, faute de moyen, cette mesure n’a pas encore été mise en place en totalité.

Mais ils ont commencé à le faire ?

Oui, ils ont déjà mis en place une base de données censée réunir les fiches individuelles de bovidés (FIB). En effet, ce sont ces documents qui sont falsifiés après le vol des bovidés afin de rendre possible la vente des zébus volés. L’objectif de cette base de données est donc de lutter contre les faussaires.

Espérons que ce service portera ses fruits alors.

Tout à fait, sachant que le vol de zébu est le premier facteur d’insécurité dans les milieux ruraux de Madagascar. C’est d’ailleurs ce constat qui a poussé à la création du service que l’on vient d’évoquer.

On peut garder l’espoir que ça s’arrange alors.