12. déc., 2018

L’insalubrité à Tananarive

Avec la saison de pluie, les habitants de la capitale ressentent les effets des insalubrités qui font souffrir Antananarivo.

Et l’on se demande toujours, comment on a fait pour en arriver là !

Si dans les autres pays il est formellement et complètement inacceptable de jeter ses ordures partout, à Madagascar, c’est monnaie courante. C’est normal et faire le contraire relèverait d’un geste incompris et anormal.

Tu dis donc que c’est un état d’esprit ?                                                         

Le degré d’incivilité est tel que le Malgache, sûrement submergé par ses problèmes quotidiens et  espérant trouver ce qu’il va consommer le lendemain, oublie les notions de savoir- vivre, de savoir-être et de savoir-faire qui lui sont devenues étrangères. Il est en effet vain d’essayer d’expliquer à un Malgache lambda que la commune et l’Etat ont mis à sa disposition des endroits spécifiques pour jeter ses ordures.

N’y a-t-il donc aucun moyen de changer cela ?

La Ville des Mille dispose d’un service de maintenance appelé SAMVA ou Service Autonome de Maintenance de la Ville d’Antananarivo. Anciennement sous la tutelle de la Commune Urbaine d’Antananarivo (CUA), le dit service est chargé de la collecte des ordures de la capitale. Actuellement sous l’égide du gouvernement, le service peine à bien faire son travail. Et tout le monde en subit les conséquences.

C’est à croire qu’on est condamné alors !

L’insalubrité constitue une problématique majeure pour le pays. La gouvernance des villes – aménagement, gestion durable des ressources, gestion des ordures, gestion de la population et de la circulation, gestion financière et technique… – n’étant pas encore  automatique chez les Malgaches, surtout pour la classe dirigeante, la situation actuelle s’explique. Pour espérer un changement, il serait temps de commencer par changer de manière de voir les choses. Adopter les bonnes pratiques en termes de savoir-vivre et de savoir-être en constitue le premier pas.

C’est un très bon conseil ! Espérons qu’il tombera dans des oreilles attentives.

Et sur cette note d’espoir partagé, nous refermons le billet de la matinale.