26. févr., 2019

Le mur de Donald Trump et le shutdown

Dans la matinale de ce matin, on va parler de politique, plus précisément de Donald Trump et de son mur qui a fait tant parler de lui. Mais quel est donc ce mur dont parle tant Donald Trump? Les réponses tout de suite dans cette rubrique.

 Commençons par le début de cette histoire ! c’est une promesse de campagne n’est-ce pas ?

 Oui, en 2015, lors de sa campagne, Donald Trump avance une promesse. Si je suis élu, assure-t-il, « je construirais un grand mur. Et personne ne construit des murs mieux que moi, croyez-moi. Et je vais le construire à très bon marché ». « Je vais construire un grand mur sur notre frontière sud et le Mexique devra payer pour ce mur », insiste-t-il.

 Et donc, maintenant qu’il est élu, il ne veut pas lâcher l’affaire !

 Oui, et les mexicains ne vont évidemment pas payer pour ce mur. Après de long bras de fer avec le congrès, l’assemblée parlementaire américaine correspondant à l’Assemblée nationale chez nous, Donald Trump a été obligé de mettre fin au shutdown du gouvernement, après avoir promis qu'il le prolongerait tant que le budget fédéral ne financerait pas sa promesse de mur à la frontière mexicaine, mais rien ne dit qu'il finisse par l'obtenir dans trois semaines, lorsqu'il faudra voter une nouvelle fois pour adopter la loi de finances.

 C’est quoi le shutdown ?

 Chaque début d’année doit être votée la loi de finance concernant l’administration fédérale. Si elle n’est pas votée, les fonctionnaires fédéraux ne sont plus payés, c’est le shutdown.

 Et qu’est-ce que cela signifie exactement ?

 Les trois semaines après le vote de ce 27 janvier doivent donner lieu à un débat sur le financement de la sécurisation de la frontière sud des Etats-Unis. Donald Trump exige toujours 5,7 milliards de dollars pour commencer les travaux de son mur, mais les démocrates ont d'autres idées. Moins chères et peut-être plus dissuasives : surveillance électronique, réparations poussées sur certaines parties de l'actuelle clôture de sécurité et embauche de davantage de gardes-frontières et de magistrats pour examiner les demandes d'asile des réfugiés.

 Il semblerait que la situation soit bloquée alors !

 Oui car il ne veut pas lâcher. Il a laissé entendre qu'en cas de nouveau refus démocrate il pourrait puiser cette fois directement dans les fonds du Pentagone en déclarant un état d'urgence. "J'espère que ce ne sera pas nécessaire", a-t-il dit. Outre que cette mesure serait juridiquement contestée devant les tribunaux, elle heurterait de plein fouet la tentative de compromis que les élus démocrates et républicains essayent de trouver.

 En plus c’est bientôt les primaires non !

 Oui, il a entamé la deuxième partie de son mandat et donc, les analystes pensent que cette histoire de mur sera vite classée.