20. mai, 2019

L’endométriose

Nous arrivons au moment du billet de la matinale et ce matin, nous allons évoquer l'endométriose, la maladie taboue dont il faut parler. Un sujet qui concerne les femmes mais que tout le monde se doit de connaitre !

Allons-y !

Les 3 au 9 mars derniers, c'était la semaine européenne de lutte contre l'endométriose. A cette occasion, cette « maladie taboue » peu connue est revenue dans l’actualité et l'importance de son diagnostic et de sa prise en charge ont été mis sur le devant de la scène.

Rappelons à nos auditeurs ce que c’est !

L'endométriose est une maladie chronique qui touche la femme jeune en âge de procréer. Lors des règles, le tissu de l'endomètre (la muqueuse tapissant l'intérieur de l'utérus) créé pour accueillir un bébé est détruit et provoque un saignement. Dans le cas de l'endométriose, les tissus endométriaux migrent hors de l'utérus au lieu de s'éliminer naturellement, et s'accumulent autour des ovaires, de l'utérus, de la vessie ou des organes digestifs. Ils provoquent alors des lésions et des adhérences entre les organes qui créent des douleurs pendant les règles, lors des rapports, à la défécation ou même sans raison en plein milieu du cycle (douleurs pelviennes chroniques). A terme, la maladie peut conduire à une infertilité.

C’est grave alors !

De plus, cette maladie chronique ne se guérit pas, mais il existe des solutions pour enrayer sa progression et diminuer voire faire disparaître les douleurs. Malheureusement, cette affection peu connue est souvent diagnostiquée très tard, en moyenne 9 ans après l'apparition des premiers symptômes, ce qui complique sa prise en charge. Par ailleurs, on estime qu'une femme sur 7 en âge de procréer est atteinte d'endométriose, parfois sans même le savoir.

A t’écouter, on dirait que c’est sans espoir !

Non, car si elle est décelée relativement tôt, cette maladie se soigne et peut permettre à la patiente de vivre une vie presque normale avec son endométriose, grâce à un suivi et une prise en charge spécialisée. Rappelons que le principal symptôme est la douleur pendant les règles, et au niveau de l’abdomen en général en milieu de cycle ou même pendant les rapports sexuels. Il faut donc consulter un gynécologue dans ce cas et ne pas ignorer la douleur pour être suivie par des spécialistes.

Entendu, espérons que cette rubrique aura aidé les auditeurs à mieux connaître cette maladie et à adopter la bonne réaction face à elle.