24. mai, 2019

L’ACT-P ou l’argent contre Travail productif

On parle toujours de la pauvreté à Madagascar, mais ce matin dans le billet de la matinale, on va parler des retombés concrètes des projets de développement mis en place pour endiguer ce phénomène.

On va parler de bonnes nouvelles alors, c’est super !

Mettons-nous en contexte, environ 180 000 ménages dans l’extrême pauvreté, soit 5% des 52,7% de la population malagasy dans cette catégorie, ont bénéficié des activités de protection sociale mises en œuvre depuis 2016.  Les bénéficiaires ont pu améliorer leur niveau de vie grâce au projet « Filets sociaux de sécurité » (FSS). Ce dernier comprend 3 programmes à savoir le « Transfert monétaire pour le développement humain » (TMDH) incluant le « Vatsin’Ankohonana », le « Fiavota »  et « Ndaohianatra » (LUL), l’argent contre travail productif (ACT-P) ou encore les réponses aux crises. Parmi les 5 régions de mise en œuvre de ce programme, les résultats sont palpables pour VatovavyFitovinany.

Peut-on connaître ces résultats palpables ?

Des centaines de familles de Manakara et Vohipeno s’en sortent, après 3 ans de formations, de nouvelles techniques, de mesures d’accompagnement et surtout de pratique. A titre d’exemple, une mère de 6 enfants, bénéficiaires du programme « Argent contre travail productif » ou ACT-P pour Manakara. Elle s’est lancée dans la pisciculture depuis maintenant 5 ans, outre la culture de pistache, de pois de bambara et de manioc. Ce qui lui rapporte assez pour assurer de la scolarité de ses 2 enfants dans le collège ainsi que pour leur survie au quotidien. Avec les recettes tirées lors de la vente des poissons, elle a pu acheter des volailles, un cochon et 2 bœufs. L’élevage se développe peu à peu, comme l’agriculture.

Belle histoire de résilience ! Tu en as d’autre ?

Oui, un père de famille habitant dans le village de MarofarihyManakara, fait également partie des bénéficiaires des nouvelles techniques inculquées grâce à l’ACT-P. Auparavant dans une situation de pauvreté extrême, il a pu développer une pépinière. Il s’agit d’une activité très rentable puisqu’en 2018, il a écoulé 700 plants de girofle et de café à 500 ariary la pièce. Sa vie de famille s’est nettement améliorée depuis puisque ses enfants sont scolarisés et sa famille mange à sa faim. Cette activité génératrice de revenus se développe, surtout avec la forte demande des clients.

Mais en quoi consiste l’ACT-P ?

L’ACT-P ou l’argent contre travail productif, consiste à offrir 4000 ariary par jour par ouvrier pendant 40 jours de travaux, payé en 3 tranches. A cela s’ajoutent l’apprentissage des nouvelles techniques agricoles et piscicoles ou encore les rendements récoltés dans les sites de démonstration, pour une meilleure résilience.

La technique marche alors ! Sur cette bonne nouvelle, nous refermons ce billet.