Blog

22. mai, 2018

Protection contre les cyber-attaques : des formations de haut niveau au DLC Anosy

Après la conférence pour les lycéens, ce sont maintenant les professionnels et les acteurs des TIC qui ont reçu des formations de haut niveau sur des aspects des nouvelles technologies, nécessitant un traitement précis et pointilleux des dossiers. Des ateliers ont été organisés par le MPTDN (Ministère des Postes, des Télécommunications et du Développement Numérique) avec l’ARTEC (Autorité de Régulation des Technologies de Communication), au DLC Anosy les 23 et 24 avril. L’objectif est de mettre les usagers, les justiciables et la population entière, en confiance dans l’utilisation de l’Internet, selon Stéphane Rakotondrainibe, directeur de Cabinet du MPTDN. Cet atelier s’inscrit dans le cadre des actions menées par le Gouvernement pour la lutte contre les cyber-attaques. Plusieurs thématiques étaient au programme, notamment : « Poursuite et établissement de preuves » ; « Protection des enfants en ligne » ; « Cybercriminalité : escroquerie, chantage, menace en ligne ». Des experts de Facebook et de l’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers, autorité de régulation de l’Internet) sont venus spécialement à Madagascar pour animer ces ateliers. Durant les rencontres, des échanges entre les experts et toutes les parties prenantes malgaches étaient au programme, afin d’approfondir les acquis des participants pour un développement efficace du numérique à Madagascar et de rassurer tous les acteurs dans leur intention d’investir davantage dans les TIC.

Midi Madagascar

Le 27/04/18

Antsa R.

17. mai, 2018

Un projet sera lancé pour l’amélioration de la lutte contre la cybercriminalité et contre l’insécurité en milieu rural et urbain à Madagascar. Une convention de partenariat a été signée le 9 mai dernier, entre le MPTDN (Ministère des Postes, des Télécommunications et du Développement  numérique) et le MSP (Ministère de la Sécurité  publique). Dans un premier temps, le MPTDN prévoit de remettre des matériels et équipements au MSP pour améliorer la lutte contre les cyber-attaques. « Le Gouvernement met actuellement en œuvre le projet présidentiel Numérique pour tous, ayant pour but de donner l’accès aux TIC au plus grand nombre, afin de réduire la fracture numérique, dans toutes les régions du pays. Outre la vulgarisation et la distribution d’équipements en TIC, nous priorisons également la régulation et le renforcement de la sécurité des usagers d’Internet et des technologies numériques », ont indiqué les responsables auprès du MPTDN. De son côté, le MSP a indiqué que les infractions dans l’utilisation TIC favorisent l’insécurité à Madagascar. D’après le ministre, les usagers doivent considérer la Loi n° 2014-006 sur la lutte contre la cybercriminalité qui existe et qui reste toujours en vigueur.

 Midi Madagascar

Le 12/05/18

Antsa R.

12. avr., 2018

Des chercheurs ont mis au point un nouveau test de la température interne des batteries lithium-ion. Le test démontre que ces batteries pourraient être chargées en toute sécurité jusqu'à cinq fois plus rapidement que les limites actuellement recommandées par les fabricants.

Le temps de charge des batteries lithium-ion actuelles aurait été volontairement bridé par les fabricants qui ne disposent pas d'outils de mesure pour déterminer avec précision les intensités de recharge maximales. C'est ce qu'affirme une équipe de chercheurs de l'université de Warwick (Royaume-Uni) qui a développé un nouveau test de mesure des températures internes et tensions spécifiques aux électrodes. Appliqué sur des batteries lithium-ion du commerce, le test a révélé que celles-ci pourraient être rechargées cinq fois plus vite sans risque.

Ce nouvel outil fonctionne avec les cellules de type 18650 (au format AA), les plus répandues parmi les nombreuses batteries lithium-ion, équipant nos smartphones, ordinateurs, appareils électroniques mais aussi les véhicules électriques. Il s'agit d'électrodes de référence, miniaturisées et qui sont reliées à un capteur de température à fibre optique.

Une technologie applicable aux batteries commerciales. Placées au cœur de la batterie, les électrodes sont en contact avec tous les éléments clés et peuvent ainsi subir les mêmes contraintes électriques, chimiques et mécaniques. Les relevés de températures et de tensions sont nettement plus précis, ce qui a permis aux scientifiques de déterminer les intensités de charge plus finement. Cette technologie est prête à s'appliquer dès à présent, assurent les chercheurs.

Ces travaux, qui ont été publiés dans la revue Electrochimica Acta, vont nous aider à progresser dans la compréhension de la science des matériaux des batteries lithium-ion. Mais ils pourraient aussi « aider à la conception de systèmes de stockage d’énergie pour des applications de haute performance telles que les courses automobiles et l'équilibrage des réseaux de distribution de l'électricité ».

Midi Madagascar

Le 27/02/18

 

16. févr., 2018

Ce câble à très haut débit, METISS (MElting poT Indianoceanic Subarine System) sera en place à l’horizon 2018 pour relier Madagascar, Maurice, La Réunion et l’Afrique du Sud.

Madagascar a signé l’accord de construction et de gestion du câble METISS. Il s’agit d’un projet d’infrastructure de grande envergure qui marque une grande avancée pour la connectivité numérique en Indianocéanie. Ce projet a été concocté depuis 2016 par six opérateurs en télécommunications, notamment Emtel de Maurice, Zeop et Sfr de La Réunion, Seulement (Réunion/Mayotte), Canal+ de la France, ainsi que TELMA et Blueline de Madagascar. Lors de la cérémonie de signature qui s’est tenue à Maurice, le ministre des Postes, des Télécommunications et du Développement Numérique, Neypatraiky André Rakotomamonjy, a indiqué que ce câble régional est à très haut débit, avec une capacité de 24.000 Gigabits par seconde et mesure 3.500 km de long. Parmi les signataires de l’accord figurent également Patrick Pisal Hamida, administrateur délégué du Groupe Telma, Seety Naidoo, PCA du Central Electricity Board pour CEB Fibernet, BashirCurrimjee, PCA d’EMTEL, Julien Durand, DG de Canal+, Grégory Burlinchon directeur réseaux outremer pour SFR Réunion et Xavier Hermesse, DG de ZEOP.

Evolution. Ainsi, outre les câbles internationaux EASSY et LION, la Grande-Ile sera d’ici peu reliée à ses îles voisines et le continent africain grâce à METISS. L’opérationnalisation de ce nouveau câble nous permettra certainement d’améliorer la qualité de la connexion internet à Madagascar. « L’Etat encourage et soutient activement ce projet, qui modifiera profondément le paysage numérique dans notre pays et permettra la démocratisation de l’accès au très haut débit au bénéfice de la population et des acteurs économiques. A Madagascar, les règles sont claires, la mise en place des infrastructures revient aux opérateurs, par contre, il appartient à l’Etat, à travers le ministère de tutelle des Télécommunications de réguler le marché et de mettre en confiance les opérateurs qui ont investi, et qui vont investir », a indiqué le ministre Neypatraiky Rakotomamonjy. En effet, les décrets régissant les règles du jeu du secteur, ainsi que la base de la sécurisation des investissements des opérateurs, sont déjà sortis en 2014, pour Madagascar.

Midi Madagascar

Le 16/12/17

Antsa R.

19. déc., 2017

Ce dièse accolé à un mot-clé a été créé il y a dix ans par un ingénieur pour identifier les tweets parlant d'un même sujet. Son utilité précise reste encore difficile à expliquer aux grands-parents, mais il est devenu systématique pour contextualiser le sujet dont on parle (#LoiTravail), partager son soutien (#JesuisCharlie), se reconnaître entre complotistes (#pizzagate) ou militants. Il a connu des moments de gloire, participé à des révolutions ou offert de franches tranches de rigolade. Twitter le célèbre aujourd'hui en grande pompe, même si le symbole ne lui appartient pas vraiment. Le hashtag s'est immiscé dans chaque réseau social: Instagram l'a repris pour trier ses images, LinkedIn et Facebook pour leurs publications...Des médias comme Buzzfeed s'en servent même pour trier leurs articles en fonction de leur caractère #lol, #buzz ou #wtf.

http://i.f1g.fr/media/figaro/680x382_crop/2017/08/24/XVM20ae584a-8809-11e7-8433-9e5dd088e998.jpg

Hashtag publicité

Ces dix dernières années, la publicité s'est imposée comme le modèle économique dominant sur Internet. Twitter se livre avec le même acharnement que Facebook ou Snapchat à transformer chaque format de sa plateforme en espace publicitaire et le hashtag n'y a pas échappé. Les annonceurs peuvent y acheter des tendances sponsorisées et sont encouragés à utiliser les mots-dièses pour «renforcer les liens avec les utilisateurs», quitte à créer un certain malaise en insistant parfois au partage sur des thématiques qui ne s'y prêtent pas nécessairement. En France, le site des impôts offrait ainsi en 2014 la possibilité de poster un tweet pré-rempli après avoir fait sa déclaration, avec les hashtags #impots, #déclaration ou encore #revenus. Durant KohLanta, TF1 cherchait pour sa part à systématiquement créer des hashtags au moindre geste de ses candidats, avec des trouvailles comme #LoloAleau, #Repartitionduriz, ou encore #jefflatorpille.

«Pour certaines marques, le hashtag est une obligation un peu artificielle, une sorte de 'tampon' social media, qui rassure», explique Sened Dhab, directeur social media de l'agence Darewin. Outre la légitimité à s'exprimer en ligne, les marques cherchent à hisser leurs hashtags parmi les plus populaires, afin d'être visibles par le plus grand nombre d'utilisateurs. «Cette course au trending topic [sujet tendance] peut être parfois un peu vaine puisque l'apparition dans cette liste ne signifie pas forcément l'adhésion du public. Si je suis parmi les tendances avec mon hashtag, mais que 90% de l'utilisation de ce dernier se fait en dénigrement, c'est un peu tendre le bâton pour se faire battre», poursuit Sened Dhab. Conséquence directe de cette stratégie, le hashtag est en voie de disparition: les utilisateurs lambda y font moins souvent référence et les marques s'en désintéressent. Lors de la célèbre pause publicitaire du Superbowl, l'usage des hashtags est en chute libre d'années en années: 57% en 2014, 50% en 2015, 45% en 2016.

Tyrannie de la performance

Le symbole cache dès lors une certaine forme de tyrannie de la performance pour tout un écosystème numérique: agences de communication, «spindoctors»et «influenceurs» (ceux que l'on estime être des prescripteurs de tendances car ils sont suivis sur les réseaux sociaux) sont souvent évalués au nombre de fois où leur hashtag est utilisé. Du côté des blogueuses mode, le mot-dièse est même devenu un moyen de détailler aux lecteurs la nature des partenariats avec des marques. «J'utilise le hashtag #gifted ou #gift pour signifier à mes lectrices que j'ai reçu le produit en cadeau. Je trouve ça important d'être 100% transparente» explique ainsi Lucie-Rose sur son blog.

Entre les différents mots-clés censés expliquer la nature de la relation avec un annonceur et ceux censés attirer des visiteurs par thématique («#cosmetique, #beauté»), les publications de certaines influenceuses peuvent compter jusqu'à une trentaine de hashtags. Certains, comme le #likeforlike («un j'aime pour un j'aime») ou #picoftheday («image du jour», deviennent les symboles jargonneux et parfois vides de sens d'une obsession de la visibilité. Cette utilisation effreinée du hashtag peut aussi traduire un profond malaise. Dans certaines communautés, chaque aliment ingéré est ainsi photographié et accompagné d'une série de mots-clés liés à des défis minceurs drastiques. Des déclinaisons particulièrement inventives de hashtags cachent ainsi parfois de réels problèmes de désordres alimentaires.

Midi Madagascar

Le 4 septembre 2017