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9. mai, 2018

Arivonimamo : la construction du télescope SKA avance à grands pas

Le SKA sera le radiotélescope le plus puissant et le plus performant jamais construit. Il sera au moins 50 fois plus sensible et plus de 10000 fois plus rapide que les meilleurs radiotélescopes actuellement opérationnels.

«Tous les matériels sont prêts pour la transformation des anciens appareils de la société Stimad  en télescope». Ce sont là les propos du Pr Charles Ratsifaritana lors d’une conférence organisée en hommage au professeur Stephen Hawking au  petit Amphi de l’ENS Ampefiloha hier. A cet effet, le Pr Charles Ratsifaritana d’annoncer que les actions menées actuellement à Arivonimamo entrent dans le cadre de la réalisation du projet SKA ou « Square Kilometer Array. » Un projet ambitieux qui entend mettre en œuvre le plus grand télescope jamais construit dans le monde. Disposant de différents composants éparpillés dans plusieurs pays, SKA sera le deuxième plus grand appareil scientifique dans le monde après le «collisionneur de Genève». A l’instar de l’Afrique du Sud, Madagascar va abriter un des composants de ce système qui sera localisé à Arivonimamo. Le Pr Charles Ratsifaritana d’expliquer qu’en plus d’être connecté aux restes du radiotélescope, « le centre d’Arivonimamo sera utilisé pour mener des recherches astronomiques où les chercheurs malgaches  et étrangers, mais surtout où les jeunes – étudiants et diplômés – auront la chance de côtoyer les éminents scientifiques  œuvrant dans le domaine ». Par ailleurs, il convient de noter que les matériels de l’ancienne société Stimad  ont été prêtés par le groupe Telma au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique pour une durée de vingt ans. Profitant de l’évènement en hommage au Pr Stephen Hawking, le Pr Charles Ratsifaritana explique que « le projet sera bientôt réalisé. Nous n’allons pas mettre six ans comme le Ghana l’a fait pour monter notre télescope » a-t-il lancé avec fierté.

Voyage. Univers, planètes, galaxies, Big Bang théorie, matière noire, atomes et molécules. Tels ont été les mots utilisés lors de la conférence organisée en hommage au Pr Stephen Hawking à l’ENS Ampefiloha hier. Un évènement durant lequel le Pr Charles Ratsifaritana a transporté l’assistance dans un voyage astral de quelques heures. Voyage qui a permis aux esprits curieux venus sur les lieux d’en apprendre un peu plus sur l’univers, sur l’astronomie et la cosmologie. Mais surtout un voyage qui a permis de répondre à la question fatidique « Quel est l’intérêt de la cosmologie sur la vie quotidienne de l’Homme?» Question à laquelle le scientifique qu’est le Pr Charles Ratsifaritana a facilement répondu. « Les avancées technologiques actuelles sont en grande partie les résultats des recherches menées en astronomie » a-t-il fait savoir. Avant de citer l’exemple des « technologies en imagerie médicale (radio,scanner) ou des technologies multimédias (wifi, lecteur DVD ou CD)». Des informations méconnues de beaucoup de personnes étant donné que l’astronomie est considérée comme sciences dans les nuages plutôt que sciences concrètes.

Midi Madagascar

Mardi 27 mars 2018

José Belalahy

17. avr., 2018

Chronique de Vanf : R.I.P., et basta !

« De mourir ça ne me fait rien. Mais, ca me fait peine de quitter la vie». La réplique est dans Marcel Pagnol. Sur les lèvres d’un Panisse à l’article de la mort. Cette boutade me revient quand j’entends régulièrement (ces derniers temps d’automne austral surtout, comme s’il y avait une saison de la mort, un peu comme la saison des amours) dire des mièvreries censées consoler les survivants. 

 Pannise avait fait mander le curé, mais plus pour lui faire des confidences que véritablement se confesser. Les personnages de la joyeuse bande du Café de la Marine, sur le Vieux Port de Marseille, ne sont pas des calotins quoiqu’ils jurâssent volontiers la «Bonne Mère». Ils se laissent aller au gré des vagues, comme le «ferry-boîte» d’Escartefigue, mécréants par tribord, le «bon diou» dans les jurons de babord, mais surtout cul-bénitiers de bar. 

 Ici, de pastis ou de picon-citron-curaçao : la vérité repose au fond de la dive bouteille, plus d’ailleurs qu’elle n’est dans la bouche des enfants. Les épiceries de mon enfance s’affichaient «alimentation générale» avec ce sous-titre qui, très tôt, capta mon attention : «rhum-vin-bière»... En alimentation générale ! De quoi susciter des vocations précoces à certaines libations...

 Donc, présentement, sirotant ma sacro-sainte THB (les brasseries STAR m’ont intronisé ambassadeur pour avoir suffisamment payé de ma personne : mon «foie», comme dans les affreuses planches de nos années scolaires, faisant «foi»), je suis pris d’une envie de digression sur la mort et sa gestion par les vivants.

 Prétendre que le «pauvre» (dans Marcel Pagnol, «pauvre» est l’épithète obligatoire du défunt) est heureux, là où il est parti alors qu’il se retrouve surtout nulle part, me semble une tartufferie de première. Ma pauvre âme sceptique ne peut concevoir un bonheur au conditionnel. Je préfère me contenter définitivement de la bonne vieille réalité bien concrète de la vie. À la droite de celui dont on ne prononce pas le nom, dans un paradis que, jamais, personne n’a vu : bien trop alambiqué. Pour ma part, je ne trouverais aucun réconfort à écouter les mêmes versets récités machinalement quant à la fin des tourments «ici-bas» : déjà que, jusqu’à preuve du contraire, ce sont nous autres, mangeant encore sur l’herbe, qui nous trouvons «ici-haut» par rapport à eux, là-bas, six pieds sous terre. 

 Le jour où je m’en irai, ne laissez personne raconter de telles billevesées sur le truc d’après. J’ai trop vu de cadavres réduits à l’état de poussière dans mes tombes d’Imerina pour croire que cette forme vague, retenue tant bien que mal par les linceuls pieusement renouvelés, puisse ressusciter et se métempsycoser en de nouveaux «taolambalo» (les huit principaux os longs). Nous ne sommes pas chez Spielberg. 

 Il faut donc une infinie patience, une immense tolérance, et pas mal de bêtise également, je trouve, pour écouter ces vaines paroles assenées aussi doctement. Finalement, trois lettres suffisent,  intelligibles aussi bien en latin qu’en anglais, la lingua franca universelle : R.I.P.

8. févr., 2018