14. avr., 2021

Point d’actualité 6 / Organisation des élections des Conseillers des Français à Madagascar.

Monsieur Chaoui, bonjour. Nous poursuivons cette nouvelle rubrique qui donne  un rendez-vous hebdomadaire à la communauté Française de Madagascar pour évoquer l’organisation des élections à Madagascar 

Bonjour, le contexte de la pandémie bouleverse les conditions habituelles d’organisation des élections. Celles-ci sont prévues pour le 30 mai 2021, dans quelques semaines, mais je m’interroge sur la possibilité d’organiser de telles élections en pleine crise sanitaire. Si le gouvernement malgache prend des mesures qui restreignent les déplacements et les regroupements, je crains que les élections ne puissent se tenir, sinon dans des conditions telles que la participation sera très faible.

Vous souhaitiez aborder un problème particulier ?

Oui, celui des bureaux de vote. Les élections devaient se tenir l’an passé avec 14 bureaux de vote. Aujourd’hui, le bureau des élections du Ministère décide de réduire ce nombre à 5 bureaux de vote dans 5 villes : Tananarive, Diégo-Suarez, Majunga, Tamatave et Antsirabe, ceci contre l’avis des élus.

Quelle est votre proposition ?

J’ai proposé de conserver 8 bureaux de vote en ajoutant aux 5 déjà cités Tuléar, Fianarantsoa et Nosy Be, en me basant sur le nombre d’électeurs proche ou supérieur à 300. Je comprends les difficultés mais l’élection doit concerner l’essentiel des électeurs pour conserver sa crédibilité.

Quel est l’argument de l’administration ?

L’administration se réfugie derrière les recommandations du Conseil scientifique de réduire les risques en limitant les bureaux de vote. D’où cette proposition de 5 bureaux de vote. L’administration met en avant la possibilité de voter par internet qui permettrait à tous les électeurs de voter.

Quel est votre avis ?

Une élection doit respecter un cadre démocratique. Celui-ci n’est plus garanti par le dispositif choisi. Il exclut 20% des électeurs du vote à l’urne et ne tient pas compte du fait que Madagascar est peu connecté, l’estimation est de 17% de la population. L’usage d’internet pour remplacer le vote à l’urne est donc une illusion.  Plus grave, ce choix d’internet comme justification au faible nombre de bureaux de vote privilégie une classe sociale privilégiée et marginalise une classe sociale défavorisée. C’est un grave manquement au principe démocratique des élections et c’est inacceptable.

Que pensez-vous faire ?

Je pense d’abord informer les communautés des villes exclus du vote à l’urne,  leur faire part de cette inégalité de traitement et les inviter à se manifester. Je prendrais une initiative dans ce domaine dans le courant du mois. J’envisage de saisir le Conseil d’Etat pour avis face à cette décision du Ministère que je considère comme ne respectant pas le droit électoral.

Monsieur le Conseiller, merci pour ce point d’actualité.

12. avr., 2021

Point d’actualité 5 / Situation des Français non résidents bloqués à Madagascar.

 

 

Monsieur Chaoui, bonjour. Nous poursuivons cette nouvelle rubrique qui donne  un rendez-vous hebdomadaire à la communauté Française de Madagascar pour évoquer la situation des Français non résidents bloqués à Madagascar 

 

Bonjour, c’est en effet une difficulté qui est apparue brutalement après la décision des autorités malgaches de ne plus renouveler le titre de séjour provisoire des Français non résidents bloqués dans la grande île.

Quel problème pos cette décision ?

Précisons que mon propos n’est pas de commenter une décision souveraine des autorités malgaches. Je m’intéresse ici seulement aux conséquences que cela entraine pour ces compatriotes.

Quelles sont-elles ?

La plupart de ces compatriotes ont des billets d’avion de retour de compagnies aériennes qui n’assurent plus de liaisons aériennes comme Air Austral ou Air Mauricius. Or ils n’ont pas les ressources financières pour acheter un nouveau billet sachant qu’aujourd’hui seule Air France propose un vol hebdomadaire vers Paris et que le Billet d’avion coûte plus de 940 euros. D’autre part, certains de nos compatriotes habitent à la Réunion et il y a 2 vols vers la Réunion en avril. Bref, nous avons là une situation très difficiles car je crains que nombre de compatriotes incapables de faire face se retrouvent en situation illégale.

Que proposez-vous ?

C’est aux autorités consulaires et à l’Ambassade de se saisir du problème. Je suis intervenu dans ce sens auprès du Consul général. J’ai parallèlement alerté le sénateur Jean-Yves Leconte qui est immédiatement intervenu par courrier auprès du Secrétaire d’Etat Jean-Baptiste Lemoyne pour lui demander d’intervenir pour proposer une solution. Nous en sommes là aujourd’hui. Je continue à suivre la situation.

Monsieur le Conseiller, merci pour ce point d’actualité.

9. avr., 2021

Point d’actualité 3

La 34ème session de l’Assemblée des Français de l’Etranger.

Monsieur Chaoui, vous êtes Président de Français du Monde Madagascar et Conseiller des Français de Madagascar. Nous poursuivons notre rendez-vous hebdomadaire avec la communauté Française de Madagascar pour évoquer un point d’actualité.   Aujourd’hui vous nous présentez l’Assemblée des Français de l’Etranger.

On dit AFE pour Assemblée des Français de l’Etranger. Celle-ci vient de tenir sa 34ème session la semaine dernière, du 08 au 12 mars. Elle est constituée de 90 Conseillers AFE élus au suffrage universel indirect pour 6 ans dans 15 circonscriptions couvrant le monde entier. L’AFE se réunit 2 fois par an, la première semaine de Mars et la première semaine d’octobre. C’est la représentation nationale des Français de l’étranger. Les 90 Conseillers AFE sont élus parmi les 443 Conseillers des Français à travers le monde

Quel est le rôle de cette assemblée ?

Elle est l’interlocuteur du gouvernement pour défendre les droits et les intérêts des Français établis à l’étranger. Elle est consulté dans le cadre de l’examen de la loi de finance et sur les questions culturelles, éducatives, économiques et sociales, et de sécurité. Chaque année, le Gouvernement présente à l’Assemblée un rapport sur la situation des Français de l’étranger et les politiques conduites. Ce rapport donne lieu à un débat en présence du gouvernement avec un avis de l’AFE.

Quel est son fonctionnement ?

Elle fonctionne en commission au nombre de 6 :

Finance-budget-fiscalité ; Commerce extérieur-développement durable-formation professionnelle ; Enseignement, Affaires culturelles, audio visuel extérieur et Francophonie ; Lois, réglements et Affaires consulaires ; Sécurités et protections des personnes ; affaires sociales et anciens combattants.

De fait, elle est aussi en rapport avec les parlements Sénat et Assemblée Nationale et les Sénateurs et députés des Français de l’étranger. Elle joue donc un rôle important pour défendre nos intérêts.

Etes-vous membre de cette Assemblé ?

Oui je suis membre de cette assemblée depuis 2009, soit deux mandats.

Monsieur le Conseiller, merci pour ce point d’information.

8. avr., 2021

Point d’actualité 2

Le séminaire des oles des 3 et 4 mars 2021.

Monsieur Chaoui, bonjour. Nous poursuivons notre rendez-vous hebdomadaire avec la communauté Française de Madagascar pour évoquer un point d’actualité.  

Bonjour, en effet j’ai pensé qu’il était intéressant que je m’adresse ainsi à mes compatriotes pour leur donner un point d’information sur un sujet d’actualité concernant notre communauté.

Monsieur Chaoui, vous êtes Président de Français du Monde Madagascar et Conseiller des Français de Madagascar. Ce troisième sujet concernera le séminaire des OLES qui s’est tenu à Tananarive les 3 et 4 mars 2021.

OLES signifie Organisme d’Entraide et de Solidarité, anciennement société de bienfaisance. Il y a un réseau important d’OLES à Madagascar puisqu’on compte 10 associations en activité : 2 à Tananarive, 1 dans les autres villes soit Diégo-Suarez, Majunga, Tamatave, Antsirabe, Fianarantsoa, Manakara, Tuléar, Sainte-Marie.

Les OLES relaient l’action sociale du Consulat de France en Province et sont des acteurs de proximité indispensable. Elles sont dirigées et animées par des bénévoles.

Quel était l’objet de ce séminaire ?

Mettre en place une coordination et harmoniser leurs actions, rencontrer leurs partenaires du Consulat et les élus que sont les Conseillers des Français, faire connaissance entre les équipes des OLES. J’ai participé partiellement à ce séminaire et les objectifs me semblent être atteints, félicitations en particulier à Messieurs Philippe Castellan, Sylvain de Comarmond et Harry Langlois, les organisateurs de ce séminaire.

 

Monsieur le Conseiller, merci pour ce point d’information.

 

 

 

7. avr., 2021

Point d’actualité 1Bis

Les perspectives de vaccination contre le Covid 19 pour la communauté française à Madagascar.

Monsieur Chaoui, bonjour. Nous poursuivons cette nouvelle rubrique qui donne  un rendez-vous hebdomadaire à la communauté Française de Madagascar pour évoquer un point d’actualité.  

Bonjour, En effet j’ai pensé qu’il était intéressant que je m’adresse ainsi à mes compatriotes pour leur donner un point d’information sur un sujet d’actualité concernant notre communauté.

Monsieur Chaoui, vous êtes Président de Français du Monde Madagascar et Conseiller des Français de Madagascar. Ce deuxième sujet concernera la décision du Conseil d’Etat de vendredi 12. Pouvez-nous nous expliquez l’objet de cette décision.

Face au développement permanent de la pandémie de Covid 19 à travers le Monde, le gouvernement avait mis en place des restrictions importantes d’accès à la France pour les Français résidant hors de l’Union européenne. Cette décision surprenante s’opposait d’une part au caractère inaliénable de tout citoyen à rentrer dans son propre pays qui est un droit constitutionnel. Elle créée, en outre, deux catégories de Français, ceux résidant dans l’Union Européenne dont le droit au retour n’était pas mis en cause et ceux résidant hors de l’Union Européenne qui se voyaient imposés une liste de motifs impérieux limitatifs de leur droit au retour.

Le Conseil d'Etat a jugé que le droit de chaque citoyen Français à rentrer dans son pays était supérieur à toute autre considération. Le juge des référés en a déduit que l’exigence d’un motif impérieux pour de tels déplacements portait une atteinte disproportionnée au droit fondamental qu’a tout Français d’accéder au territoire national. Il a donc suspendu cette mesure. Il précise, en outre, que l’exigence d’un test PCR de moins de 72 heures ne peut conduire à refuser l’embarquement lorsque la réalisation d’un test préalable s’avère matériellement impossible.

Il est étonnant que le gouvernement se soit engagé dans une telle mesure discriminatoire et contraire au droit; La gestion de cette crise par nos autorités n'est pas du "meilleur cru". L'insuffisance pour ne pas dire l'absence de concertation avec les élus et la société civile n'y est pas pour rien !

 

Monsieur le Conseiller, merci pour ce point d’information.